lundi 30 décembre 2019

Le nombre 3 pris en sandwich entre les nombres 2 et 4


Le nombre 3
pris en sandwich entre les nombres 2 et 4

par Shiv Charan Singh


Le nombre 3 est pris en sandwich entre les nombres 2 et 4. On peut regarder ce phénomène selon divers perspectives : l’effet du 2 et du 4 sur le 3 d’une part, et l’effet du 3 sur le 2 et le 4 d’autre part.

Souvenons-nous que l’activité première du mental positif est d’affirmer, d’élaborer et de renforcer tout ce qui arrive dans son domaine.

Imaginez maintenant le 4, le mental neutre, dans son état de confusion karmique, de doute et de paralysie, et le 2, le mental négatif, dans sa spirale chaotique de trou noir karmique, de dépression et de plainte permanente.

Il y aurait alors très de peu de chance laissée au mental positif, le 3, pour être quoique ce soit d’autre que la victime de son environnement, et d’être occupé à plein temps à renforcer les qualités qu’il trouve alentour. En d’autres termes, le mental positif n’aurait pas d’autre posture que de confirmer son impuissance et son désespoir en la vie. Le stress d’une telle posture se développerait finalement en une sorte d’apathie suicidaire.  Le mental positif en serait suffoqué, faible, et consumé dans ce sandwich.

Vous noterez l’absence du nombre 1 dans le scénario ci-dessus : pas un seul instant, pas une seule pensée, ne serait laissés à l’âme.

Le mental positif peut bien essayer de résister et de défendre une autre posture. Mais dans la plupart des cas, la pression du 4 et du 2 compresse le 3, qui perd ses couches de résistance, ses défenses devenant toujours plus faibles. Ses excuses et ses histoires apparaissent de plus en plus vides de sens, inutiles. Ses décorations cosmétiques s'écaillent et se fanent. Son sens des valeurs diminue. Sa position dans l'espace serait démantelée et il n'aurait plus l'impression d'avoir sa place dans le monde.

Dès lors, cela peut être compris comme une situation de « burn out » et d’effondrement, et il ne resterait plus qu’une victime passive, en colère, déclarant que « ce n'est pas juste » et espérant de la pitié.

Mais il existe une importante alternative, à ne pas manquer : cette pression peut produire beaucoup de chaleur, et la compression vous réduire à un seul point.

Cela catalyserait la séquence 3142. Ainsi, le 1, l'âme, ferait maintenant partie de l'équation.

Pensez maintenant au sutra pour l’Ère du Verseau :
« Quand le temps est sur vous, agissez et la pression disparaîtra. » 
Cela implique qu’il y ait un événement auto-initiateur.

Le 2 représente le temps fini ; le 4, le moment présent. Leurs qualités temporelles karmiques font pression sur le 3. Et lorsque la pression temporelle du 2 et du 4 est sur vous, alors agissez. L'action, c’est le 3. Et par cette action, la pression du « temps 2 » et celle du « temps 4 » est coupée et leurs qualités se transforment. Toute la question est de savoir si ce changement sera une réaction (karmique), ou bien « agir pour ne pas réagir » (Yogi Bhajan). Dans la réaction, la paralysie du 4 devient plus forte, plus rigide, et l'impuissance du 2 vous plonge plus profondément dans le désespoir et la désespérance.

Mais par une action correcte, le 3 peut prendre de l’expansion et donner de la place à l'âme.

L’action juste, c’est le Dharma. Tout ce que vous faites dans votre vie, et qui donne de la place à l'âme, est de l’ordre du Dharma. Une action qui se développe de l'intérieur. Et qui ouvre un espace qui vous permet de respirer à nouveau.

Dans la réaction, vous élargissez la liste de vos ennemis. Dans la réaction, vous alimentez la flamme du désespoir. Dans la réaction, vous exposez votre impuissance. Dans la réaction, vous vous enfermez plus encore dans la prison dont vous essayez de vous échapper. Sans que rien de tout cela ne vous apparaisse clairement.

L’action juste est une expansion qui vous tient occupé-e à affirmer l'âme, et la renforcer. N'oubliez pas que même une action fausse générera toujours, selon la loi de cause à effet, un effet. Donc, agir selon ce que vous savez être juste, que vous vous sentiez motivé-e ou non, servira toujours de catalyseur pour créer un espace dans lequel l'âme pourra habiter et se développer. Cela s'appelle « créer un moule pour votre âme » (Yogi Bhajan).

Lorsque le 2 et le 4 entraînent le 3 dans une « dépression froide », alors il est essentiel de faire travailler le 3 pour le compte de l'âme. Le 3 aime être occupé. Mais pouvez-vous le guider de telle façon qu’il soit occupé au nom de l'âme ?

« Ô mon mental positif, laisse de côté toute autre chose. Développe et renforce l'âme sur son chemin vers la conscience. Laisse de côté toute autre chose. »

« Je suis, j'existe, j'ai le droit d'exister,
Je suis, et j'aime le fait que je suis,
Je vis, j'ai le droit d'être heureux, je vivrai heureu-se,
Je suis ici, et je suis heureu-se d’être ici, sous cette forme, dans cette incarnation, maintenant. »
En d'autres termes, le mental positif n'a pas besoin d'attendre que le 2 et le 4 soient dans de saines conditions.

Il peut plutôt être entraîné vers le 1, l'âme, et ainsi guider le mental négatif, le 2, et le mental neutre, le 4, vers une nouvelle manière d'être.

Quand le 3 guide le mental négatif, le 2, vers la vraie nature de son chagrin, c'est-à-dire son désir d'appartenir à ce à quoi il appartient déjà, l'Infini ;

et qu’ensuite le 3 peut demander à la neutralité du Cœur, le 4, d'apporter ses bénédictions et de révéler ses vérités ;

lorsque ce désir pur et infini, et la simplicité du cœur ouvert et confiant se rassemblent sur et autour du mental positif, le 3 ;

alors le « choix sans choix » devient un commandement intérieur qui initie une révolution de votre être.

Et vous faites avec plaisir et enthousiasme ce que vous avez à faire, ce que vous seul-e pouvez faire.

Que ce choix soit le vôtre en 2020 = 4.

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