mardi 11 septembre 2018

Méditation pour stimuler Bharosa: la confiance et la foi

Méditation pour stimuler Bharosa: 

la confiance et la foi


Une vertu essentielle


Progressivement, nous entrons dans cette nouvelle maturité de la conscience humaine qu'est l'Âge du Verseau. Mais la période de transition s'accompagne de profonds bouleversements sociétaux, environnementaux, politiques, économiques, psychologiques ou encore spirituels. À de nombreux égards, nous vivons une période de profondes remises en question des fondamentaux de nos sociétés, de nos définitions même de ce qui fait l'humain. En perte de repères, nombreux sont ceux qui manquent de références qui puissent stabiliser leur conscience et donner du sens à leur existence. Et individuellement aussi bien que collectivement, on est comme figés par l'hésitation, le doute et la peur.

La clé réside sans doute dans notre capacité à retrouver confiance : confiance en soi-même, confiance en notre humanité résiliente et créative, confiance en la force et en l'intelligence de nos communautés, confiance en notre destinée collective. Et au-delà, foi en la Conscience Universelle, en la perfection de ses desseins, et en l'indéfectible soutien qu'elle apporte à ce qu'elle manifeste.

Gurū Gobind Singh,
modèle de foi et de courage
Le mot indien bharosa exprime bien les valeurs de confiance et de foi. Il dérive du sanskrit bharvāsa : « habiter pleinement, demeurer complètement », se fier entièrement, se reposer tout à fait sur quelque chose ou quelqu'un.

Bharosa est un élément essentiel dans le processus de transformation et d’éveil de notre conscience. Sans lui, aucune vertu ne peut s’incarner durablement et nous servir. Sans confiance dans la Conscience Universelle qui soutient tous les êtres et qui est notre ultime destinée, on peut difficilement maintenir notre discipline, et l’on risque de baisser les bras au moment précis où le fruit de nos efforts et de notre prière arrive à portée de main. La foi donne de la constance, de la consistance et de l’ancrage à notre personnalité, autant de vertus essentielles pour cristalliser notre vrai Soi, la lumière de notre existence .

Méditation pour stimuler bharosa


La pratique de cette méditation affecte les centres de notre personnalité et y stimule bharosa. La posture ouvre le centre psychique du Cœur, par lequel on se connecte au noyau de son propre soi, source de toute stabilité. C'est par le Cœur que l'on se sent légitime à exister et à prospérer, que l'on se sent aimé en tant que créature de Dieu. 

La posture des bras ouvre également la Ligne d'Arc : le halo autour de la tête, l'espace de clarté mentale et de perception subtile. On a naturellement peur de ce que l'on ne connaît pas, de ce qui demeure mystérieux à notre compréhension limitée ou à notre espace de familiarité. On perçoit cet inconnu, mais autant qu'il nous fascine, il nous effraie. On lui prête des intentions dont le caractère hostile et destructeur n'est que le reflet de notre propre négativité subconsciente. C'est comme marcher dans une forêt la nuit et imaginer toutes sortes de monstres prêts à nous assaillir, alors qu'on est entouré en réalité que d'inoffensives créatures qui nous semblent insignifiantes en plein jour.

L'Inconnu a ses propres mystères, dont il est dit qu'il ne sont révélés qu'aux plus grandes consciences. Néanmoins, ne pas le connaître entièrement n'est pas une raison pour lui prêter des desseins agressifs. Car cet Inconnu est notre source, nous sommes issus de son mystère. Peut-être nous aime-t-il en secret, et souhaite-t-il notre bien. Il est dit que l'inconnu, pour inconnaissable qu'il soit, est disposé à interagir. On peut parler à la Conscience Universelle, on peut s'adresser à elle en prière, depuis notre Cœur. Et, à sa façon, elle honore cette interaction, elle répond. 

C'est par la combinaison entre la Ligne d'Arc – les antennes – et le Cœur – le poste de réception – que l'on peut nourrir une interaction créatrice avec le Divin Inconnaissable, et percevoir ne serait-ce qu'une parcelle de sa volonté. Et c'est dans le cœur que cette volonté peut rencontre la notre et s'y unir.  

À la Ligne d'Arc et au Cœur s'ajoute le mantra wāhegurū qui invoque l'Intelligence Universelle, la Lumière qui efface toute obscurité. Cette combinaison stimule notre Corps Radiant et génère en nous un courage à toute épreuve, à la fois humble et royal.

La confiance est la clé de l'amour. La confiance est la clé du bonheur. La confiance est la clé de la dignité, de la divinité et de la grâce. La confiance est le phénomène le plus vital et essentiel de toute vie humaine.
La confiance, c'est l'expérience de sa propre âme. Mais vous, vous n'avez pas confiance en votre propre esprit. Vous ne croyez que votre persévérance. Vous n'avez pas confiance en votre âme. C'est pourquoi vous vous sentez si limités. Lorsque l'on vous dit d'avoir confiance en quelque chose, vous explosez. Vous voulez faire l'expérience de la vie à travers la logique et la raison. Et, excusez-moi, mais vous voulez faire l'expérience à travers vos émotions et vos commotions. En quoique vous vouliez avoir confiance, sachez que la confiance dans sa forme la plus pure, est une identité en elle-même, avec sa propre grâce. C'est pourquoi [dans l'Ardas, la prière des Sikhs], on demande au Gurū de nous donner la confiance:
visāh dān, bhrosā dān, dānān sir dān, nām dān
« Donne-nous la grâce d’une foi inébranlable et d’une confiance sans pareille ; et, suprême bénédiction, accorde-nous le Nām. »
-Yogi Bhajan

Comment pratiquer cette méditation


Asseyez-vous en posture confortable : les jambes croisées, le dos droit. Amenez les mains à une vingtaine de centimètres au dessus de la tête, paumes vers le bas. Les hommes poseront la paume droite sur le dos de la main gauche, tandis que les femmes poseront la paume gauche sur le dos de la main droite. Les pouces pointent vers l’arrière, et leurs extrémités se touchent. Formez ainsi, avec les bras et les mains, un cercle harmonieux autour de la tête. Rentrez légèrement le menton pour aligner la nuque, détendez les épaules et dégagez la poitrine pour ouvrir le centre du Cœur. Fermez les yeux presque complètement, et posez votre regard sur la lèvre supérieure.

Dans cette posture, chantez le mantra wāhegurū. Chantez-le à voix basse, en articulant chaque syllabe (wā-he-gurū), sur un ton monocorde et de la manière la plus méditative qui soit. Continuez ainsi pendant 11 minutes.

Pratiquez cette méditation pendant 11 minutes chaque jour pendant une ou deux semaines. Puis augmentez la durée de pratique d’une minute par jour jusqu’à une durée maximale de 31 minutes.

jeudi 4 janvier 2018

L'année 2018, par Shiv Charan Singh


Note: ceci n'est pas un texte prédictif ; juste quelques principes directeurs pour celles et ceux pour qui cela signifie quelque chose.
Chaque année, nous accueillons le renouvellement de l'année comme une chance de donner à notre vie un nouveau point de focalisation ou de re-focalisation, en vérifiant la direction, et en semant de nouvelles graines. Chacun a sa propre façon de le faire. Et, parfois, nous pouvons accueillir une suggestion et en tirer un bénéfice. Voici donc est une simple suggestion guidée par l'intelligence inhérente aux nombres
Le premier changement entre 2017 et 2018 est que le 7 devient un 8. Ce nombre d'unité se trouve à la place du trésor ou du démon caché (vertu ou virus). La graine dans la graine. Le cadeau dans le cadeau. Le poison dans le cadeau, ou le cadeau dans le poison.
8 suggère le pouvoir et l’énergie, l’abondance ou l’abus, l’économie, la compassion ou la fatalité, la sympathie, l’empathie ou l’antipathie, l’autorité, la guérison, la vie et la mort, la pureté et le corps prānique.
8 est le nombre de l'Infini, au-delà du temps, ce qui signifie aussi au-delà du temps et de l'espace. Nous sommes tous liés à l'atemporalité, mais c'est un état de rêve que nous ignorons généralement. Faire une pause dans notre vie bien occupée pour contempler notre le lien infini que nous avons en partage : voilà qui nous mène à la compassion grâce à laquelle la guérison se produit. Prendre du temps dans la nature aide beaucoup.
Puis l'impact de ce changement change le 17 en 18. La somme des 2 derniers chiffres de l'année représente le potentiel général / la graine / le sutra = 18 = 9 : tolérance ou tyrannie. Patience ou frustration. Paix ou agitation extrême. Direction ou dispersion.
9 est le nombre de la subtilité ; la subtilité qui nous sabote quand nous l'ignorons.
La paix est subtile, c'est pourquoi elle nous échappe souvent, même après des années de pourparlers de paix. Avant de marcher dans le monde pour apporter la paix, nous devons d'abord faire marcher la paix en nous-mêmes. Marchez dans la conscience de rien ; mais l'acte de marcher est recommandé. Pratiquez également l'assise paisible. Assis de telle manière que la subtilité de la paix puisse s'installer à l'intérieur.
9, en relation au total de 2018 = 11, conduit au mystère d’être en expansion pour contracter et de contracter pour être en expansion. Si nous ne recyclons pas, nous ne pouvons pas renouveler; nous nous épuisons juste. Fragmenter pour unir.
Le niveau suivant d'impact est que 2017 devient 2018. L'addition nous donne 11.
La somme de l'année totale implique le futur, la destinée humaine partagée, les possibilités et les opportunités. Non seulement la floraison de l'humanité mais aussi la fragilité, le traumatisme, la douleur et la paralysie de ce déploiement court-cicuité, contrecarré.
11: La possibilité la plus élevée du 11 ne sera connue que si nous ne réduisons pas le 11 pour en faire un 2. Le nombre 11 est 10 et 1. Intimité, ressemblance et unisson entre la Macro-Unité, 10, et la micro-unité, 1. Dans un langage religieux, c'est 'Dieu et moi, moi et Dieu, sommes Un'. Sans quoi, c'est 1 + 1 = 2, et c'est la dualité, la séparation et la division dans notre vie.
11 est la relation entre le Corps Radiant de l'Esprit Universel, 10, et l'Âme Individuelle, 1. Combinant le 'Courage Royal' et l'humilité. En 11 nous trouvons des reflets de l'âme - la richesse de la sagesse à travers l'alignement. En 2 nous souffrons de la pauvreté de la séparation, du désespoir et de la naïveté.
11 = Je suis, tu es, nous sommes, nous sommes 1. Au-delà des liens temporaires et des attachements pour redécouvrir la connexion éternelle et infinie.
11 est l'effet miroir de l'esprit universel.
C'est la conscience consciente d'elle-même à travers la conscience individuellement incarnée.
Le 1 (en 11) est l'indication de nouveaux commencements, tandis que le 10 indique une fermeture complète de ce qui était. En 2018, certaines choses seront incontestablement terminées et les germes de nouvelles possibilités apparaîtront.
2018 est une année pour briser les entraves karmiques et non désirées, les chaînes, les attaches. Et renouveler votre lien avec l'Infini, l'Eternel, l'Inchangé. Lié au Un dans votre cœur, vous serez libre de tout le reste.
À partir de cet état, vous découvrirez comment le chemin le plus improbable devient le seul chemin.
Une année pour vous offrir pleinement et totalement à votre conscience supérieure. Une année pour recevoir pleinement l'offrande, non seulement de la vie elle-même, mais aussi l'offrande des enseignements qui nous guident à travers la Maya du temps et de l'espace vers la réalisation de l'unisson entre le soi microscopique et le soi macroscopique. L'offrande des enseignements s'appelle GurPrasād ; la Grâce du Gurū, sa bienveillance.
En d'autres termes, 11 est la connaissance intérieure du Un qui vous donne tout ce que vous êtes, et l'identité avec cela.
Établissez le micro 'je suis'. Revenez à l'endroit d'où vous venez : en vous-même. Revenez. Revenez à l'Un. Et le Grand Macro 'Je Suis' viendra à vos côtés.
Devenez petit pour connaître le Tout. 'Je ne sais rien, et pourtant je suis'; ceci existe dans la non-existence; c'est un point zéro.
11 - l'âme consciente individualisée, sera toujours en relation à l'Esprit Universel de l'Unité: Écouter et s'harmoniser avec la volonté du Un. Réfléchir sur la lumière omniprésente du Un, et pénétrer en elle. Vivre dans la conscience du Un, et avec elle. Se souvenir et marcher en compagnie du Un.
Le simple fait de joindre les paumes devant le cœur invite le potentiel inné du 11 à se réaliser.
Le 11 invite l'Alignement Harmonieux dans l'Action Consciente. Alignement des parties de notre vie personnelle ; entre le cœur et le mental ; entre nos pensées, nos paroles et nos actes; entre le soi supérieur et l'âme intérieure. Alignement entre femmes et hommes, parents et enfant. Alignement entre la communauté [le soi extérieur] et l'individu [le soi intérieur]. Alignement Harmonieux entre les communautés de tous les types de diversité. C'est une chance qui vous invite à accorder votre âme avec le Cosmos, à réaffirmer votre identité et à vous réunir avec d'autres dans la célébration. Ultimement, l'alignement apportera un sentiment de solidarité avec tous les êtres.
« Toute ma vie je me suis préparé à une chose : le jour où je rencontrerai Dieu, je le rencontrerai comme une de ses parties, de ses parcelles, jamais comme un individu. Par conséquent, ne rencontrez jamais un humain d'individu à individu, rencontrez-le toujours en tant que partie de parcelle de cette personne, car vous êtes un. Parce qu'il y a un Dieu et chaque création de ce Dieu unique est une, apprenez l'art d'être un. Et rappelez-vous, un et un font onze, jamais deux. Votre force augmentera onze fois, si vous parlez à quelqu'un de un à un, à l’intérieur du un de cette personne... vous pouvez partager le monde entier et oser aimer tout en un et un en tout. Un et un font onze, quand vous parlez en tant que un avec une autre personne, votre pouvoir augmentera onze fois. » -Yogi Bhajan, 27 juillet 1995

 Shiv Charan Singh

jeudi 5 octobre 2017

L’interview du mois: Satwant Kaur


Enseignante et formatrice de Kundalini Yoga originaire du Canada, Satwant Kaur est aussi musicienne. Son premier album de mantras et de chants sacrés, Path of Love, vient de paraître (disponible sur satnam.eu). L’occasion de lui poser quelques questions…

Comment as-tu découvert le Kundalini Yoga?

Mon premier contact avec Yogi Bhajan était… sur une boîte de Yogi Tea. Je me souviens d’avoir dit à une amie : « Je me demande si c’est un ‘vrai’ yogi ». Eh bien, un an plus tard, j’étais assise devant lui pour méditer!

En fait, j’avais déjà pratiqué le Hatha Yoga, et je voulais continuer quand j’ai dû déménager à Vancouver pour commencer ma maîtrise universitaire. Mais il y avait tant de différents styles de yoga! J’étais un peu dépassée… J’ai laissé tomber l’idée et me suis mise à mes études. Deux ans plus tard, je traversais un moment difficile dans ma vie, et pour la première fois j’ai ‘aperçu’ un centre de yoga à deux rues de chez moi. La femme de l’accueil était chaleureuse et radieuse (et surtout : les gens qui sortaient du cours étaient habillés ‘normalement’, et pas en Lycra !) … j’ai commencé les cours sur le champ, et je me suis sentie chez moi dès le début. 

Qu’est-ce que cette pratique t’apporte et que tu veux transmettre aux autres ?

Que, d’une façon très réelle et pratique, ces enseignements sont un chemin de l’amour… d’où le titre de mon album (Path of Love: « Chemin d’Amour »). Plus je suis dans mon « Sat Nām », plus je suis dans l’espace de l’amour. Et que cela n’est pas unique à notre tradition : c’est l’essence de toute tradition spirituelle. Yogi Bhajan nous dit : « là où il y a de l’amour, il n’y a plus de question ». L’amour c’est un « savoir » au-delà du mental, de ses questions et de ses explications. Et l’expérience de cela est Wāhegurū. Plus ces enseignements atterrissent dans mon cœur, plus je reconnais que c’est très simple.


Path of Love, ton premier album de mantras et de chants sacrés, vient de paraître. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton expérience d’un tel processus de création?

Je suis très contente d’avoir attendu le bon moment – le moment où je me sentais vraiment mûre pour ce projet. Cela fait des années que les gens me demandent quand est-ce que j’allais enregistrer un album… mais il fallait que la musique, et que mon cœur, soient prêts. Le moment venu, quoique ce fût un énorme travail, très intense, il y avait en même temps un flux. Ensuite c’était une grande joie de créer avec des musiciens doués. J’ai beaucoup appris dans un temps très court ; on a fait le projet en moins de cinq mois. Maintenant, je ressens profondément que je suis au service de cette musique – les mots ne sont pas les miens, et je ne comprends pas tout à fait d’où viennent les mélodies – mais c’est au-delà de moi. Je sers la musique pour la livrer à ceux qui en ont besoin. 

Entre Orient et Occident, quelles sont tes influences musicales?

C’est surtout la musique folklorique qui me parle– peu importe les origines. La simplicité, les mélodies qui viennent du cœur et qui sont accessibles, facile à apprendre et à s’en souvenir. J’ai grandi en écoutant Pete Seeger et Woody Guthrie, qui sont parmi mes héros en musique ! Et j’ai l’influence de plusieurs artistes canadiennes : Joni Mitchell, Sarah McLachlan... 


Selon ton expérience, en quoi la musique et le chant contribuent-ils à l’expérience du Yoga?

Yogi Bhajan dit que le yoga sans mantra n’est pas le yoga. Et cela me parle beaucoup ; selon ma propre expérience, c’était le son et le mantra qui m’ont prise dès le début – qui ont bouleversé ou bien balayé tout ce que je pensais savoir (je venais de faire six ans d’études en linguistique et sciences !) et qui m’ont ouvert à mon identité réelle : Sat Nām. J’ai un mental assez actif – j’avais vraiment eu besoin de mantras pour le diriger lors de ma pratique. Et j’aime chanter. Le chant m’ouvre le cœur – et me fait me souvenir que je suis plus que mon mental. 

Au début, j’avais souvent l’expérience qu’un mantra me prenait – « habitait » mon mental – jusqu’à temps que je le connaisse par cœur et le comprenne dans mon cœur. 

C’est rare de rencontrer une Canadienne francophone qui n’est pas Québécoise ! Toulouse, Marseille, Lyon, Casablanca : tu es de plus en plus sollicitée pour intervenir en français dans le cadre de formations d’enseignants. Est-ce facile de transmettre cet enseignement en français lorsqu’on l’a reçu en anglais ?

Il y a des communautés francophones partout au Canada, pas seulement au Québec ! Et puisqu’on avait la parenté francophone (mes grands-parents maternels étaient Bretons) – ma sœur et moi avons eu la chance d’aller à une école franco-canadienne. J’ai fait toutes mes études en français – même une partie de l’université. Au Canada, c’est un grand avantage d’être bilingue – il faut l’être pour travailler pour le gouvernement, par exemple. 

J’ai un énorme respect pour tout enseignant qui enseigne dans une autre langue que l’anglais. Il y a surtout plus de préparation – faire des traductions, trouver des matériaux qui existent déjà. Je suis très reconnaissante aux générations d’enseignants qui sont venus avant nous, et qui ont fait une grande partie de ce travail. J’apprécie que le fait de traduire me fasse réfléchir profondément pour vraiment comprendre l’essence des mots de Yogi Bhajan – donc c’est un travail particulièrement gratifiant. 

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Satwant Kaur en concert à Toulouse
vendredi 20 octobre à 19h30
au centre Dharamsal
10€ - gratuit pour les enfants
info@dharamsal.fr - 06 03 60 80 83
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Quelques extraits de Path of Love:

lundi 4 septembre 2017

Face au stress, élargir son horizon avec le Kundalini Yoga


Le Kundalini Yoga reconnaît le réseau de relations complexes entre le corps et le mental. Certains systèmes physiologiques, comme le cerveau ou le système glandulaire endocrine, sont au cœur de ces relations qui marient notre physiologie et notre psychologie pour le meilleur… et pour le pire !

Ainsi, le stress est généralement défini comme un état de tension psychologique et émotionnelle qui nous fait perdre nos repères et notre ancrage en soi, générant perte de confiance, anxiété, conflits, surexcitation stérile ou apathie, et rétrécissement de notre horizon personnel.

Tout comme la philosophie antique, qui a construit le mot « angoisse » à partir d’une racine qui signifie « étroit », le Kundalini Yoga s’intéresse particulièrement à cette notion de rétrécissement du soi. En effet, lorsque nous sommes pris par le temps, mis face à des défis qui nous semblent plus grands que nos capacités, ou encore placés dans une situation dont nous ne contrôlons pas les paramètres, nous nous sentons en danger d’écrasement, d’étouffement.

Mais ce qui nous submerge à ce moment, ce ne sont pas les événements, aussi difficiles qu’ils soient : en fait, nous nous noyons dans nos propres émotions. C’est notre réaction émotionnelle, instinctive et incontrôlée, qui nous dépasse. Notre biochimie est déstabilisée, et beaucoup de notre énergie personnelle est consommée en vain par un système glandulaire qui tourne en surrégime, générant de l’excitation (pour consumer les hormones dans l’action) et de l’épuisement. D’où, à terme, une perte de vitalité (et un éventuel recours à des stimulants addictifs). Mais sans énergie désormais, comment affronter efficacement les défis qui, eux, n’ont pas évolués ? Car que l’on soit stressé ou non, une urgence professionnelle, un embouteillage au mauvais moment, un enfant malade, un vol annulé, une inondation ou une panne informatique restent ce qu’ils sont : des circonstances pénibles que notre propre stress ne contribue pas à faire évoluer favorablement, bien au contraire.

Les enseignements du Kundalini Yoga sont particulièrement pragmatiques et réalistes : on ne peut pas souvent changer les circonstances, mais on peut au moins changer la façon dont on les vit ; on peut apprendre à répondre efficacement plutôt qu’à réagir. Certes, dans la mesure où on le peut, chacun-e est invité-e à réduire les facteurs de stress de son existence. Mais la vie sera toujours riche en défis et en confrontations de tous ordres. C’est pourquoi, dans une situation ou une période de stress, l’approche du Kundalini Yoga consiste à donner de l’espace au sens du soi. Le stress submerge la conscience et en réduit le périmètre : on ne règne plus sur le vaste domaine du soi, mais sur une petite forteresse assiégée par des forces envahissantes et hostiles. Il convient donc de reconquérir ce terrain perdu (plutôt que de tenter de contrôler les circonstances auxquelles on a réagi) :
  • reprendre contact avec soi-même : les postures et les mouvements y contribuent en stimulant le système nerveux qui est le réseau de communication du corps, redonnant accès à des sensations physiques, et au ressenti-même de notre existence, dont nous sommes coupés ;
  • reprendre le contrôle du flux d’énergie, et restaurer l’équilibre émotionnel, par la respiration ;
  • réaffirmer la souveraineté du soi sur toutes les forces psychiques qui nous travaillent : c’est le rôle des mantras, et notamment du mantra Sat Nām qui invoque et affirme le Soi authentique.

À long terme, le Kundalini Yoga nous enseigne à maintenir l’intégrité de notre domaine psychique, quelles que soient les circonstances. De sorte que nous ne soyons pas réduits à un petit îlot de conscience submergé par une vague de réaction au stress, mais plutôt que nous soyons toujours plus grands que notre stress : un vaste champ de conscience qui contient et régule tout ce qui se manifeste en son sein.

Et puis de cette façon, nous nous garantissons aussi un plein accès à notre richesse personnelle. La vitalité, l’intuition et la clarté d’esprit, les forces de l’âme et les vertus spirituelles, la créativité, le sens de l‘écoute et de la communication : autant de ressources qui, elles, peuvent nous aider à répondre efficacement aux circonstances, et même les faire évoluer.

jeudi 11 mai 2017

« Pousse la pierre ! »


Voici une petite histoire sur le chemin de l'éveil...

Un maître yogi reçut un jour la visite d’un homme qui le supplia de l’accepter comme disciple. 

« Bien, dit le maître, tu m’as l’air motivé, en effet. Commençons dès maintenant ton apprentissage. » Il désigna un rocher au fond de la cour : « Pousse cette pierre! Ce sera là ta sādhanā. » 

L’homme s’y attela de suite; la pierre ne bougea pas. Il  passa le plus clair du lendemain, ainsi que les jours suivants, à pousser la pierre de toutes les façons possibles; la pierre ne bougea pas.

Après quarante jours d’effort intense, il alla trouver son maître: « Swami ji, dit-il d’un air abattu, la pierre n’a pas bougé d’un pouce depuis mon arrivée. Je ne peux que constater mon échec, et je demande humblement la permission de prendre congé de toi: je te déshonore en étant un si piètre disciple! »

Le maître rit: « Allons bon, de quoi parles-tu? Tu t’en sors très bien! J’ai dit « pousse la pierre », pas « déplace la pierre » ! »

Il en va de même du Kundalini Yoga : on n’y cherche pas à accomplir une performance ou à réussir quoique ce soit, et atteindre la posture parfaite n’est pas un objectif en soi. L’important demeure l’engagement, la sincérité et la persévérance que l’on met au service de son propre soi, quelque soit le résultat. La pierre ne bouge peut-être pas, mais notre effort nous transforme, et c’est là tout ce qui compte.

Mundavani Kriya: méditation pour éliminer les obstacles

 « Lorsque votre travail n’a pas d’effet, lorsque vous êtes bloqués, chantez ce mantra. Alors non seulement les choses bougeront, mais elles bougeront vers l’Infini. C’est un levier ; de tous les mantras, c’est le plus puissant des leviers. » Yogi Bhajan
Voici une méditation très spéciale, particulièrement sophistiquée. Yogi Bhajan l’a enseignée pour que nous connaissions notre cœur, pour que nous en cultivions les qualités et pour qu’il soit à l’origine de nos actions. Nous avons besoin de la clarté du cœur pour marcher sur le chemin de l’esprit et nous accomplir dans l’expérience humaine. Chacun-e de nous aspire à l’Infini. Et il faut donner toute sa place à ce désir profond, afin qu’avec la force de notre système nerveux et l’intensité de l’esprit, on parvienne à traverser les obstacles qui se présentent sur le chemin.

Ce mudra et ce mantra ainsi combinés dans cette méditation génèrent un état de calme intérieur. On devient réceptif au chemin de notre destinée, et l’on apprend à percevoir et à reconnaître la réalité à partir du cœur et non de l’intellect. On y invite l’Infini pour qu’il nous guider à chaque instant. On apprend à agir à partir du cœur, avec engagement et courage.

Pratiquer Mundavani Kriya

Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos droit et le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. 

Levez les mains au niveau de la gorge, les bras parallèles au sol, les paumes vers le bas, la main droite sur la main gauche. Tendez le pouce gauche vers la gorge, et placez le pouce droit au milieu de la paume gauche. Pincez fermement la paume gauche entre le pouce et la paume droite, et maintenez la pression au centre de la paume gauche : c’est là la clé de cette méditation. Maintenez ce mudra au niveau de la gorge, à une vingtaine de centimètres du corps, et ne bougez pas. Fermez les yeux.

Dans cette posture, chantez le mantra:

ād sach jugād sach
hē bhe sach nānak hosī bhe sach

Chantez tout le mantra sur une expiration, sans reprendre votre souffle, sur un ton monocorde, pendant 31 minutes

Le mudra

Le mudra de cette méditation presse le centre de la paume. Dans le système ayurvédique des points marma, ce point est appelé Tala Hridaya, « le Cœur dans la Paume ». On le stimule pour développer la sensitivité du cœur et en stabiliser la conscience bousculée par les mouvements émotionnels intérieurs et extérieurs. C’est pourquoi on parle de Tala Hridaya comme du « protecteur du Cœur. » Quant au pouce gauche, il est tendu vers la gorge, ce qui nous rend réceptif au pouvoir projectif de chaque mot, de chaque syllabe et de la vibration sonore. Maintenir le mudra au niveau de la gorge et garder les bras parallèles au sol encouragent également à soulever légèrement la poitrine et le cœur.

Le mantra

Baba Sri Chand ji
Ce mantra est très proche du mangal charan du Mul Mantra de Gurū Nānak: ād sach jugād sach, hē bhī sach nānak hosī bhī sach. Mais au lieu de bhī, on chante bhe (avec un son é court et fermé, qui tire vers le i) ; en voici la raison :

Lors de la composition du chant Sukhmanī Sāhib entre 1602 et 1603, Gurū Arjan, 5e Gurū des Sikhs, s’interrompit à la fin de la 16e partie. Il s’adressa à Baba Sri Chand, maitre yogi et fils de Gurū Nānak, lui demandant quelle devrait être la suite. Baba Sri Chand suggéra au Gurū de se référer à la bānī de son père, avec cette légère variation, pour que le reste de l’œuvre se déploie d’elle-même.

C’est ainsi que ces deux lignes commencent le 17e passage de ce superbe poème mystique qu’est Sukhmanī Sāhib. On l’utilise depuis lors en tant que mantra pour débloquer toute situation figée, en permettant à ce qui veut être, et qui existe déjà en essence, de se déployer.


jeudi 14 avril 2016

Commentaires sur la méditation du Bouddha Souriant


Le mantra SA TA NA MA 

Le mantra SA TA NA MA est une expression vibratoire de la séquence de nombres 4/6 3/7 2/8 1/9 (4321 et 6789) telle qu’on l’étudie en Karam Kriya.

Lors du stage sur les nombres 4 et 6 le 20 mars dernier, nous avons travaillé à des expressions de cette séquence :
  • 4/6 : je ressens que ; je suis conscient de ; je m’engage envers ; je perçois que ; je réalise que ; la vérité, pour moi, c’est que ; je sers ceci :
  • 3/7 et 2/8 : au-delà de l’espace et du temps ; à travers mes armures et mes blessures ; malgré le bruit et l’agitation ; au-delà de mes espoirs et de mes résistances; au-delà des mes tentatives et de mes limites ; malgré mes distractions et mes souffrances ; au-delà des pour et des contre ; dans les bons et les mauvais moments ; au-delà des louanges et des calomnies ; dans le meilleur comme dans le pire ; à travers les karma et les drames..
  • 1/9 : je suis ; j’existe ; je suis la lumière de l’âme ; j’existe en tant qu’essence divine ; le Cosmos vibre en moi ; la paix demeure en moi ; je suis un-e avec l’Univers ; tout est parfait…


Comment Siddharta devint Bouddha

Une très belle expression de ces séquences se trouve dans la façon dont on raconte que Siddharta devint Bouddha.
4/6 - il s’assied sous l’arbre pipal, et fait voeu de ne pas bouger avant d’avoir atteint la Vérité.
4/6 = engagement inconditionnel envers la vérité, immobilité méditative (attitude), présence
3/7 - Māra, démon de la mort, veut qu’il échoue. Il lui envoie donc ses trois ravissantes filles pour le distraire de sa méditation.
3/7 = divertissement, fascination (très lié au sens de la vue), compensation/déguisement de la négativité (Māra) en quelque chose de positif et d'attrayant (ses trois filles), mensonge du mental positif qui maquille la négativité avec de belles couleurs.
Mais Siddharta demeure en méditation.
2/8 - Constatant son échec, Māra lance contre lui des hordes de démons. Nouvel échec : Siddharta demeure en méditation. Mais Māra refuse d’admettre sa défaite.
2/8 = le mental négatif/subconscient décharge sa négativité (les démons). Plus de jeunes filles fascinantes, mais plutôt la vraie nature de Māra : les passions, les désirs, les attachements, la Mort, l’anéantissement (2/8).
1/9 : Siddharta prend alors la Terre à témoin en touchant le sol du bout des doigts. Il a atteint le but ultime de l’existence, le trésor de l’éveil permanent, la compréhension de la nature fondamentale de toute chose.
1/9 = le sol ; le but ; “the point of life is to be a point” (Shiv Charan Singh), le trésor final, "ça".

Maintenir la neutralité et le non-attachement

Comme l’illustre cette histoire de Bouddha, dans les séquences 4321 et 6789, on ne quitte pas 4/6 pour aller à 3/7 et ainsi de suite. Au contraire, on demeure dans 4/6 (sa méditation, son engagement, sa présence, sa respiration consciente), et on laisse venir à soi 3/7, puis 2/8, et enfin 1/9. C'est là la vraie neutralité, le non-attachement, la non-identification du yogi. Siddharta demeure ferme dans son engagement et son attitude méditative. Et il laisse venir à soi aussi bien la fascination que la négativité, et se laisse traverser par elles sans jamais perdre le sens de sa propre présence. C’est ainsi qu'il se rend disponible pour que son but vienne à lui, plutôt que ce soit lui qui se perde en essayant de l’atteindre. La méditation du Bouddha Souriant et le mantra SA TA NA MA sont une opportunité de cheminer sur cette séquence et de la vivre très consciemment.

À l’image du Bouddha, il nous faut rester ferme dans notre méditation. Car dès lors que notre subconscient se nettoie, on est d’abord sollicité par mille pensées, aussi imagées, colorées et mouvantes que les filles de Māra. Certaines de ces pensées sont même en apparence d’excellentes idées, que l’on voudrait noter de suite, ou dont on aimerait suivre le développement! C’est ainsi que l’on quitte sa méditation, et que l’on se remet à réfléchir.

Mais, si l’on maintient la neutralité et le non-attachement, le masque tombe, et l’on est en prise plus directe avec la négativité: douleurs, mouvement émotionnels divers, émotions négatives («pff… quand est-ce qu’elle se termine, cette fichue méditation?!?»). Mais une autre de ces expressions peut aussi être une sensation d’Infini qui peut nous faire croire que le but est atteint. On prend alors le risque de s’attacher à la sensation, et cela même suffit à briser notre résolution méditative.

Mais si l’on passe outre, on peut faire l’expérience d’une paix véritable, d’un samadhi profond et heureux. C'est ce que dit le sourire apaisé, tranquille, du sage. Puisse votre méditation faire de vous un tel Bouddha souriant!

Méditation et concentration

Ce qui ressort aussi de l’histoire du Bouddha, c’est qu’il peut maintenir son attention méditative car celle-ci est attachée à un but précis : il s’engage envers quelque chose, il médite sur quelque chose, il est concentré sur quelque chose. Ainsi, car il la maintient fermement ancrée, sa conscience peut s’élever. De même qu’un cerf-volant peut voler car un fil, traversant les vents et les courants, le maintient fermement à un point fixe au sol. Sinon le cerf-volant aurait vite fait d’être pris dans les vents. Et après peut-être une brève et fascinante expérience de vol qui n’aurait que l’apparence de la liberté, il serait pris dans les courants chaotiques et finirait par s’effondrer.

C’est pourquoi la conscience appliquée est la conscience de quelque chose : de son identité spirituelle, de son âme, du Nām qui vibre en soi, etc. On parle alors de « conscience spirituelle ».

C’est aussi pourquoi une pratique et une discipline méditative seront d’autant plus efficaces qu’elles ont un but, qu’elles sont faites dans une intention particulière. Yogi Bhajan ne s’y est pas trompé en nommant chaque méditation et en explicitant le but de chacune d’elles.

On peut aussi appliquer cela au temps de méditation lui-même : lorsque vous méditez, restez concentrés. Rien d’autre que l’asana, le mudra, le pranayama, le mantra, la drishti (concentration du regard)… rien d’autre !

Et puis on peut l’appliquer à l’existence elle-même : une vie aura d’autant plus de sens qu’elle se concentre sur un objectif identifié, simple (même s’il est audacieux !), unifié… Cela rendre plus facile la traversée des distractions, des vagues, des mouvements, des karma et des drames… Concentrer sans contracter ; concentrer pour cristalliser.


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- Yogi Bhajan (July 16, 1992)

dimanche 13 mars 2016

Kriya du Bouddha Souriant


L’histoire raconte qu’après quarante jours de jeûne et d’ascèse méditative, Siddhartha était en bien piteux état, quasiment mort de faim et incapable de se déplacer. Le trouvant ainsi, un saint yogi prit soin de lui et le remit sur pied. Et quand enfin Siddhartha se remit à sourire, le yogi lui enseigna cette méditation. Puis, comme on le sait, Siddhartha trouva l’illumination permanente sous l’arbre bodhi, et devint le Bouddha. Il est dit que Jésus aussi apprit ce mudra lors de ses voyages. Bouddha, Jésus… si vous vous sentez inspirés par des êtres d’un tel calibre et d’une telle lumière, alors suivez leur exemple : pratiquez ce qu’ils pratiquaient, et vous atteindrez leur état de conscience.
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Cette posture ouvre le flux d’énergie du Centre du Cœur. Par une pratique régulière et consciente de ce kriya exceptionnel, maîtrisez la subtilité de sa technologie et faites l’expérience de sukha,  l’état de bonheur et de paix intérieure qu’elle apporte. Puis sentez-vous inspirés à enseigner cette méditation autour de vous, afin de contribuer à ce que la beauté, la paix et le bonheur se manifestent en tout et en tous.
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Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos bien droit, le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. Dans cette posture, repliez l’annulaire et l’auriculaire de chaque main, et maintenez-les ainsi avec le pouce. L’index et le majeur sont joints et tendus vers le haut.

Les coudes contre la cage thoracique, les paumes tournées vers l’avant, penchez légèrement les bras de vers l’avant (30 degrés). Afin de bien ouvrir la poitrine et de présenter le centre du cœur, tirez les épaules vers le bas et vers l’arrière, et  rapprochez les omoplates.

Fermez les yeux et concentrez votre regard sur le point médian des sourcils (appelé aussi « troisième œil ») en chantant mentalement et en silence le mantra suivant:

sa ta na ma

Respirez naturellement, longuement et profondément.

Continuez ainsi pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément puis expirez ; ouvrez et fermez les poings rapidement plusieurs fois, puis détendez la posture.

Mes recommandations
  • Même silencieusement, chantez fort : faites vibrer le mantra assez fort en vous, afin de stimuler vos systèmes nerveux et glandulaires. 
  • Faites vibrer intérieurement chaque syllabe, selon la séquence suivante (assez classique dans la pratique de ce mantra) :
  • Projetez chaque syllabe à partir du troisième œil, comme une pulsation, un message vers l’Infini. Concentrez votre regard, mais ne contractez pas votre visage.

vendredi 11 mars 2016

Méditation pour nettoyer le mental négatif


« Chaque pensée que nous avons, en un clin d’œil, se change en sentiment, en émotion, en désir… C’est le processus permanent de l’intellect, c’est de cela que vit l’intellect. L’intellect nous bombarde de pensées, de pensées, de pensées, de pensées et de pensées… et ces millions de pensées vont dans le subconscient. Et le subconscient en est surchargé. Ensuite il se décharge sous forme de rêves, de fantasmes, de cauchemars et – mon Dieu ! – quand il se décharge dans votre inconscient, vous êtes cuits. » Yogi Bhajan
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« Qu’est-ce que la méditation ? La méditation est une chose toute simple : quand on médite, toute la saleté du mental subconscient ressort. La méditation est ce processus qui consiste simplement à se défaire de la pollution subconsciente. C’est là tout ce qui se passe pendant la méditation. Tout ce que vous avez vu, tout ce que vous avez désiré, se manifeste dans votre subconscient. Et lorsque vous commencez à nettoyer le subconscient, vous y trouvez la saleté non seulement de cette vie-ci, mais celle de vies et de vies et de vies et de vies… » Yogi Bhajan 
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La pratique de cette méditation permet d’éliminer les pensées et les émotions négatives stockées dans le mental négatif (ou mental subconscient). Alors le mental négatif peut véritablement jouer son rôle : vous soutenir en vous connectant à l'Infini en vous, en tous et en tout. La posture de cette méditation invite le calme et l'humilité: on l'appelait avant « Posture du Mendiant ». 
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Assis en posture confortable, le dos droit. Formez une coupe avec les mains, paumes vers le ciel, les doigts de la main droite sur ceux de la main gauche. Placez cette coupe à la hauteur du centre du Cœur. Les coudes sont détendus sur la cage thoracique. Les yeux sont presque fermés, et le regard est porté vers le creux des mains.






Dans cette posture, pratiquez le pranayama (ou séquence respiratoire) suivant :
  • inspirez longuement et profondément par le nez 
  • expirez par la bouche, en soufflant un courant continu en direction des mains

En inspirant, prenez conscience des pensées, des émotions, des attachements et des énergies négatives; laisser remonter à votre attention de tout ce qui, en vous (dans votre subconscient), vous pollue, vous pèse ou vous distrait;  faites remonter ces choses à la surface de votre conscience.

En expirant, défaites-vous consciemment de toute négativité et de tout ce qui vous encombre ; laissez cela vous quitter, simplement.

Continuez cette respiration 11 à 31 minutes.

Pour terminer, inspirez, puis expirez complètement et suspendez le souffle, poumons vides, en rentrant le nombril, et concentrez-vous sur chaque vertèbre, une par une; sentez ainsi votre colonne vertébrale aussi ferme qu'un mât, que la colonne d'un temple ou que le tronc d'un chêne. Maintenez ce vide quelques secondes. Puis inspirez puissamment, expirez et recommencez. Faites cela 3 à 5 fois, puis détendez-vous.

Mes recommandations

  • Respirez profondément: à chaque inspiration, emplissez entièrement vos poumons, et videz-les complètement à chaque expiration.
  • Faites en sorte de sentir le flux d'air sur vos mains, c'est important et cela va vous aider à maintenir votre concentration.
  • Tout au long de cette méditation, maintenez le mudra au niveau du centre de la poitrine, pas plus bas.
  • Cette méditation offre l'opportunité de faire l'expérience de l'Infini en soi: un espace intérieur vaste, profond, illimité, et infiniment pur. Ressentez cette pureté et identifiez-vous à elle qui est l'essence même de notre présence.

mercredi 16 décembre 2015

Méditer sur son propre prāna

« Voici une méditation prānique sacrée et [qui a été maintenue] secrète ; elle fait partie d’une classe de technique yoguiques avancées. Son but est de permettre à chacun-e de vivre jusqu'à un âge avancé tout en conservant sa jeunesse. C’est une méthode physique pour vous qualifier à une conscience plus élevée. [En effet] votre développement mental n’est pas efficace tant que vous n’êtes pas assez fort sur le plan physique. »       Yogi Bhajan, 16 février 1976
Le bénéfice d’une pratique correcte et régulière de cette méditation réside dans la jeunesse mentale et physique qu’elle permet de conserver. En stimulant un flux constant de prāna (énergie vitale) qui nourrit le corps et le mental, cette méditation assure le maintient d’une bonne santé et éloigne la maladie et la dépression.
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Suivez attentivement les instructions de ce kriya : « dans cette méditation, chaque détail importe énormément ».

Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos droit et le menton légèrement rentré pour aligner la nuque.

Mudra: tendez les index des deux mains ; repliez les autres doigts et maintenez-les verrouillés avec les pouces. La main droite tournée vers le bas et la main gauche vers le haut, croisez les index au niveau de la phalange du milieu. Placez ce mudra au niveau du diaphragme, les mains à une vingtaine de centimètres du corps, les index parallèles au sol.

« La clé de cette méditation est de sentir l’air sur le bout des doigts de Jupiter. » Yogi Bhajan 
Dans cette posture, inspirez longuement et profondément par le nez, et expirez lentement par la bouche, en soufflant dans la direction du bout des index. Les doigts peuvent devenir de plus en plus frais avec une agréable sensation. 

Continuez ainsi pendant 11 minutes maximum.

Pour terminer, inspirez profondément ; suspendez le souffle poumons pleins pendant 10 secondes en étirant les bras à la verticale, tout en maintenant les index tendus ; étirez-vous le plus possible. Puis maintenez la posture, expirez et restez poumons vides pendant 10 secondes. Inspirez à nouveau, étirez la posture le plus possible en suspendant le souffle, poumons pleins, pendant 10 secondes. Puis expirez et détendez la posture.
« Ne relâchez pas votre attention. Souvenez-vous que rien n’est plus puissant ni plus beau que votre propre souffle. Vous devez améliorer votre capacité respiratoire afin de fertiliser votre cerveau. » Yogi Bhajan 
Recommandations

Appliquez strictement les recommandations suivantes :
  • Le temps de pratique de cette méditation ne doit jamais dépasser 11 minutes. Augmentez progressivement, jour après jour, le temps de pratique.
  • Ne sifflez pas en expirant.
  • Ne pratiquez jamais cette méditation avec un souffle court et superficiel : respirez lentement et profondément. Videz complétement les poumons à chaque expiration
  • Tandis que vous pratiquez cette méditation, vous pouvez tousser, renifler ou bailler si c’est nécessaire, mais veillez à maintenir votre concentration. Si vous en ressentez le besoin, redressez votre posture et étirez la colonne vertébrale sans distraire votre attention ni sortir de votre posture.
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