dimanche 12 janvier 2020

Cinq méditations pour la « période grise »



La Période Grise


Nous sommes actuellement dans la période de transition qui sépare « l'Ère des Poissons », que nous quittons, de celle dite « du Verseau » dans laquelle nous entrons. Les grands changements civilisationnels de ce types s'accompagnent généralement d'une « période grise » (gray period), selon les termes de Yogi Bhajan: une génération de flou, marquée par l'incertitude, le doute, le manque de repères. 

L'angoisse existentielle génère une forme de dépression dite « froide »: on continue de fonctionner sur la base de paramètres que l'on sait, que l'on sent, dépassés. On perçoit l'obsolescence de nos modes de raisonnement et la vanité de nos modes d'action, mais on ne sait pas encore faire autrement. On mesure ce que l'on perd, on perçoit ce qui n'est plus, on se lamente sur la disparition des valeurs qui prévalaient. Mais on manque de l'intuition et de la sensitivité nécessaires pour accueillir le monde nouveau qui prend forme. On s'attache à ce qui meurt, faute de s'identifier à ce qui naît. Selon Yogi Bhajan, cette période d’incertitude devrait durer jusqu'en 2038, avant que l’esprit de discipline et d’intégrité prenne le relai.

Au-delà de l’espoir, ou des discours rassurants ou angoissants sur l’avenir, au-delà des démarches politiques, sociales, économiques et environnementales porteuses d’avenir, la véritable clé de notre avenir est la capacité individuelle et collective à mettre à jour notre conscience pour l’adapter aux paramètres de ce nouvel âge. Et pour cela, nous disposons de l’outil idéal: la méditation.

En septembre 1975, Yogi Bhajan a enseigné une série de cinq méditations pour traverser cette période grise avec grâce et dignité, sans baisser les bras, sans se laisser emporter par les vagues d’angoisse de cette transition, sans perdre le contact avec le soi authentique.

1. Méditation pour un mental serein et des nerfs solides


Cette méditation calme et équilibre le mental, développe la patience, et renforce le système nerveux. Elle est particulièrement recommandée pour se prémunir de l'irrationalité, et pour apprendre à rester calme dans les situations qui nous confrontent.

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Les yeux sont presque fermés.

Pour les hommes: posez la main gauche sur le giron, en buddhi mudra: les bouts du pouce et du petit doigt se touchent, les autres doigts sont tendus. Levez la main droite au niveau de l'oreille, paume vers l'avant, en surya mudra: les bouts du pouce et de l'annulaire se touchent, les autres doigts sont tendus vers le haut. 

Pour les femmes, c'est l'inverse: posez la main droite sur le giron, en buddhi mudra: les bouts du pouce et du petit doigt se touchent, les autres doigts sont tendus. Levez la main gauche au niveau de l'oreille, paume vers l'avant, en surya mudra: les bouts du pouce et de l'annulaire se touchent, les autres doigts sont tendus vers le haut.

Dans tous les cas, faites en sorte que les ongles des doigts ne se touchent pas.

Dans cette posture, respirez longuement et profondément, pendant 11 minutes. Jour après jour, vous pouvez  augmenter le temps de pratique jusqu'à 31 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, puis expirez. Levez les mains au dessus de la tête, doigts écartés, et secouez vigoureusement les bras et les mains pendant au moins une minute. Puis détendez-vous.

2. Méditation pour le confort intérieur et la satisfaction


Cette méditation vous fera vous sentir à l’aise et satisfait. Elle contribue à équilibrer le cerveau en renforçant votre capacité intérieure d'être en permanence en contact avec votre soi supérieur.

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. 

Pour les femmes: connectez le bout du pouce et du majeur de la main gauche, et la bout du pouce et de l’auriculaire de la main droite, sans que les ongles ne se touchent. 

Pour les hommes, c’est l’inverse: connectez le bout du pouce et du majeur de la main droite, et la bout du pouce et de l’auriculaire de la main gauche, sans que les ongles ne se touchent. 

Détendez les épaules, et maintenez les mains devant la poitrine sans la toucher, distantes d’une vingtaine de centimètres, les doigts pointant vers l'avant.

Dans cette posture, détendez les paupières, et fermez les yeux presque complètement. Respirez longuement et profondément, et méditez ainsi pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, serrez les poings des deux mains pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.

3. Khalsa Mūl Mantra 


Pratiquez cette méditation pour recharger votre aura, pour rayonner, pour avoir une mine radieuse et freiner les effets du vieillissement. 

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Posez les mains en giān mudra sur les genoux: les bouts des pouces et des index se touchent; les autres doigts sont tendus, les paumes vers l’avant.

Dans cette posture, chantez le mūl mantra en prolongeant les syllabes longues pour vider les poumons (sauf sur kartā purkh et jap):

inspirez profondément par le nez;

ik ong kār 
inspirez profondément par le nez; 

sat nām 
inspirez profondément par le nez; 

kartā purkh
expirez, puis inspirez profondément par le nez;

nirbhao 
inspirez profondément par le nez;

nirvēr 
inspirez profondément par le nez;

akāl mūrat 
inspirez profondément par le nez;

ajūnī
inspirez profondément par le nez;

sēbhang
inspirez profondément par le nez;

gurprasād 
inspirez profondément par le nez;

jap
expirez, puis inspirez profondément par le nez;

ād sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh, puis inspirez profondément par le nez

jugād sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh,puis inspirez profondément par le nez 

hē bhī sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh, puis inspirez profondément par le nez 

nānak hosī bhī sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh, inspirez profondément par le nez pour recommencer.

Chaque inspiration est complète, et chaque phrase doit utiliser toute la respiration. Les quatre dernières phrases se terminent par le souffle libéré par la bouche sur le son chhh comme le son d'un serpent sifflant. C'est sur cette précision que reposent les effets de cette méditation.

Continuez ainsi pendant un minimum de 11 minutes. Puis, jour après jour, augmentez le temps de pratique jusqu'à 31 minutes.

Avec suffisamment d'expérience, vous pourrez même aller jusqu'à 11 cycles entiers (soit un temps de pratique entre 45 minutes et une heure).

Pour terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.

Pour extraire les effets de cette méditation et en profiter au mieux, pratiquez quotidiennement pendant 40 jours. 

4. Méditation pour la vivacité d’esprit


Confrontés à des circonstances inhabituelles, anormales ou que nous ne comprenons pas, notre réaction est souvent la même: stress, peur, panique, confusion, repli sur soi, agressivité… Mais nous pouvons répondre plutôt que réagir: cette méditation aide à développer l’attitude, la présence et les réponses adaptées à de telles circonstances, en neutralisant la partie centrale du cerveau et stimulant notre vivacité d’esprit. 

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Amenez la main gauche devant le haut de la poitrine, sans la toucher, la paume bien plate, tournée vers le côté. Faites « marcher » l'index et le majeur de la main droite: remonter le long de l’axe central de la paume gauche, entre le centre de la main jusqu'au bout du majeur et de l'annulaire, et puis descendez à reculons.

Détendez les paupières, et fermez les yeux presque complètement, et continuez ainsi, lentement et avec une forte pression sur la paume. Traversez la gêne, voire la douleur, ainsi occasionnée. Continuez pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.

5. Méditation à faire quand rien d'autre ne fonctionne


Quand vous êtes à bout de nerfs, au bout du rouleau; quand vous ne savez pas quoi faire, quand rien d'autre ne fonctionne… cette méditation est efficace! 

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. 

Entrelacez les doigts en arrière. Détendez les épaules, placez ce mudra à la hauteur de centre de la poitrine sans la toucher, les paumes vers le haut, les doigts tendus, les pouces tendus vers l’avant.

Dans cette posture, détendez les paupières, et fermez les yeux presque complètement. Chantez le Gurū Gaitri Mantra:

gobinde mukande udāre apāre 
harīang karīang nrināme akāme

« qui soutient, qui libère, qui nourrit, infini, 
destructeur, créateur, sans nom, sans désir »

Chantez le plus vite possible, jusqu'à ce que les mots soient à peine discernables. Laissez votre chant se transformer en un flux sonore continu.

Commencez par 11 minutes. Puis, jour après jour, augmentez le temps de pratique jusqu'à un maximum de 31 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.



mercredi 1 janvier 2020

2+0+2+0 = 4 : la sangat est la 4e dimension


2+0+2+0 = 4 : la sangat est la 4e dimension
par Shiv Charan Singh


« L’attitude neutre est la joie de Dieu. »
Yogi Bhajan, le 13 janvier 1972

Note: Ceci n’est pas une prophétie. Juste des paroles de contemplation pour l’année 2020.

Passer de 2019 à 2020 mène notre attention et notre énergie du 3 (2+0+1+9 = 1+2 = 3) vers le 4 (2+0+2+0 = 4). Cela peut être représenté par la façon dont un triangle devient un carré.

La forme prise par 4 points rend possibles beaucoup plus de mouvements. Même lorsque les côtés restent de la même longueur, on peut encore faire de nombreuses formes à 4 faces. Le nombre 4 apporte ainsi des ouvertures, des possibilités, des opportunités. Cela peut donner comme un soulagement, un sentiment de liberté. Ou alors une rupture inquiétante dans ce qui est familier, vous laissant dans l'incertitude et dans une tendance à la paralysie dans le but de garder un sentiment fallacieux de sécurité. Il peut être douloureux de vous libérer d'une position fixe. Cependant, le passage au 4 vous confronte doucement à laisser derrière vous ces fausses structures. Si cette ouverture se fait vers le soi supérieur, vers une plus vaste conscience, alors elle devient une coupe de réception et de partage. Tandis que si cette ouverture se fait vers le soi inférieur, alors on risque de tomber dans un abîme, dans le plan subconscient du 2 (le mental négatif), là où il n'y a pas de réceptivité.

L'ouverture vers le 4 est intérieure. Le cœur s'ouvrant à ses propres secrets intérieurs. C'est une révolution interne où vous vous rendez nu-e à vous-même. Ce n'est pas s’exposer au monde qui vous entoure. Tout ce qui a pu être scellé, même à votre propre attention, commodément enfoui dans le subconscient, s'offrira à la dissolution par la conscience. C'est une possibilité qui vient avec le mental neutre.

Dans le langage des nombres, l'année 2020 se résume au nombre 4 (2+2). Selon la Science Spirituelle de la Numérologie Appliquée, le nombre 4 fait référence au mental neutre. Le mental neutre nous donne la possibilité de fonctionner dans la vie en étant libre des effets de multiples influences qui conditionnent nos décisions et nos réponses au monde. Des influences telles que la honte, la culpabilité et la colère qui s’appuie sur notre histoire passée, les attentes, les espoirs, la pression sociale, les médias, les attachements, les peurs, le besoin d'approbation, les schémas de dépendance, et même des choses comme le climat, la saison, les mouvements planétaires, les attractions et distractions qui nous entourent, et bien plus encore.

Neutre ne signifie pas qu'il n'y a pas de différenciation, ou que toutes choses doivent être vues et traitées comme étant les mêmes, ou comme ayant la même valeur. Le neutre n'attribue aucune valeur spécifique aux choses, aux événements, au moment de la journée, aux formes ou aux couleurs, aux personnes, etc. Il rencontre et embrasse toute chose telle qu'elle est. Pleinement conscient de la diversité de la création dans toutes ses particularités. Sans accorder une importance excessive à quoi que ce soit. Néanmoins, le mental neutre reconnaît la priorité du moment et choisit consciemment de faire face à l'inévitable. Et s'y engage de tout cœur. La neutralité vous permet d'être libre de tout attachement, pleinement capable de prendre des décisions intuitivement informées, tout en étant libéré-e de la peur des conséquences.

La juste neutralité est un état dynamique de non-attachement, qui se situe entre l'attachement et le détachement. C'est un état d'être qui vous libère des attachements et vous permet d'être dans l’honnêteté ; de percevoir la réalité et de vivre par elle. Il est impossible de demeurer activement dans l'état de neutralité sans être également dans une consciente et perpétuelle confiance, qui est aussi la véritable nature de la prière. Sinon, votre neutralité devient un état d'insensibilité et d'apathie, figé, détaché et paralysé. Ou alors il se transforme en un doute tremblant, une incertitude et une confusion, où l'hésitation devient ne réaction habituelle à la vie.

Il y a une petite voix dans votre cœur qui veut être entendue. C'est une voix qui veut vous mener au-delà du monde limité de la personnalité individuelle (l’ego) vers la conscience communautaire. C’est une voix qui dit « nous », et non « moi ». Le recours, l’appel, à la communauté nous éloigne d'une vie basée sur l'acquisition et l'avoir. Vers une vie de don et de partage. Le cœur humain est une Coupe de Prière, à travers laquelle le donner et le recevoir ont vraiment lieu.

Note: On parle ici du chakra du Cœur, pas du cœur en tant qu’organe.

La communauté spirituelle (la sangat), tout comme le cœur intérieur, est le creuset ; le calice, au sein duquel l'âme humaine qui s’élève et l'Esprit Divin descendant fusionnent, pour donner naissance à l’humain nouveau, l’être de lumière.

C’est dans la sangat que se rencontrent l’animal et l’ange. La conscience communautaire est un environnement où la vérité prévaut et l’emporte.

La neutralité et la connexion intérieure au « nous » garantissent que votre perception est illuminée par la lumière de la vérité, la lumière de la conscience. La réalité devient le fondement de toutes vos décisions. C'est le lieu de l'honnêteté, de la sincérité, de l'authenticité, de la réalité et de la véracité.

Vous pouvez définir votre cœur comme ouvert ou fermé. Néanmoins, c'est l'endroit où vous embrassez toute l'humanité. Où vous ressentez l'amour de tous et la douleur de tous.  Cependant, si vous niez, opprimez ou engourdissez la douleur, vous faites de même avec l'amour. Dès lors, il n'y a plus aucune base pour la vie humaine, mais seulement pour une vie fondée sur l'impulsion individuelle, l'instinct, le désir et l’auto-satisfaction.  Or c'est l'humain en vous qui peut rencontrer, connecter et éveiller l'humain chez les autres. C'est l'humain en vous qui peut guérir les blessures humaines des autres. De même, c’est l’humanité des autres qui vous éveille à votre vraie identité et vous inspire à prendre le risque de vous ouvrir et à vous rendre vulnérable, et à aimer et à partager l’amour.

Tomber dans le cœur, c'est tomber en amour. Tomber dans le cœur, c'est entrer dans un domaine incertain et inconnu. Tomber dans le cœur, c'est faire appel à vos possibilités intérieures. Tomber dans le cœur, c’est ce qui attire les opportunités. C’est un endroit pour « être » et non pour « faire ». Alors une nouvelle qualité d’action naît de l’état d’être. Le cœur est comme le bouton d'une fleur, tandis que la ligne d'arc (le halo) est comme la fleur ouverte.

Il y a plusieurs façons dont vous pouvez être suspendu dans le cœur. Dans un retrait intérieur, vers le bouton du cœur, pour vous refermer, vous arrêter, perdre toute sensation, vous recentrer, vous connecter au soi, vous rassembler. Un retrait à la source de la vérité intérieure. La source de votre humanité. L'inconnu intérieur. Le moi possible. La source de toute poésie.

La poésie est le bourgeon de l'éveil. La voix calme parle dans une langue différente de celle du mental rationnel. C'est la voix de l'enfant (cf. Yogi Bhajan à propos de cette voix) : pas l'enfant blessé de cette vie-ci, mais le vrai enfant, l’enfant de l'esprit ; l'enfant éternel qui est libre de toutes les histoires qui s’appuient sur une identification fausse et temporaire. L'enfant qui sait être dans l’instant perpétuel.

Tomber dans le cœur : voilà une belle révolution qui peut conduire à la révélation. Cependant, cela peut aussi être un voyage de révolte sociale et d'émeutes qui ne mène qu'à des problèmes. Une déconstruction des normes sociales peut être le fondement de la libération, mais aussi une rupture menant à l'anarchie. Lorsqu'il est évident que le navire coule, le capitaine crie « chacun pour soi » (sauvez-vous !). L'esprit de la communauté humaine consiste à se maintenir à flot. Pour apporter de la flottabilité à la conscience collective.

Revoyons, et un peu plus profondément, la nature de la sangat:


« La sangat désigne cette congrégation d'affection, qui peut travailler à la libération. »
Yogi Bhajan

La sangat est un test de réalité, un environnement pour éveiller le mental neutre, un rassemblement où « nous sommes nous et nous sommes Dieu » (hamī ham brahm ham) devient une expérience directement vécue, et où la vérité se déploie naturellement. Sangat signifie se rassembler en congrégation, se rassembler pour développer un sentiment d'unité. Être 1 en esprit. Il est temps de concentrer votre intention de vous réunir, de chanter ensemble, de méditer ensemble, de manger ensemble, d'être ensemble. 

La conscience de la sangat est le résultat naturel de la conscience intérieure du « nous ». Elle peut être décrite de plusieurs façons: un rassemblement informel; un état d'intérêt désintéressé; être en contact avec les autres comme une invitation et non comme une demande; une enquête et non une analyse; être curieu-se et non interrogati-ve; être en contact sans être intrusi-ve; tenir sans s'accrocher; être intéressé-e sans chercher; être disponible sans attendre.

Participer par le service:


Vous faites partie de l’espèce humaine, pour laquelle participer a du sens. Participer permet un flux, un donner et un recevoir. Il s’agit de participer à l'humanité, et pas simplement participer à l'industrie de la consommation, au tourisme, au spectacle, au lèche-vitrines, aux jeux du casino, etc. On pourrait appeler tout cela « participer à la maya ». Il s’agit plutôt de participer à l'interaction humaine, aux relations humaines, au développement humain, à l'évolution. Participer au déploiement du véritable potentiel humain. Ce n'est pas forcément cela qui est mis en évidence dans l’acquisition matérielle ou sociale, ou la quête de renommée ; dans la richesse, la course à l’avantage sur les autres, la promotion au travail, l’acquisition d’une nouvelle voiture ou d’une maison plus grande, ou toute autre chose qui favorise directement ou indirectement le sentiment de sa propre importance.

La valeur de ce qui fait de nous des êtres humains, et pas seulement des animaux, réside dans le fait de donner. Et la valeur du don vient de ce qu’il est fait sans intérêt personnel. Le service désintéressé (le seva) nécessite l'investissement actif du mental neutre. Le seva est une méditation en soi. C'est une coupe de prière. Un appel à l'inconnu en soi, à travers le cœur intérieur, vers la réalisation de l'impossible. Apporter ce qui semble indisponible ; répondre aux besoins à partir d'une offre infinie. La coupe de prières ouvre le flux afin que le Divin puisse donner à travers nous. Dieu est le vrai donateur. De ce fait, donner est divin. Le seva neutralise les nombreux problèmes du mental qui viennent de l’importance du « moi, moi, moi » (je n'aime pas / je veux, je n'aime pas, etc.) et les transforme en accord avec le sens de « nous-en-moi ». C'est la conscience, profondément intuitive, que la peine de l'autre est aussi votre peine, que le bénéfice de l'autre est aussi votre bénéfice, que la joie de l'autre est aussi votre joie.

On aura toujours besoin de la prière du seva, ainsi que du seva de la prière.

Ce n'est pas le moment d'attendre que la communauté se fasse. Ni d’être occupé à chercher votre communauté. Le moment est venu de bâtir une communauté. Se demander, non pas ce que je peux obtenir de la communauté, mais ce que je peux offrir, ce que je peux apporter.

Partout où vous identifiez un besoin, une absence ou un manque. Puisque c’est venu à votre conscience, alors c'est vous qui êtes appelé-e à y faire face. Et quand cela semble impossible alors vous pouvez au moins offrir une prière.

Se relier aux autres à partir d'une conscience communautaire. Nous avons bien plus en commun que les différences que nous avons tendance à souligner. Nous sommes créés à partir des 5 mêmes éléments, nous respirons le même air, nous habitons le même champ magnétique planétaire, notre sang et nos os ont la même couleur, nous marchons sur la même planète et partageons les mêmes ressources. Nous voyons les mêmes couleurs de l'arc-en-ciel, alors pourquoi ne voyons-nous pas la même essence briller à travers les yeux de tous. Le temple de l'ère du Verseau, c’est le sangat. Chaque âme en est une brique. Il est soutenu par la conscience du seva, la prière et la confiance que vous placez dans votre prière.

Un peu de numérologie supplémentaire:


Le diagramme ci-dessous met en forme le cheminement vers le nombre 4, et notamment la façon dont il doit passer deux fois par le 2, ce qui est particulièrement significatif dans une année comme 2020 où le 2 est présent 2 fois.
La première rencontre du 2 est dans le passage du 1 au 2, qui coupe la ligne du 3 au 4. Un premier signe de ce qui arrivera. L'innocence est une qualité du 2 qui peut servir de mot de passe pour avancer. Sinon, le 3 renforcera la négativité subconsciente et bloquera la progression de l'âme, le 1.

La deuxième rencontre avec le 2, c'est quand le 3 tente de porter l'âme, le 1, pour atteindre le 4. Dès lors, l'innocence combinée à l’affirmation de sa vraie identité sera la clé qui ouvre la porte intérieure du cœur.


Être vrai à son véritable soi intérieur


Dans le Mul Mantra de Gurū Nānak, le 4e stade est sat nām, qui signifie « vraie identité ». Lorsque vous êtes authentique et véridique, alors vous êtes vrai. Dieu est vérité, et la vérité est Dieu. L'authenticité se situe tout près de la divinité. Il n'est pas facile d'être véridique. Ni de connaître la vérité d'une situation, à chaque instant. Cependant, la voix intérieure a recours au principe négatif pour vous alerter de ce qui n'est pas vrai. Par conséquent, le bon usage du mental négatif (le 2) vous servira à être véridique.

Seul le mental négatif est conçu pour identifier les problèmes et les obstacles. Mais lorsque ceux-ci sont mis à la lumière de la réalité, dans la vérité du cœur, alors ils ne sont plus perçus comme des problèmes. Chaque défi est plutôt un moment d'opportunité riche en possibilités.

Le mental négatif constitue les racines innocentes de notre désir et le pur instinct qui nie l'impur. Sa vertu est d'obéir à l'appel innocent, au cri de l'âme, qui coule comme l'eau et trouve son chemin vers l'océan en s'éloignant des obstacles pour trouver son creux naturel.

La prière et le seva peuvent servir à extraire le flux d'émotions du domaine subconscient, instinctif et organique du mental négatif, et à le déplacer dans le domaine intuitivement conscient de la dévotion par le cœur.

Le double négatif : 2 + 2 ou 2 x 2 = 4


Il est temps de prêter attention à la tension du 2.

L'année 2020 contient évidemment deux fois le nombre 2. Ceux-ci seront encore amplifiés ou éclipsés par le double 0 (zéro) qui est également présent. Le 2 représente le mental négatif, et il peut avoir un grand pouvoir de motion, de mise en mouvement. Le « désir d'appartenir » (longing to belong) peut devenir une émotion vers la dévotion. Sinon, il devient un état désespéré et quémandant par lequel nous descendons pour nous noyer dans le trou noir du désespoir, de l'impuissance et de la dépression.

Le double 2 peut entraîner un doublement de la dualité, une division plus profonde de la polarisation croissante qui est de plus en plus présente dans de nombreuses régions de notre monde collectif. Il peut également apporter un désir intense et insupportable, un fossé sans fond de dépression froide, un sentiment de manque qui ne connaît aucune satisfaction.

Tôt ou tard surgit en vous un fort sentiment de ne pas vouloir que les choses continuent comme ça. Une version naïve de cela serait « je ne veux plus vivre ». Mais ce que cela signifie vraiment, c'est que « je ne veux plus vivre comme ça et je ne sais pas encore comment je veux vivre ». Cela, c'est la voix des filles de l'humanité qui aspirent à être entendues, et qui doivent l’être. 

Mais à travers le 2 lui-même, il se peut qu’il rester en permanence dans l’état d’esprit d’être contre quelque chose ou quelqu'un - ce sont les mouvements « anti- ». On fait campagne et l’on crie contre tout ce à quoi l’on s’oppose. Alors que le 4 nous demande de nous concentrer sur ce pour quoi on est.

D'où la nécessité d'un éveil, en prière, du « nous en moi ». La coupe qui peut contenir même la séparation la plus éloignée et les parties les plus disparates de soi et de la société, et apporter une plus grande unité. C’est pour cela que l’on dit « tombez dans votre cœur, ne laissez pas votre cœur tomber ». Cela nécessite de se souvenir, avec une discipline intérieure constante. 1+2+3+4 = 10. Par conséquent, la prière peut générer quelque chose d’extraordinairement plus grand que la somme des parties. Les manifestations collectives, les marches de protestation et les émeutes dans les rues du monde entier, bien que pleines de danger et d'illusions, peuvent également provoquer des changements qui sembleraient impossibles autrement. C’est la voix du « nous » qui dit « arrêtez, on n’en veut plus ». Il y a ici une mise en garde : le sentiment de trahison alimente la colère, et toute action née de la colère, de la victimisation et du reproche a tendance à échouer à la fin. Elle mène à la déception, à une dépression de plus, et à des stratégies qui renforcent la séparation et la dualité. Contrairement à un appel à s'unir et à entreprendre une action collective efficace pour un changement significatif. Nous pouvons être plus efficaces pour ouvrir la porte à la 4e dimension (le « nous »), par des moments de solidarité en prière silencieuse, ainsi que des actions dans la rue pour venir aide à celles et ceux qui en ont besoin (comme cela se passe dans les rues du Liban, d’Iran et d’autres pays où l'État ou le gouvernement échoue).

Il n’est plus temps de porter des accusations et d'augmenter la tension et la séparation dans la dualité. De lancer des pierres sur la police ou les soldats dans la rue. Il est plutôt temps de leur apporter des présents, de leur tenir la main et de prier pour leur éveil, pour leurs enfants. L'association du 4 à la prière nous rappelle que c'est aussi le nombre des miracles. Que quelque chose peut naître à partir de rien. Grâce à son miracle, 2x2 ou 2+2 = 4, un 2 peut annuler l’autre 2 d’une manière qui élève et transforme.

Désirer être sans désir.
Douter du doute.
Ne pas se contenter de supporter l'insupportable: le transformer par la prière.
Ne pas se contenter d'accepter l'inacceptable: le transformer par le seva.
Ne pas se résigner à tolérer l'intolérable: l’adresser au « nous » collectif et le dissoudre en faisant confiance au miracle du cœur.
Dire non à l’approche « anti- »: devenir pour quelque chose.

L’utilisation consciente du pouvoir du « non », appelé aussi « savoir-faire du non », est maîtrisée par la négation de la négation. Dire « non » au « non » qui nie le « nous ». Écouter le « non » qui dit « ni ceci, ni cela».

Et de cette façon, trouver la vérité.

Gurū Nānak a affirmé le 1 en tou-te-s. Et son nom lui-même est un rappel du double négatif. Ne jamais dire non au 1 (nā na ek). Tout le monde fait partie de L’Un-e. Comme nous en faisons partie, nous sommes appelé-e-s à participer. Et, encore une fois, le sangat (la communauté), la prière et le Seva en sont le chemin.

Gurū Nānak a également lancé un puissant appel à participer à l'humanité dans une seule ligne de sa composition, le Japji:
āī panthī sagal jamātī man jītē jag jīt
Une traduction résumée, avec plusieurs niveaux de signification, pourrait être:
« Viens, ô voyageu-se (rejoindre) tous (tes) semblables (l'humanité)...
(de cette manière), conquiers le mental pour conquérir (surmonter et  réussir dans) le monde
(à traverser l'océan du temps et de l'espace, la maya) »
Grâce à la conscience de la communauté humaine, au-delà de la pensée sectaire, soyez victorieu-se de votre propre mental, pour être victorieu-se dans le monde. Non pas être victorieu-se comme pour « diriger le monde ». Mais victorieu-se dans la traversée de maya. Victorieu-se dans la transformation du karma en dharma. Victorieu-se en devenant non-  attaché-e et libre de l'influence des polarités. Victorieu-se en entrant dans le 4e état, la 4e dimension, et en accomplissant votre destinée. C'est la bénédiction de la conscience de sangat.

Puissiez-vous tomber pleinement en votre propre cœur
Puissiez-vous connaître la coupe de l'amour
Puissiez-vous faire l’expérience de la vibration de l'Un-e
Au plus profond de votre être intérieur
Que votre coupe déborde avec abondance
Pour devenir service de la lumière de la vérité
En tous les êtres vivants et en toute la nature
Que notre unité l'emporte sur notre dualité
Réveillons-nous et embrassons
Arrêtons, respirons, ressentons et soyons
Et ayons confiance en l'unité de l'humanité

SCS

lundi 30 décembre 2019

Le nombre 3 pris en sandwich entre les nombres 2 et 4


Le nombre 3
pris en sandwich entre les nombres 2 et 4

par Shiv Charan Singh


Le nombre 3 est pris en sandwich entre les nombres 2 et 4. On peut regarder ce phénomène selon divers perspectives : l’effet du 2 et du 4 sur le 3 d’une part, et l’effet du 3 sur le 2 et le 4 d’autre part.

Souvenons-nous que l’activité première du mental positif est d’affirmer, d’élaborer et de renforcer tout ce qui arrive dans son domaine.

Imaginez maintenant le 4, le mental neutre, dans son état de confusion karmique, de doute et de paralysie, et le 2, le mental négatif, dans sa spirale chaotique de trou noir karmique, de dépression et de plainte permanente.

Il y aurait alors très de peu de chance laissée au mental positif, le 3, pour être quoique ce soit d’autre que la victime de son environnement, et d’être occupé à plein temps à renforcer les qualités qu’il trouve alentour. En d’autres termes, le mental positif n’aurait pas d’autre posture que de confirmer son impuissance et son désespoir en la vie. Le stress d’une telle posture se développerait finalement en une sorte d’apathie suicidaire.  Le mental positif en serait suffoqué, faible, et consumé dans ce sandwich.

Vous noterez l’absence du nombre 1 dans le scénario ci-dessus : pas un seul instant, pas une seule pensée, ne serait laissés à l’âme.

Le mental positif peut bien essayer de résister et de défendre une autre posture. Mais dans la plupart des cas, la pression du 4 et du 2 compresse le 3, qui perd ses couches de résistance, ses défenses devenant toujours plus faibles. Ses excuses et ses histoires apparaissent de plus en plus vides de sens, inutiles. Ses décorations cosmétiques s'écaillent et se fanent. Son sens des valeurs diminue. Sa position dans l'espace serait démantelée et il n'aurait plus l'impression d'avoir sa place dans le monde.

Dès lors, cela peut être compris comme une situation de « burn out » et d’effondrement, et il ne resterait plus qu’une victime passive, en colère, déclarant que « ce n'est pas juste » et espérant de la pitié.

Mais il existe une importante alternative, à ne pas manquer : cette pression peut produire beaucoup de chaleur, et la compression vous réduire à un seul point.

Cela catalyserait la séquence 3142. Ainsi, le 1, l'âme, ferait maintenant partie de l'équation.

Pensez maintenant au sutra pour l’Ère du Verseau :
« Quand le temps est sur vous, agissez et la pression disparaîtra. » 
Cela implique qu’il y ait un événement auto-initiateur.

Le 2 représente le temps fini ; le 4, le moment présent. Leurs qualités temporelles karmiques font pression sur le 3. Et lorsque la pression temporelle du 2 et du 4 est sur vous, alors agissez. L'action, c’est le 3. Et par cette action, la pression du « temps 2 » et celle du « temps 4 » est coupée et leurs qualités se transforment. Toute la question est de savoir si ce changement sera une réaction (karmique), ou bien « agir pour ne pas réagir » (Yogi Bhajan). Dans la réaction, la paralysie du 4 devient plus forte, plus rigide, et l'impuissance du 2 vous plonge plus profondément dans le désespoir et la désespérance.

Mais par une action correcte, le 3 peut prendre de l’expansion et donner de la place à l'âme.

L’action juste, c’est le Dharma. Tout ce que vous faites dans votre vie, et qui donne de la place à l'âme, est de l’ordre du Dharma. Une action qui se développe de l'intérieur. Et qui ouvre un espace qui vous permet de respirer à nouveau.

Dans la réaction, vous élargissez la liste de vos ennemis. Dans la réaction, vous alimentez la flamme du désespoir. Dans la réaction, vous exposez votre impuissance. Dans la réaction, vous vous enfermez plus encore dans la prison dont vous essayez de vous échapper. Sans que rien de tout cela ne vous apparaisse clairement.

L’action juste est une expansion qui vous tient occupé-e à affirmer l'âme, et la renforcer. N'oubliez pas que même une action fausse générera toujours, selon la loi de cause à effet, un effet. Donc, agir selon ce que vous savez être juste, que vous vous sentiez motivé-e ou non, servira toujours de catalyseur pour créer un espace dans lequel l'âme pourra habiter et se développer. Cela s'appelle « créer un moule pour votre âme » (Yogi Bhajan).

Lorsque le 2 et le 4 entraînent le 3 dans une « dépression froide », alors il est essentiel de faire travailler le 3 pour le compte de l'âme. Le 3 aime être occupé. Mais pouvez-vous le guider de telle façon qu’il soit occupé au nom de l'âme ?

« Ô mon mental positif, laisse de côté toute autre chose. Développe et renforce l'âme sur son chemin vers la conscience. Laisse de côté toute autre chose. »

« Je suis, j'existe, j'ai le droit d'exister,
Je suis, et j'aime le fait que je suis,
Je vis, j'ai le droit d'être heureux, je vivrai heureu-se,
Je suis ici, et je suis heureu-se d’être ici, sous cette forme, dans cette incarnation, maintenant. »
En d'autres termes, le mental positif n'a pas besoin d'attendre que le 2 et le 4 soient dans de saines conditions.

Il peut plutôt être entraîné vers le 1, l'âme, et ainsi guider le mental négatif, le 2, et le mental neutre, le 4, vers une nouvelle manière d'être.

Quand le 3 guide le mental négatif, le 2, vers la vraie nature de son chagrin, c'est-à-dire son désir d'appartenir à ce à quoi il appartient déjà, l'Infini ;

et qu’ensuite le 3 peut demander à la neutralité du Cœur, le 4, d'apporter ses bénédictions et de révéler ses vérités ;

lorsque ce désir pur et infini, et la simplicité du cœur ouvert et confiant se rassemblent sur et autour du mental positif, le 3 ;

alors le « choix sans choix » devient un commandement intérieur qui initie une révolution de votre être.

Et vous faites avec plaisir et enthousiasme ce que vous avez à faire, ce que vous seul-e pouvez faire.

Que ce choix soit le vôtre en 2020 = 4.

lundi 4 novembre 2019

Prānāyāma pour équilibrer l'énergie mental


« Dans les pays occidentaux, le yoga concerne uniquement les muscles du corps et tout cela avec un peu de méditation. En réalité, le processus consiste à enseigner aux gens prānāyāma et pratyāhāra. Et l’élément fondamental que nous devons apprendre et acquérir de nous-mêmes est pratyāhāra: comment se synchroniser avec le Vide. Nous devrions être en mesure de nous réduire à zéro. Et là, nous avons le pouvoir. Zéro peut tout multiplier, et ramène tout à zéro. » Yogi Bhajan

Prānāyāma, pratyāhāra et méditation


Le mental connait de nombreux états et étapes. Il génère constamment les ondes de pensée dont vous avez besoin pour que vous et votre cerveau puissiez être en relation au monde. Normalement, les gens enseignent aux méditations de restreindre le flux de la pensée. Or vous ne pouvez pas empêcher les pensées d'être produites, mais vous pouvez modifier votre relation avec elles de manière sélective.

La plupart des méditations vous mènent à l'état de suspension ou de vide. Quelques-uns vous apprennent même à atteindre l'état de pratyāhāra, l’absorption. Concentrer la méditation du mental sur cet état précis : voilà le travail de ce prānāyāma.

Comment pratiquer


Assis en posture confortable, la colonne vertébrale droite, le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. Les paupières presque fermées, concentrez votre regard sur ājnā, entre les sourcils.

1. Dans cette posture, fermez la narine droite avec l’index droit (ou « doigt de Jupiter »). Inspirez profondément par la narine gauche. Puis suspendez la respiration pendant 45 secondes. Enfin, avec le même doigt, fermez la narine gauche, et expirez par la narine droite en quatre étapes.

Continuez ainsi pendant 3 à 4 min.

2. Pratiquez la même séquence respiratoire, en expirant cette fois, toujours par la narine droite, mais en huit étapes.
Continuez ainsi pendant 10 min.

Puis inspirez profondément par les deux narines, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez-vous.

jeudi 5 septembre 2019

Série de Kundalini Yoga pour le Cœur


«Ne haïssez personne, aimez tout le monde. Cela ne vous coûtera rien. L'amour ne coûte jamais rien. L'amour est l'acte le plus égoïste. Cela vous donne tant de protection, de grâce et de rayonnement ! Cela ne vous donne aucune petitesse ni souffrance. L'attitude de la vie consciente est d'aimer et de donner grâce à quelqu'un digne de votre confiance. Ne cherchez rien des gens. Donnez plutôt de l'amour et comptez sur Dieu. »  Yogi Bhajan
Le quatrième chakra est le chakra du Cœur, ou Centre du Cœur. Il s'appelle anahata, et représente l'ouverture  aux ressentis, à la compassion et à la capacité d'aimer. Au cœur de ce chakra, il n'y a pas de conflit. Le Ciel et la Terre sont en équilibre. La compassion centrée sur le cœur est universelle et inconditionnelle.

Voici une série de Kundalini Yoga, enseignée par Yogi Bhajan dans les années 1969-1970, qui agit sur anahata. Elle stimule l'énergie dans les trois premiers chakras et la canaliser et l'élever jusqu'au Centre du Cœur.

1. Courrez sur place en pendant 1 min face à chaque direction : 1 min vers le nord, 1 min vers l'est, etc.










2. Assis les jambes tendues devant vous, sautez sur place en soulevant le corps avec les mains. 1 à 2 min







3. Kundalini Lotus : en équilibre sur les fesses, attrapez vos gros orteils et tendez les jambes. Gardez le dos droit, dégagez la poitrine, et respirez longuement et profondément pendant 2 à 3 min






4. Balade à dos de chameau : 
a) Assis en posture confortable, jambes croisées. Agrippez fermement les chevilles. Inspirez en ouvrant la poitrine et en creusant le dos, expirez en faisant le dos rond. Continuez pendant 2 à 3 min
b) Continuez le mouvement en inspirant sur 5 mouvements et expirant sur 5 mouvements, 2 à 3 min






5. La Grenouille : accroupi, les talons soulevés et en contact, les doigts sur sol, les bras tendus entre les jambes. Inspirez en levant les fesses et baissant la tête pour regarder les genoux, toujours sur la pointe des pieds. Expirez en retournant dans la posture initiale, le regard droit devant et les talons toujours en contact. Faites cela 54 fois







6. Posture du chameau : assis sur les talons, les paumes des mains sur les plantes des pieds. Soulevez le bassin, les cuisses perpendiculaires au sol et la tête en arrière. Poussez le bassin vers l’avant. Pratiquez la respiration du feu pendant 1 min








7. Posture de la chaise : accroupi, passez les bras à l'intérieur des cuisses et à l'extérieur des mollets. Les mains sur les pieds, regardez devant vous. Respirez longuement et profondément pendant 1 min. Puis pratiquez la respiration du feu 1 min. Pour terminer, inspirez, expirez et appliquez le mul bandh








8. Posture de Maha Shakti : assis jambes tendues devant soi, penchez le tronc en arrière, en appui sur les mains, les bras tendus et le dos droit. Levez les jambes tendues en maintenant la jambe gauche plus haute que la droite. Pratiquez la respiration du feu pendant 2 min




9. Posture d'étirement (stretch pose): allongé sur le dos, levez les jambes et les bras à 15 cm au dessus du sol, soulevez la tête et le haut de la poitrine, et regardez vos orteils. Maintenez cette posture en pratiquant la respiration du feu pendant 2 min

10. Ballade à dos de chameau : pratiquez l’exercice 4, mais assis sur les talons. Faites cela 108 fois










11. Le chat-vache : sur les genoux et les mains, les bras et les cuisses verticales, inspirez en creusant le dos et en soulevant le haut de la poitrine et la tête, expirez en faisant le dos rond, la tête entre les bras. Faites cela 108 fois






12. Assis sur les talons, les mains en fermeture de Venus (doigts croisés) sur la nuque, faites des flexions de la colonne vertébrale. Sur l'inspiration, creusez le dos en tirant les coudes vers l'arrière, expirez en faisant le dos rond et en rapprochant les coudes vers l’avant. Faites cela 108 fois




13. Allongé sur le dos, soulevez la poitrine vers le haut. Maintenez cette tension dans la poitrine, et concentrez-vous sur le Centre du Cœur pendant 2 à 3 min

14. Allongé sur le dos, levez les bras à la verticale. Respirez longuement et profondément  pendant 1 min. Puis inspirez, et expirez en baissant les bras et en défaisant toutes les tensions de la poitrine.

15. Allongé sur le dos, couvrez-vous et relaxez-vous profondément pendant 5 à 10 minutes.






mardi 14 mai 2019

Méditation pour ouvrir le Centre du Cœur

«Ne haïssez personne, aimez tout le monde. Cela ne vous coûtera rien. L'amour ne coûte jamais rien. L'amour est l'acte le plus égoïste. Cela vous donne tant de protection, de grâce et de rayonnement ! Cela ne vous donne aucune petitesse ni souffrance. L'attitude de la vie consciente est d'aimer et de donner grâce à quelqu'un digne de votre confiance. Ne cherchez rien des gens. Donnez plutôt de l'amour et comptez sur Dieu. »  Yogi Bhajan

Le quatrième chakra est le chakra du Cœur, ou Centre du Cœur. Il s'appelle anahata, et représente l'ouverture  aux ressentis, à la compassion et à la capacité d'aimer. Au cœur de ce chakra, il n'y a pas de conflit. Le Ciel et la Terre sont en équilibre. La compassion centrée sur le cœur est universelle et inconditionnelle.

Voici une méditation enseignée par Yogi Bhajan le 12 février 1991, pour ouvrir notre espace intérieur de sensitivité et développe les qualités du cœur.


Assis-e sur les talons en posture du Rocher, la colonne vertébrale bien droite. Portez le regard sur le bout du nez. Levez les bras parallèlement au sol, au même niveau que les épaules, les paumes vers le bas. Pliez les coudes, les mains devant le Centre du Cœur, les doigts se touchant presque. 

À partir de cette position, écartez les mains et les bras sur les côtés, en rentrant fermement le nombril et en soulevant légèrement le plexus solaire et le diaphragme. Puis ramenez les bras devant en détendant le nombril. 

Continuez ce mouvement en suivant le rythme de la version du mantra Hamī Ham Brahm Ham par Nirinjan Kaur et Guru Prem Singh. Mais ne chantez pas le mantra: la méditation est silencieuse.

Continuez ainsi pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez, retenez le souffle pendant 15 secondes, puis expirez. Refaites cela deux autres fois, puis détendez la posture.

Extrait du manuel Physical Wisdom édité par KRI.

samedi 23 février 2019

Invoquer un état méditatif

Cette méditation affecte la (glande) pituitaire et le système glandulaire, et son impulsion de rotation horaire et anti-horaire. Faites-en simplement l'expérience. Un effort honnête vous donnera les meilleurs résultats en termes d'expérience.
-Yogi Bhajan, 26 février 1979

Voici une méditation pour réguler l'activité glandulaire. En stimulant systématiquement la glande pituitaire, elle agit sur la conscience et invoque en nous un état méditatif profond. Vous pouvez pratiquer cette méditation pour elle-même, ou l'utiliser pour préparer une autre méditation.

Assis-e en posture confortable, les jambes croisées, le dos droit et le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. Levez la main droite au niveau de l'épaule, le bras et l'avant-bras à la verticale ; la paume vers l'avant, faites un poing avec la main. Levez la main gauche au niveau de l'épaule ; pliez le poignet, la paume vers le haut, les doigts tendus vers le côté gauche. Gardez la main bien à plat. Fermez les yeux presque complètement, et concentrez votre attention sur le bout du nez.

Dans cette posture, inspirez lentement, longuement et complètement. Puis expirez avec la même conscience, la même régularité, et maintenez les poumons vides le plus longtemps possible, jusqu'au seuil de la gêne. Puis inspirez lentement et recommencez.

Tout au long de cette méditation, maintenez consciemment la position des mains. Vous aurez une forte envie de déplacer la main gauche, ou de bouger les doigts, mais n'en faites rien et restez stables

Continuez ce schéma respiratoire (ou prānāyāma) pendant 11 minutes. En augmentant graduellement le temps de pratique, vous pouvez pratiquer cette méditation jusqu'à 31 minutes.

mardi 22 janvier 2019

Bhoj Kriya: manger consciemment pour être en bonne santé

Votre pouvoir est dans votre mental. Votre corps n'est qu'un véhicule. Vous ne mangez pas de nourriture : vous mangez pour votre santé, votre vitalité, votre énergie, votre prospérité, votre force, votre fateh - votre pouvoir de conquérir. Lorsque vous mangez de la nourriture, c’est Dieu-même (que vous mangez). -Yogi Bhajan

Voici un kriya très spécial enseigné par Yogi Bhajan le 13 août 1992. En pratiquant ce kriya, vous découvrirez comment manger consciemment pour générer une bonne santé. Pour ce faire, il vous faut disposer de nourriture que vous pouvez manger avec les mains.

Le kriya est divisé en plusieurs sections : préparation mentale et prière, alimentation lente et consciente, méditation sur la digestion ; puis alimentation inconsciente ; et enfin, nettoyage. C'est un outil unique et efficace pour se sensibiliser à la façon dont on mange. La pratique complète demande environ 50 à 60 minutes. Puis relaxez-vous et profitez.

Bhoj Kriya, lorsqu’il est pratiqué correctement, vous rend en bonne santé, vous donne de la force mentale, physique et spirituelle, et fait de vous un être tout à fait beau et saint.

Mangez comme cela tous les jours, et vous mincirez. Pas besoin de suivre de régime ! Vous pouvez manger un bon repas pendant la journée et prendre environ une heure. Peu importe ce que vous mangez - même des cailloux ! Bhoj Kriya vous rendra en meilleure santé. Longue sera votre vie, et grand votre pouvoir, si vous goûtez ainsi chaque morceau de la nourriture que vous mangez.

Bhoj Kriya


Le yoga donne une énergie extraordinaire. Il y a tellement d'aspects du yoga. Aujourd'hui, nous allons faire une chose simple. Cela s’appelle Bhoj Kriya. Bhoj signifie « nourriture ». Kriya, c’est comment la manger.

On mange pour vivre. On ne devrait pas gober la nourriture, car les sécrétions de l'estomac sont commandées par la glande pituitaire, sur l'ordre de la glande pinéale. Ainsi, lorsque vous remplissez rapidement votre estomac, vous le faites gonfler immédiatement et vous lui causez un choc, ce qui donne un choc à votre corps pendant les trois heures suivantes. C'est ce que nous appelons des maux d'estomac. Pour que les aliments nous rajeunissent et nous donnent la force de garder un corps jeune, on doit utiliser la salive de notre bouche. Si l’on ne mélange pas la salive à chaque bouchée de nourriture, alors c’est du poison que l’on mange.

Mangez de façon procédurale la nourriture que vous consommez habituellement en quinze minutes, et elle deviendra votre meilleure amie, votre meilleure force et votre meilleur soi. Habituellement, lorsque vous mangez, tout votre système nerveux se met en mouvement, et vous bougez la bouche et la langue ensemble. Mais vous vous contentez de gober les choses, vous ne les mangez pas. Lorsque vous avalez des aliments mal mastiqués, eux avalent votre force, votre vie. Alors il ne reste plus rien de vous. Ralentir son alimentation : voici une des meilleures méditations sur cette terre.

Préparation mentale



1. Apportez le plat que vous aimez le plus. Placez-le devant vous comme si vous étiez servi dans un grand restaurant.

2. Maintenant, asseyez-vous calmement et joignez les mains en posture de prière, fermez les yeux et sentez que vous allez être bénis. Calmez-vous, videz-vous pour recevoir le don de Dieu. S'il n'y a pas de vide, rien ne peut entrer. C'est pour votre nourriture, pour votre accélération, pour votre guérison, pour votre pureté. C'est aujourd'hui, en ce moment-même, superbement merveilleux, béni, heureux. S'il vous plaît, concentrez-vous. Dans votre prière, baissez la tête un moment.

3. Ouvrez les yeux et mettez les mains sur les épaules, main droite sur l'épaule droite, main gauche sur l'épaule gauche - en signe de force. Ensuite, mettez vos mains sur vos genoux - en signe de force. Puis placez les mains sur votre cœur, une main sur l’autre - en signe de compassion. Enfin, touchez votre front, les paumes sur les yeux.

4. Placez les mains au-dessus de votre nourriture, paumes vers le bas pour la bénir. Concentrez-vous et bénissez votre propre nourriture. Établissez une relation calme et tranquille avec votre nourriture et votre esprit. Il y a Dieu en vous - sentez-le, sentez la nourriture morceau par morceau, touchez-la et demandez-lui de faire partie d’elle et qu’elle fasse partie de vous, et qu’il y ait union.

Manger consciemment


5. Maintenant, s'il vous plaît, choisissez ce que vous allez manger avec vos deux mains. N’utilisez pas de cuillère : n’utilisez que vos mains. À chaque bout que vous mettez dans votre bouche, il doit y avoir contact de tous les cinq doigts. Id - le Soi, Jupiter, Saturne, Soleil et Mercure [pouce, index, majeur, annulaire et auriculaire]. Aussi petite que soit votre portion, mettez-la dans votre bouche, comme un baiser. Mâchez-la totalement, librement, ouvertement. Ne fermez pas les lèvres. Votre bouche doit contenir 25 % de salive mélangée aux aliments. La salive est la substance la plus nourrissante, la plus saine et la plus rajeunissante qui soit. Là, juste dans votre bouche. Mâchez-la, ne vous contentez pas de l'avaler.

6. Maintenant, avec votre langue, ressentez la nourriture. Si quelque chose est encore solide, continuez à mâcher. Lorsque la nourriture est molle, comme de la gelée, amenez-la jusqu'au bout de la langue, vous découvrirez qu'elle est douce. Si ce n’est pas le cas, continuez à la mâcher. Les aliments ne doivent pas aller dans la gorge ou dans l'estomac avant qu’elle soit douce à la langue.

7. Très lentement, avalez-la. Ensuite, nettoyez l'intérieur de votre bouche avec votre langue, y compris autour de vos dents jusqu'à ce qu'il n’y reste plus de nourriture. Il ne devrait rester aucune trace de nourriture dans votre bouche.

Maintenant, calmement et sereinement, en suivant la même procédure, continuez de manger s'il vous plaît. Continuez à manger et continuez à discuter, continuez à méditer, continuez à parler à votre nourriture. Toute votre énergie mentale devrait être dans la nourriture. Imaginez simplement que vous êtes assis au Paradis, que c’est Dieu qui vous sert cette nourriture et que vous vous nourrissez. À chaque portion que vous mettez en bouche, répétez ce processus.

Continuez ainsi pendant 35 minutes. Ne terminez pas complètement votre assiette/bol car je vais vous montrer la différence. Alors gardez-en un peu pour pouvoir manger un peu plus tard.

Méditation sur la digestion


8. La main avec laquelle vous mangiez, prenez-la et rapprochez-en tous les doigts en un point et mettez-la dans la paume de l'autre main. Fermez cette main comme un poing sur la main alimentaire. Et sentez-la. Méditez. C’est un processus de guérison par votre propre nourriture. Votre main a touché l'essence-même de la nourriture. Et concentrez-vous. Continuez pendant 3 minutes.

Allez maintenant plus à l’intérieur, et digérez votre nourriture. Transformez-la en nectar. Il y a un dicton qui dit : « Si vous ne pouvez pas bénir votre nourriture, ni vous en lier d'amitié, vous n'avez aucun rapport avec votre propre vie. » Vous avez deux minutes pour vous sentir léger-e. Votre nourriture doit être digérée par la volonté de votre mental. Continuez pendant 4 minutes.


Manger inconsciemment


9. Maintenant, ouvrez les yeux et voyez la nourriture qui vous reste. Mangez cette nourriture comme une vraie bête, gobez-la. Faites ça à l’instant même. Transformez-vous en animaux, gobez, enfournez, enfournez, allez, allez... Rapide, pas mâché, gobé. Attrapez, enfournez. Voyez-vous la différence ? Allez, allez, vite, terminez tout ça : c’est pour que votre corps crée une résistance à cette façon animale de manger. Il y a une façon animale de manger, et il y a une façon humaine de manger. Mais il y a aussi une façon angélique de manger. Manger de façon angélique, c’est sattvic bhoj. Continuez ainsi pendant 4 minutes.

Nettoyer


10. Maintenant, levez-vous. Allez vous laver les mains, le visage, les coudes, les yeux, les lobes des oreilles, le dessus des sourcils et la nuque. Et prenez l'eau et projetez-en sur votre visage.

mardi 8 janvier 2019

Méditation pour la relaxation et la joie

Le Mental Positif


Le Mental Positif sert à affirmer notre propre valeur, notre propre appréciation, notre respect de soi. Employez-le à présumer du meilleur, même dans le pire des scénarios.
Shiv Charan Singh

C’est le mental positif qui nous permet de faire l’expérience de la joie, de l’enthousiasme et de la créativité. Utilisé à bon escient, il perçoit dans chaque opportunité l’occasion de développer votre potentiel. Tel un fidèle assistant dans l’élaboration d’un projet, il calcule, organise et planifie. C’est aussi le mental positif qui vous dit « oui, c’est possible ! Allons-y ! Tiens-bon ! » lorsque d’autres voix en vous, ou dans votre environnement (votre entourage ou la société dans laquelle vous vivez, par exemple), vous suggèrent de baisser les bras.

La pratique de cette méditation stimule le mental positif, qui est la fonction psychique de l’enthousiasme, de l’expression de la créativité et de la capacité à passer efficacement à l’action. C’est aussi la partie du mental qui ressent la joie et l’exprime. Cette méditation vous aidera à développer la conscience du sens de vos actions : travaillez-vous pour satisfaire votre égo, ou pour répondre à l’appel de votre soi intérieur, de votre âme ?

Yogi Bhajan, lorsqu'il a enseigné cette méditation le 19 février 1979, a précisé qu'elle peut avoir pour effet de vous faire légèrement « planer ». Alors assurez-vous de la pratiquer lorsque vous n’avez pas besoin de faire quoique ce soit de trop important dans les deux heures qui suivent.

Comment pratiquer



Asseyez-vous en posture confortable : les jambes croisées le dos droit, le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. 

Amenez les mains devant le centre de la poitrine. Dans votre main gauche, placez le bout du pouce sur la base de l’auriculaire, et formez le poing autour du pouce. Puis entourez le poing gauche avec les doigts de la main droite, le bout du pouce droit sur la base du pouce gauche. Maintenez ce mudra à une vingtaine de centimètre du centre du cœur (le milieu de la poitrine), mais détendez les épaules ; les coudes sont éloignés de la cage thoracique sans pour autant être à l’horizontale. 

Fermez les yeux presque complètement, et concentrez votre regard sur le bout du nez. 

Dans cette posture, chantez huit fois sur une expiration le mantra harī har

harī har | harī har | harī har | harī har
harī har | harī har | harī har | harī har

Chantez rythmiquement et sur un ton monocorde. À chaque répétition de harī et de har, rentrez légèrement le nombril vers l’intérieur. Continuez pendant 11 minutes. Avec de l’habitude, vous pourrez augmentez votre temps de pratique jusqu’à 21 minutes, puis 31 minutes, voire 62 minutes.


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