mardi 8 janvier 2019

Méditation pour la relaxation et la joie

Le Mental Positif


Le Mental Positif sert à affirmer notre propre valeur, notre propre appréciation, notre respect de soi. Employez-le à présumer du meilleur, même dans le pire des scénarios.
Shiv Charan Singh

C’est le mental positif qui nous permet de faire l’expérience de la joie, de l’enthousiasme et de la créativité. Utilisé à bon escient, il perçoit dans chaque opportunité l’occasion de développer votre potentiel. Tel un fidèle assistant dans l’élaboration d’un projet, il calcule, organise et planifie. C’est aussi le mental positif qui vous dit « oui, c’est possible ! Allons-y ! Tiens-bon ! » lorsque d’autres voix en vous, ou dans votre environnement (votre entourage ou la société dans laquelle vous vivez, par exemple), vous suggèrent de baisser les bras.

La pratique de cette méditation stimule le mental positif, qui est la fonction psychique de l’enthousiasme, de l’expression de la créativité et de la capacité à passer efficacement à l’action. C’est aussi la partie du mental qui ressent la joie et l’exprime. Cette méditation vous aidera à développer la conscience du sens de vos actions : travaillez-vous pour satisfaire votre égo, ou pour répondre à l’appel de votre soi intérieur, de votre âme ?

Yogi Bhajan, lorsqu'il a enseigné cette méditation le 19 février 1979, a précisé qu'elle peut avoir pour effet de vous faire légèrement « planer ». Alors assurez-vous de la pratiquer lorsque vous n’avez pas besoin de faire quoique ce soit de trop important dans les deux heures qui suivent.

Comment pratiquer



Asseyez-vous en posture confortable : les jambes croisées le dos droit, le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. 

Amenez les mains devant le centre de la poitrine. Dans votre main gauche, placez le bout du pouce sur la base de l’auriculaire, et formez le poing autour du pouce. Puis entourez le poing gauche avec les doigts de la main droite, le bout du pouce droit sur la base du pouce gauche. Maintenez ce mudra à une vingtaine de centimètre du centre du cœur (le milieu de la poitrine), mais détendez les épaules ; les coudes sont éloignés de la cage thoracique sans pour autant être à l’horizontale. 

Fermez les yeux presque complètement, et concentrez votre regard sur le bout du nez. 

Dans cette posture, chantez huit fois sur une expiration le mantra harī har

harī har | harī har | harī har | harī har
harī har | harī har | harī har | harī har

Chantez rythmiquement et sur un ton monocorde. À chaque répétition de harī et de har, rentrez légèrement le nombril vers l’intérieur. Continuez pendant 11 minutes. Avec de l’habitude, vous pourrez augmentez votre temps de pratique jusqu’à 21 minutes, puis 31 minutes, voire 62 minutes.


2+0+1+9 = 1+2 = 3: que les Nombres vous guident


L'année 2019, par Shiv Charan Singh

Note : ceci n’est pas un texte prophétique, mais juste une offrande sur ce sur quoi réfléchir et se concentrer tout au long de l’année qui vient, fondée sur les changements de nombres.
« La seule chose dont nous avons besoin plus que d’espoir, c’est l’action.
Dès lors que l’on commence à agir, alors l’amour est partout.
Alors au lieu de chercher de l’espoir, cherchez de l’action :
Alors seulement, l’espoir viendra. »
Greta Thunberg, 2018

Une autre année qui s’en va, une autre année qui s’en vient ; mais de petits changements peuvent avoir de grandes conséquences. Le 8 (de 2018) devient un 9 (de 2019). Les deux derniers chiffres représentent le don de l’année, le potentiel latent qui attend de se déployer. Tandis que le dernier chiffre (9) est le don dans le don. Alors prêtons d’abord attention à ce 9.

Le 9 est le chiffre le plus élevé (des 9 nombres) et de lui, des bénédictions peuvent descendre. En méditant sur votre conscience la plus élevée, des trésors de vertu viennent à notre vie.

Le 9 est le nombre de la paix ou de la guerre. Dans le corps, c’est la vertu, ou le virus. Le 9e Gurū a sacrifié sa tête et sa vie pour la paix entre tous. Cela a nécessité une immense résilience, une tolérance incroyable et une endurance intensément calme qui s’était construite pendant de nombreuses années d’une patiente méditation.

Dans sa qualité sombre, ou karmique, le 9 apporte de la frustration, de l’impatience, de la tyrannie ; l’intimidation, le sabotage et une folie fragmentaire.

L’intelligence non-rationnelle est subtile et elle a sa propre intégrité. On doit lui donner de la place et de l’expression dans nos vies. Lorsqu’elle est ignorée, elle devient de la folie malsaine qui terrorise et envahit nos vies et le monde.

Le chemin de la paix ne suit pas les routes rationnelles et raisonnables. Nous devons être prêts à abandonner les idéologies, les fixations, les croyances rigides… que nous croyions sacrées.

S’il n’y pas cette descente de la paix, comme une senteur se diffuse d’elle-même dans l’atmosphère, alors la mutualité se fragmente et on se concentre de plus en plus sur les différences. Et l’idée de paix ne sera rien d’autre que du sable qui coule entre nos doigts. Alors soyons viraux par les vertus.

Le 9 est l’expansion qui va vers la complétion et/ou la dispersion. Alors faites en sorte de vous assurer que ce qui est terminé le soit vraiment. En termes de complétion, essayez une longue liste de termes comme : « c’est fini ; j’en ai fini avec cela ; c’est vraiment fini ; j’en ai terminé avec cela ; j’en ai épuisé tous les aspects ; il n’y a plus rien pour moi dans ceci ; je le dépose pour de bon ; je le mets définitivement au repos ; c’est réduit à de la poussière qui tombe au sol ; au nom de la paix… » Dans votre corps, cela corresponds à la rate qui prend le sang épuisé et le renouvelle.

2019 est une année pour bâtir votre endurance et pour être testé-e. Atteindre ses limites mais continuer quand même un peu plus loin : voilà ce qui construit la force intérieure et la persévérance.

Telle une offrande au monde, cette année fait de vos chemins des pèlerinages pour la paix. Parcourez le chemin de la paix dans le monde, et répandez la paix alors que vous marchez à travers le monde. La joie de cette année demeure dans l’état de paix. D’abord dans votre mental. Puis faites-la descendre dans le cœur et dans tout le corps et, finalement, dans l’action. Rappelez-vous comment une pensée devient un ressenti, puis une émotion, qui devient un désir et se cristallise finalement en tant qu’impulsion qui mène à l’action.

Étant donné que le 9 est dans le 19, ce qui nous donne un 10, il y a une influence « tout ou rien », une tendance aux extrêmes. Les qualités du 9 s’intensifient d’autant plus. En d’autres mots, on aura besoin d’une extrême patience. Le 10 amplifie ou éclipse tous les nombres qui lui sont associés. Lorsque la patience s’épuise, alors c’est une extrême folie qui entre en jeu. Lorsque la tolérance est brisée, c’est la folie qui règne. 

En vous-mêmes, et dans le monde tout autour de vous, demandez : « est-ce un fou ou un maître qui pilote ce navire ? »

19 = 1+9 = 10. Le cercle du 10 représente le cercle de l’écoute. Écoute de l’Âme, de l’essence. Écoute de l’essentiel. Écoute de l’Un en tous. Écouter le 9 signifie entendre la guidance subtile qui vient d’au-delà du monde de tous les jours. L’écoute donne l’illumination du Corps Radiant. Quand on n’écoute pas profondément, l’âme est éclipsée et commence sa descente vers l’enfer.

2+0+1+9 = 12, 1+2 = 3 : le nombre 3 est le Mental Positif. Pour affirmer la vraie valeur. L’égalité en est la vertu, et chaque acte compte. Être connu pour ses actions.

« Agir et non réagir » : c’est ce que Yogi Bhajan nous rappelle. Faites-vous partie du problème ou de la solution ? Ne vous plaignez pas, faites quelque chose. Agissez positivement. Il y a une part de nous qui veut être occupée mais qui a besoin d’être éduquée et entrainée afin d’être un soutien pour le Soi authentique. Un état d’occupation qui serve à porter notre esprit à travers le temps et l’espace et qui nous réveille à la réalité. Nous sommes ici pour jouer le jeu afin d’aller au-delà du jeu. En ce sens, jouer le jeu de la victime n’est pas une option acceptable. C’est de la négation de soi, de la diminution de soi, de la tromperie de soi, de la défaite du soi, et de la destruction de soi.

Dire « oui » : après avoir identifié ce que l’on ne veut pas, ce que l’on ne peut pas faire, ce pour quoi l’on n’est pas disponible, il est important de ne pas laisser de vide. La Nature nous rapporte les vieux fantômes que l’on avait espéré exorciser. Alors soyez proactifs dans ce pour quoi vous êtes disponible, ce que vous voulez et ce que vous pouvez faire. Et faites en sorte de le faire.

Pouvoir faire : Dans notre monde socialement sous pression, socialement éduqué et socialement contrôlé, on met trop d’accent sur ce que l’on « devrait » faire, « devons » faire et « avons à »  faire. Le Mental Positif s’intéresse simplement à ce qui peut être fait et veut s’y accorder. Mais bien trop souvent, c’est hurlé par le censeur intérieur, la police, les parents, ou toute autre forme de voix autoritaire, que l’on appelle le « super ego ». Alors on en vient à se comporter et à agir pour satisfaire ce que l’on imagine être l’opinion des autres ; toujours à imaginer leur jugement sur nous.

Je me réveille le matin et je me dis : « aujourd’hui je vais faire ce que je peux ». Et le soir, je me couche en me disant : « aujourd’hui, j’ai fait ce que j’ai pu. » Cela étant fondé sur la simple réalisation que « je suis ce que je suis, et c’est comme ça. »
Je suis, j’existe, j’ai le droit d’exister
Je suis, j’aime être
Je suis, je suis ici, je suis heureux d’être ici
Je suis, et je suis ok

À partir de cette simple affirmation de soi, passez à l’action et faites ce que vous pouvez faire. Et c’est cela qui va supplanter le pouvoir du jugement intérieur qui vous surveille d’en haut. Agir, c’est important. L’action est un message puissant envoyé à l’identité construite, qui est faite d’interprétations erronées de votre expérience, de votre histoire. L’action parle plus fort que tout cela.
J’ai trouvé en moi
ce que je suis à être
cela je le suis déjà
et je serai ce que je suis
car seul moi le puis

Faire comme si : Nous sommes venus sur Terre pour représenter le Créateur. Pour incarner le Divin dans nos actes. Le monde est une scène sur laquelle nous jouons de nombreux jeux. Et pourtant nous n’avons par toujours conscience des jeux que nous jouons, pourquoi nous les jouons et à quelles conséquences ils mènent.

Sur le chemin de la conscience, identifiez le sens de votre soi le plus élevé, le meilleur. Puis agissez comme s’il était déjà tout à fait en vie. Habillez-vous comme si vous étiez cela, parlez comme si vous étiez cela, comportez-vous comme si vous étiez cela. Cela s’appelle « créer un moule pour son âme » (Yogi Bhajan).

L’enthousiasme : Faire le choix du meilleur de soi-même demande de l’enthousiasme. On l’appelle tapa en termes yoguiques. C’est la capacité à générer de l’intérêt actif pour un avenir qui en vaut la peine. Parfois on manque de sens ou d’objectif, et on échoue à réaliser que le sens de la vie, c’est son propre devenir. Tout au long des expériences de votre vie, que faites-vous de vous-même ? Rappelez-vous que vous n’aurez pas beaucoup d’expérience de vous-même si vous n’agissez pas. L’enthousiasme est un pas auto-initiatique vers ce qui est possible maintenant.

Qu’est-ce que vous aimez : Nous traversons tous des moments de difficulté. Et parfois, nous devons y rester quelques temps, voilà tout. Mais il arrive aussi que l’on soit coincé et que l’on oublie comment s’auto-initier et aller de l’avant. Donc à certains moments, il est tout à fait sensé de se souvenir des choses que l’on aime. La musique qui vous inspire, les gens qui vous ont touché-e, les fleurs et les parfums que vous aimez, les nourritures et les goûts qui vous font plaisir, les livres, les films ou les histoires qui vous font sourire, les endroits dans le monde qui vous apaisent et vous émerveillent.

Sourire : Faites des recherches sur les bénéfices du sourire : vous trouverez de très nombreuses preuves qui confirment que sourire est fondamentalement bon pour vous et pour le monde autour de vous. Vous n’avez pas besoin de quelque chose duquel sourire. Bien que le chapitre précédent, « Qu’est-ce que vous aimez », puisse vous y aider.  Sourire simplement, sans aucune raison, est un excellent exercice aux multiples bénéfices.

On dit que c’est notre droit de naissance d’être heureu-se. Toutefois, cela ne veut pas dire que quelqu’un vous l’apportera sur un plateau. C’est plutôt quelque chose que l’on doit réclamer pour soi-même. Une sorte d’auto-permission.

Le rire : Il y a un état de bonheur qui couve sous le spectacle fallacieux que nous vivons, sous les costumes mensongers que nous portons. Un rire caché  fermement attaché au nœud de notre nombril. Heureux celui qui apprend à défaire ce nœud et à libérer ce rire naturel ; léger, facile, sans effort.

Le 3e élément : Le Feu est le troisième des Cinq Eléments. Un feu qui détruit et qui purifie. Un feu qui réchauffe et qui transforme. C’est un élément actif (raja).

Au niveau interne, c’est le feu digestif : celui qui réduit la nourriture en nutriments dont le corps a besoin et qui les distribue. Vous pouvez aider le 3, et votre intestin grêle, en vous assurant que vous consommez la nourriture qui est bonne pour vous.

Au niveau externe, c’est le feu des muscles qui fournissent le catalyseur pour l’action. Par exemple, l’acte de fractionner les ressources et de les partager avec tout le monde.

Au niveau émotionnel, c’est la colère, qui n’a pas besoin de devenir de la rage ou de la haine. On peut plutôt la diriger vers de l’action efficace. Alors elle devient la chaleur du souci que l’on se fait (pour les autres). Si vous vous souciez des autres, alors cela se manifestera en action.

Lorsque l’action et sa chaleur associée ne trouvent pas d’expression efficace, la colère en devient la manifestation distordue. La colère est une mauvaise gestion d’états émotionnels de souffrance et de tristesse. La colère est un refus d’être heureux et de laisser les autres être heureux. La colère est un substitut à l’action efficace. Faites que le feu du soin (que vous portez aux choses et aux êtres) vous stimule pour que vous fassiez une différence positive pour le monde. Si vous trouvez que quelque chose, quoique ce soit, manque à votre environnement, c’est parce que vous ne l’y apportez pas. Passez à l’action, et vous trouverez alors un monde en expansion, empli de joie et de la chaleur du cœur. 

L’espoir là où il n’y a plus d’espoir : L’exemple du 3e Gurū sikh, Gurū Amardās, est une inspiration à ne jamais dire non, à ne jamais abandonner, à viser l’impossible, même face aux obstacles les plus difficiles. Employer le Mental Positif à présumer du meilleur, même dans le pire des scénarios. Alors que, raisonnablement et de façon tout à fait justifiée,  tout autre personne abandonnerait tout espoir, en pleines ténèbres, là où le désespoir semble être la seule perspective, Gurū Amardās est resté sur le chemin et a mené la tâche qu’il avait acceptée. C’est pour cette raison qu’on l’a appelé :

l’abri de celles et ceux qui réalisent que la Terre n’est pas leur vraie demeure
le pouvoir de celles et ceux qui réalisent les limites de leur propre pouvoir
l’espoir de celles et ceux qui ont abandonné l’espoir en Maya
l’honneur de celles et ceux qui sont sans l’orgueil de l’égo

Apporter de l’aide : Gurū Amardās a correspondu à cette description par l’action tout à fait concrète de laver les intouchables, de leur apporter des vêtements et de les nourrir de sa propre main. Il a aussi encouragé les femmes à se considérer comme des êtres égales (aux hommes), avec les mêmes droits et les mêmes libertés. En leur disant qu’elles n’avaient plus besoin de se cacher de quelque façon que ce soit. Alors soyez proactifs en apportant de l’aide partout où vous le pouvez.

Demander de l’aide : Quand vous avez fait tout ce que vous pouviez faire, et que vous ne pouvez pas faire plus, alors il n’est que justice de demander de l’aide. D’appeler les autres à l’aide, mais aussi d’en appeler à votre connexion à l’Infini, au Divin, au Cosmos, à la Conscience Universelle que l’on appelle aussi Dieu. Demander de l’aide nous rend visible au monde. Ce n’est pas un signe de faiblesse ou d’échec. Et ça ne doit pas venir du jeu de la victime. Cela devient une offrande, un exemple aux autres, celles et ceux qui ont besoin de demander, et une chance pour les autres de se montrer prévenants. Cela exprime le soin que l’on a pour soi et cela invite les autres à partager leur propre sens du soin pour les autres.

Démontrer, ne pas déclarer : Être visible par nos actes. Le 3, c’est le Mental Positif. Il sert à affirmer notre propre valeur, notre propre appréciation, notre respect de soi. Des moments extraordinaires et de grandes réalisations arrivent dans notre vie qui méritent qu’on leur donne une voix. Ces moments servent à faire de nous des êtres plus radiants, plus légers. Vous n’avez pas besoin de cacher votre lumière. Pas besoin non plus de déclaration spéciale. Elle a plutôt besoin d’être partagée et démontrée aux travers d’actions positives.
Habillez-vous de votre plus belle robe et allez dans le monde.
Connaissez le contexte (les règles du jeu), et jouez suffisamment bien pour aller au-delà du jeu.
Faites en sorte que les autres bénéficient de votre contribution positive.
Bâtissez votre succès en aidant les autres à trouver leur chemin vers le succès.
Faites le compte de vos bénédictions et non de vos malédictions : c’est là le chemin qui consiste à nourrir le feu de la Félicité.

Le dernier paurī du Chant de la Béatitude, l’Anand Sāhib de Gurū Amardās (le 3e Gurū), déclare ainsi l’accomplissement :
Le Pārbrahm/Prabhu/Dieu suprême a été atteint/réalisé,
et toutes peines et toutes souffrance ont été éliminées et oubliées.
SGGS Ang 992

Le rythme : 3 est le premier nombre où la répétition et les schémas sont manifestes. Il nous fait prêter attention au rythme et aux routines de notre vie. La qualité de nos habitudes, les habitudes que nous servons et les habitudes qui nous servent. Rendez-vous attentifs aux multiples niveaux de rythme en vous et autour de vous. Appliquez-vous à vous harmoniser intuitivement à votre propre rythme, au rythme de votre environnement et à la Pulsation Cosmique.

Les Trois Domaines : 9 = 3x3, alors cela mérite de mentionner les 3 psychés et les 3 vérités. Le tableau ci-dessous est une bonne vase de départ. Et on pourrait ajouter bien d’autres niveaux.

Animal / Humain / Ange/Esprit
Conscience individuelle / Conscience de la communauté / Conscience Universelle
Vérité personnelle / Vérité circonstancielle / Vérité universelle
Psyché personnelle (en vous-même) / Psyché de l’environnement / Psyché universelle


La vertu de l’Égalité : Enfin, on doit prêter attention à la vertu associée au Mental Positif, le nombre 3 et l’exemple du 3e Gurū. Identifions les trois façons de vivre la vertu de l’égalité.

1. Ekongkar. L’Un étendu à toute la Création. Kar, c’est aussi l’action. Faire que notre action se déploie également à partir de la même impulsion de l’âme en soi-même. Donner à chaque action, à chaque parole prononcée, la même valeur. Se connaitre soi-même en tant qu’extension de l’Un. Se donner la même valeur, le même respect, et la même place que l’on donnerait aux autres. Se mettre sur l’image avec la même égalité. C’est équivalent à l’affirmation mantrique : « Dieu et moi, moi et Dieu, sommes Un. »

Cet aspect d’égalité implique également que la mesure que vous faites de vous-même ne soit ni plus élevée ni plus basse que celle de qui que ce soit, du statut le plus royal à celui du plus humble mendiant. Soyez vu-e-s et inclus-e-s. Si vous ne pouvez pas prendre cet espace pour vous-même, alors comment pouvez-vous honnêtement inviter les autres à prendre la leur ?

2. Considérer toutes les expériences, toutes les possessions, tous les événements, et leur donner la même importance. Richesse ou pauvreté, peine ou plaisir, calomnie ou louanges, statut élevé ou bas, avoir ou ne pas avoir : tout cela est d’égale valeur. Le pain sec est égal à la friandise la plus alléchante. Trouvez ce qui est égal dans tous les cas. Quelque soit la forme que prend la vie, la source est la même et tout retourne à la même source.

L’égalité nous rappelle de ne pas nous attacher à la forme. Ne pas comparer une forme à une autre. Ni entrer en compétition pour une meilleure forme car ultimement, une telle chose n’existe pas. 

3. Traiter tous les êtres avec égalité. Avec le respect égal que vous souhaiteriez pour vous-même. L’égalité n’a pas de préjudices et elle n’est pas trompée par les apparences extérieures. Nous sommes tous faits de la même argile, des mêmes Cinq Éléments. Nous marchons sur le sol de la même planète. Nous respirons le même air. Notre sang et nos os sont de la même couleur, quelle que soit l’apparence extérieure. Le vent souffle, le soleil brille et la pluie tombe sur tous, indépendamment des différences prédéfinies physiquement, socialement ou psychologiquement. Nous sommes tous également soumis au souffle de la Mort. C’est le même Un que l’on adore et que l’on se rappelle dans tous les lieux sacrés de toutes les religions, même si la forme et les noms varient. 
La même lumière brille dans tous les cœurs.
Chaque manifestation est Dieu qui dit : « j’existe ».
Le Mental Positif est donné pour affirmer l’Un en tous. Et pour le mettre en action, dans nos actes de chaque jour. C’est ce qui est condensé dans le sutra suivant : « si vous ne pouvez pas voir Dieu en tout, vous ne pourrez pas voir Dieu du tout » (Yogi Bhajan).

La Trinité Aquarienne
Étant donné que l’Unique Divin est souvent décrit en tant que nature triple, voici une bonne opportunité de revisiter l’idée de Dieu en tant que « 3-en-1 » :

- Transcendant-e, sans forme, sans nom, qui fut, qui est et sera, au commencement et à la fin de toute chose. 
C’est l’Un dont on doit se souvenir. D’où nous venons et où nous retournons.

- Qui nous entoure, présent en toute chose, imprégnant tout ; tout est le corps de Dieu.
C’est ainsi que l’on sert l’Un : en servant l’Un en tous

- En soi-même ; profondément en son être intérieur. Cela qui respire en soi-même, la petite voix en vous, « moi en moi-même ».
C’est au travers de son corps physique que l’on peut faire l’expérience de l’Un et connaitre sa vraie identité.

La 4e compréhension de l’égalité est extraordinaire. On la connait par référence à l’Unique Conscience Créative Universelle (appelée aussi Dieu) qui est le principe actif en tous et en tout, la grande force égalisatrice dans tous les domaines, toutes les facettes et toutes les directions de la vie.

La réalisation et l’incarnation de l’égalité sont la fondation du Mental Neutre et le cœur ouvert à l’amour inconditionnel ; mais cela concernera plus 2020 dont la somme fait 4. En attendant, souvenons-nous du nombre 9 et soyons patients.

Le Royaume Divin (de l’Un/Dieu) est ferme, stable et éternel.
Il n’y a ni seconde ni troisième classe : là, tous sont égaux.
Bhagat Ravidas, SGGS Ang 345

Une chanson pour le 3-en-1 : nous terminons chaque cours de Kundalini Yoga par cette belle chanson, cette prière qui couvre les trois psychés et le chemin 3-en-1 pour connaitre Dieu :
Que le Soleil Éternel brille sur vous
Tout l’Amour autour de vous
Et la Lumière pure qui est en vous
Guide votre chemin
Triple bénédiction à tous. 

Shiv Charan Singh




mardi 11 septembre 2018

Méditation pour stimuler Bharosa: la confiance et la foi

Méditation pour stimuler Bharosa: 

la confiance et la foi


Une vertu essentielle


Progressivement, nous entrons dans cette nouvelle maturité de la conscience humaine qu'est l'Âge du Verseau. Mais la période de transition s'accompagne de profonds bouleversements sociétaux, environnementaux, politiques, économiques, psychologiques ou encore spirituels. À de nombreux égards, nous vivons une période de profondes remises en question des fondamentaux de nos sociétés, de nos définitions même de ce qui fait l'humain. En perte de repères, nombreux sont ceux qui manquent de références qui puissent stabiliser leur conscience et donner du sens à leur existence. Et individuellement aussi bien que collectivement, on est comme figés par l'hésitation, le doute et la peur.

La clé réside sans doute dans notre capacité à retrouver confiance : confiance en soi-même, confiance en notre humanité résiliente et créative, confiance en la force et en l'intelligence de nos communautés, confiance en notre destinée collective. Et au-delà, foi en la Conscience Universelle, en la perfection de ses desseins, et en l'indéfectible soutien qu'elle apporte à ce qu'elle manifeste.

Gurū Gobind Singh,
modèle de foi et de courage
Le mot indien bharosa exprime bien les valeurs de confiance et de foi. Il dérive du sanskrit bharvāsa : « habiter pleinement, demeurer complètement », se fier entièrement, se reposer tout à fait sur quelque chose ou quelqu'un.

Bharosa est un élément essentiel dans le processus de transformation et d’éveil de notre conscience. Sans lui, aucune vertu ne peut s’incarner durablement et nous servir. Sans confiance dans la Conscience Universelle qui soutient tous les êtres et qui est notre ultime destinée, on peut difficilement maintenir notre discipline, et l’on risque de baisser les bras au moment précis où le fruit de nos efforts et de notre prière arrive à portée de main. La foi donne de la constance, de la consistance et de l’ancrage à notre personnalité, autant de vertus essentielles pour cristalliser notre vrai Soi, la lumière de notre existence .

Méditation pour stimuler bharosa


La pratique de cette méditation affecte les centres de notre personnalité et y stimule bharosa. La posture ouvre le centre psychique du Cœur, par lequel on se connecte au noyau de son propre soi, source de toute stabilité. C'est par le Cœur que l'on se sent légitime à exister et à prospérer, que l'on se sent aimé en tant que créature de Dieu. 

La posture des bras ouvre également la Ligne d'Arc : le halo autour de la tête, l'espace de clarté mentale et de perception subtile. On a naturellement peur de ce que l'on ne connaît pas, de ce qui demeure mystérieux à notre compréhension limitée ou à notre espace de familiarité. On perçoit cet inconnu, mais autant qu'il nous fascine, il nous effraie. On lui prête des intentions dont le caractère hostile et destructeur n'est que le reflet de notre propre négativité subconsciente. C'est comme marcher dans une forêt la nuit et imaginer toutes sortes de monstres prêts à nous assaillir, alors qu'on est entouré en réalité que d'inoffensives créatures qui nous semblent insignifiantes en plein jour.

L'Inconnu a ses propres mystères, dont il est dit qu'il ne sont révélés qu'aux plus grandes consciences. Néanmoins, ne pas le connaître entièrement n'est pas une raison pour lui prêter des desseins agressifs. Car cet Inconnu est notre source, nous sommes issus de son mystère. Peut-être nous aime-t-il en secret, et souhaite-t-il notre bien. Il est dit que l'inconnu, pour inconnaissable qu'il soit, est disposé à interagir. On peut parler à la Conscience Universelle, on peut s'adresser à elle en prière, depuis notre Cœur. Et, à sa façon, elle honore cette interaction, elle répond. 

C'est par la combinaison entre la Ligne d'Arc – les antennes – et le Cœur – le poste de réception – que l'on peut nourrir une interaction créatrice avec le Divin Inconnaissable, et percevoir ne serait-ce qu'une parcelle de sa volonté. Et c'est dans le cœur que cette volonté peut rencontre la notre et s'y unir.  

À la Ligne d'Arc et au Cœur s'ajoute le mantra wāhegurū qui invoque l'Intelligence Universelle, la Lumière qui efface toute obscurité. Cette combinaison stimule notre Corps Radiant et génère en nous un courage à toute épreuve, à la fois humble et royal.

La confiance est la clé de l'amour. La confiance est la clé du bonheur. La confiance est la clé de la dignité, de la divinité et de la grâce. La confiance est le phénomène le plus vital et essentiel de toute vie humaine.
La confiance, c'est l'expérience de sa propre âme. Mais vous, vous n'avez pas confiance en votre propre esprit. Vous ne croyez que votre persévérance. Vous n'avez pas confiance en votre âme. C'est pourquoi vous vous sentez si limités. Lorsque l'on vous dit d'avoir confiance en quelque chose, vous explosez. Vous voulez faire l'expérience de la vie à travers la logique et la raison. Et, excusez-moi, mais vous voulez faire l'expérience à travers vos émotions et vos commotions. En quoique vous vouliez avoir confiance, sachez que la confiance dans sa forme la plus pure, est une identité en elle-même, avec sa propre grâce. C'est pourquoi [dans l'Ardas, la prière des Sikhs], on demande au Gurū de nous donner la confiance:
visāh dān, bhrosā dān, dānān sir dān, nām dān
« Donne-nous la grâce d’une foi inébranlable et d’une confiance sans pareille ; et, suprême bénédiction, accorde-nous le Nām. »
-Yogi Bhajan

Comment pratiquer cette méditation


Asseyez-vous en posture confortable : les jambes croisées, le dos droit. Amenez les mains à une vingtaine de centimètres au dessus de la tête, paumes vers le bas. Les hommes poseront la paume droite sur le dos de la main gauche, tandis que les femmes poseront la paume gauche sur le dos de la main droite. Les pouces pointent vers l’arrière, et leurs extrémités se touchent. Formez ainsi, avec les bras et les mains, un cercle harmonieux autour de la tête. Rentrez légèrement le menton pour aligner la nuque, détendez les épaules et dégagez la poitrine pour ouvrir le centre du Cœur. Fermez les yeux presque complètement, et posez votre regard sur la lèvre supérieure.

Dans cette posture, chantez le mantra wāhegurū. Chantez-le à voix basse, en articulant chaque syllabe (wā-he-gurū), sur un ton monocorde et de la manière la plus méditative qui soit. Continuez ainsi pendant 11 minutes.

Pratiquez cette méditation pendant 11 minutes chaque jour pendant une ou deux semaines. Puis augmentez la durée de pratique d’une minute par jour jusqu’à une durée maximale de 31 minutes.

jeudi 4 janvier 2018

L'année 2018, par Shiv Charan Singh


Note: ceci n'est pas un texte prédictif ; juste quelques principes directeurs pour celles et ceux pour qui cela signifie quelque chose.
Chaque année, nous accueillons le renouvellement de l'année comme une chance de donner à notre vie un nouveau point de focalisation ou de re-focalisation, en vérifiant la direction, et en semant de nouvelles graines. Chacun a sa propre façon de le faire. Et, parfois, nous pouvons accueillir une suggestion et en tirer un bénéfice. Voici donc est une simple suggestion guidée par l'intelligence inhérente aux nombres
Le premier changement entre 2017 et 2018 est que le 7 devient un 8. Ce nombre d'unité se trouve à la place du trésor ou du démon caché (vertu ou virus). La graine dans la graine. Le cadeau dans le cadeau. Le poison dans le cadeau, ou le cadeau dans le poison.
8 suggère le pouvoir et l’énergie, l’abondance ou l’abus, l’économie, la compassion ou la fatalité, la sympathie, l’empathie ou l’antipathie, l’autorité, la guérison, la vie et la mort, la pureté et le corps prānique.
8 est le nombre de l'Infini, au-delà du temps, ce qui signifie aussi au-delà du temps et de l'espace. Nous sommes tous liés à l'atemporalité, mais c'est un état de rêve que nous ignorons généralement. Faire une pause dans notre vie bien occupée pour contempler notre le lien infini que nous avons en partage : voilà qui nous mène à la compassion grâce à laquelle la guérison se produit. Prendre du temps dans la nature aide beaucoup.
Puis l'impact de ce changement change le 17 en 18. La somme des 2 derniers chiffres de l'année représente le potentiel général / la graine / le sutra = 18 = 9 : tolérance ou tyrannie. Patience ou frustration. Paix ou agitation extrême. Direction ou dispersion.
9 est le nombre de la subtilité ; la subtilité qui nous sabote quand nous l'ignorons.
La paix est subtile, c'est pourquoi elle nous échappe souvent, même après des années de pourparlers de paix. Avant de marcher dans le monde pour apporter la paix, nous devons d'abord faire marcher la paix en nous-mêmes. Marchez dans la conscience de rien ; mais l'acte de marcher est recommandé. Pratiquez également l'assise paisible. Assis de telle manière que la subtilité de la paix puisse s'installer à l'intérieur.
9, en relation au total de 2018 = 11, conduit au mystère d’être en expansion pour contracter et de contracter pour être en expansion. Si nous ne recyclons pas, nous ne pouvons pas renouveler; nous nous épuisons juste. Fragmenter pour unir.
Le niveau suivant d'impact est que 2017 devient 2018. L'addition nous donne 11.
La somme de l'année totale implique le futur, la destinée humaine partagée, les possibilités et les opportunités. Non seulement la floraison de l'humanité mais aussi la fragilité, le traumatisme, la douleur et la paralysie de ce déploiement court-cicuité, contrecarré.
11: La possibilité la plus élevée du 11 ne sera connue que si nous ne réduisons pas le 11 pour en faire un 2. Le nombre 11 est 10 et 1. Intimité, ressemblance et unisson entre la Macro-Unité, 10, et la micro-unité, 1. Dans un langage religieux, c'est 'Dieu et moi, moi et Dieu, sommes Un'. Sans quoi, c'est 1 + 1 = 2, et c'est la dualité, la séparation et la division dans notre vie.
11 est la relation entre le Corps Radiant de l'Esprit Universel, 10, et l'Âme Individuelle, 1. Combinant le 'Courage Royal' et l'humilité. En 11 nous trouvons des reflets de l'âme - la richesse de la sagesse à travers l'alignement. En 2 nous souffrons de la pauvreté de la séparation, du désespoir et de la naïveté.
11 = Je suis, tu es, nous sommes, nous sommes 1. Au-delà des liens temporaires et des attachements pour redécouvrir la connexion éternelle et infinie.
11 est l'effet miroir de l'esprit universel.
C'est la conscience consciente d'elle-même à travers la conscience individuellement incarnée.
Le 1 (en 11) est l'indication de nouveaux commencements, tandis que le 10 indique une fermeture complète de ce qui était. En 2018, certaines choses seront incontestablement terminées et les germes de nouvelles possibilités apparaîtront.
2018 est une année pour briser les entraves karmiques et non désirées, les chaînes, les attaches. Et renouveler votre lien avec l'Infini, l'Eternel, l'Inchangé. Lié au Un dans votre cœur, vous serez libre de tout le reste.
À partir de cet état, vous découvrirez comment le chemin le plus improbable devient le seul chemin.
Une année pour vous offrir pleinement et totalement à votre conscience supérieure. Une année pour recevoir pleinement l'offrande, non seulement de la vie elle-même, mais aussi l'offrande des enseignements qui nous guident à travers la Maya du temps et de l'espace vers la réalisation de l'unisson entre le soi microscopique et le soi macroscopique. L'offrande des enseignements s'appelle GurPrasād ; la Grâce du Gurū, sa bienveillance.
En d'autres termes, 11 est la connaissance intérieure du Un qui vous donne tout ce que vous êtes, et l'identité avec cela.
Établissez le micro 'je suis'. Revenez à l'endroit d'où vous venez : en vous-même. Revenez. Revenez à l'Un. Et le Grand Macro 'Je Suis' viendra à vos côtés.
Devenez petit pour connaître le Tout. 'Je ne sais rien, et pourtant je suis'; ceci existe dans la non-existence; c'est un point zéro.
11 - l'âme consciente individualisée, sera toujours en relation à l'Esprit Universel de l'Unité: Écouter et s'harmoniser avec la volonté du Un. Réfléchir sur la lumière omniprésente du Un, et pénétrer en elle. Vivre dans la conscience du Un, et avec elle. Se souvenir et marcher en compagnie du Un.
Le simple fait de joindre les paumes devant le cœur invite le potentiel inné du 11 à se réaliser.
Le 11 invite l'Alignement Harmonieux dans l'Action Consciente. Alignement des parties de notre vie personnelle ; entre le cœur et le mental ; entre nos pensées, nos paroles et nos actes; entre le soi supérieur et l'âme intérieure. Alignement entre femmes et hommes, parents et enfant. Alignement entre la communauté [le soi extérieur] et l'individu [le soi intérieur]. Alignement Harmonieux entre les communautés de tous les types de diversité. C'est une chance qui vous invite à accorder votre âme avec le Cosmos, à réaffirmer votre identité et à vous réunir avec d'autres dans la célébration. Ultimement, l'alignement apportera un sentiment de solidarité avec tous les êtres.
« Toute ma vie je me suis préparé à une chose : le jour où je rencontrerai Dieu, je le rencontrerai comme une de ses parties, de ses parcelles, jamais comme un individu. Par conséquent, ne rencontrez jamais un humain d'individu à individu, rencontrez-le toujours en tant que partie de parcelle de cette personne, car vous êtes un. Parce qu'il y a un Dieu et chaque création de ce Dieu unique est une, apprenez l'art d'être un. Et rappelez-vous, un et un font onze, jamais deux. Votre force augmentera onze fois, si vous parlez à quelqu'un de un à un, à l’intérieur du un de cette personne... vous pouvez partager le monde entier et oser aimer tout en un et un en tout. Un et un font onze, quand vous parlez en tant que un avec une autre personne, votre pouvoir augmentera onze fois. » -Yogi Bhajan, 27 juillet 1995

 Shiv Charan Singh

jeudi 5 octobre 2017

L’interview du mois: Satwant Kaur


Enseignante et formatrice de Kundalini Yoga originaire du Canada, Satwant Kaur est aussi musicienne. Son premier album de mantras et de chants sacrés, Path of Love, vient de paraître (disponible sur satnam.eu). L’occasion de lui poser quelques questions…

Comment as-tu découvert le Kundalini Yoga?

Mon premier contact avec Yogi Bhajan était… sur une boîte de Yogi Tea. Je me souviens d’avoir dit à une amie : « Je me demande si c’est un ‘vrai’ yogi ». Eh bien, un an plus tard, j’étais assise devant lui pour méditer!

En fait, j’avais déjà pratiqué le Hatha Yoga, et je voulais continuer quand j’ai dû déménager à Vancouver pour commencer ma maîtrise universitaire. Mais il y avait tant de différents styles de yoga! J’étais un peu dépassée… J’ai laissé tomber l’idée et me suis mise à mes études. Deux ans plus tard, je traversais un moment difficile dans ma vie, et pour la première fois j’ai ‘aperçu’ un centre de yoga à deux rues de chez moi. La femme de l’accueil était chaleureuse et radieuse (et surtout : les gens qui sortaient du cours étaient habillés ‘normalement’, et pas en Lycra !) … j’ai commencé les cours sur le champ, et je me suis sentie chez moi dès le début. 

Qu’est-ce que cette pratique t’apporte et que tu veux transmettre aux autres ?

Que, d’une façon très réelle et pratique, ces enseignements sont un chemin de l’amour… d’où le titre de mon album (Path of Love: « Chemin d’Amour »). Plus je suis dans mon « Sat Nām », plus je suis dans l’espace de l’amour. Et que cela n’est pas unique à notre tradition : c’est l’essence de toute tradition spirituelle. Yogi Bhajan nous dit : « là où il y a de l’amour, il n’y a plus de question ». L’amour c’est un « savoir » au-delà du mental, de ses questions et de ses explications. Et l’expérience de cela est Wāhegurū. Plus ces enseignements atterrissent dans mon cœur, plus je reconnais que c’est très simple.


Path of Love, ton premier album de mantras et de chants sacrés, vient de paraître. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton expérience d’un tel processus de création?

Je suis très contente d’avoir attendu le bon moment – le moment où je me sentais vraiment mûre pour ce projet. Cela fait des années que les gens me demandent quand est-ce que j’allais enregistrer un album… mais il fallait que la musique, et que mon cœur, soient prêts. Le moment venu, quoique ce fût un énorme travail, très intense, il y avait en même temps un flux. Ensuite c’était une grande joie de créer avec des musiciens doués. J’ai beaucoup appris dans un temps très court ; on a fait le projet en moins de cinq mois. Maintenant, je ressens profondément que je suis au service de cette musique – les mots ne sont pas les miens, et je ne comprends pas tout à fait d’où viennent les mélodies – mais c’est au-delà de moi. Je sers la musique pour la livrer à ceux qui en ont besoin. 

Entre Orient et Occident, quelles sont tes influences musicales?

C’est surtout la musique folklorique qui me parle– peu importe les origines. La simplicité, les mélodies qui viennent du cœur et qui sont accessibles, facile à apprendre et à s’en souvenir. J’ai grandi en écoutant Pete Seeger et Woody Guthrie, qui sont parmi mes héros en musique ! Et j’ai l’influence de plusieurs artistes canadiennes : Joni Mitchell, Sarah McLachlan... 


Selon ton expérience, en quoi la musique et le chant contribuent-ils à l’expérience du Yoga?

Yogi Bhajan dit que le yoga sans mantra n’est pas le yoga. Et cela me parle beaucoup ; selon ma propre expérience, c’était le son et le mantra qui m’ont prise dès le début – qui ont bouleversé ou bien balayé tout ce que je pensais savoir (je venais de faire six ans d’études en linguistique et sciences !) et qui m’ont ouvert à mon identité réelle : Sat Nām. J’ai un mental assez actif – j’avais vraiment eu besoin de mantras pour le diriger lors de ma pratique. Et j’aime chanter. Le chant m’ouvre le cœur – et me fait me souvenir que je suis plus que mon mental. 

Au début, j’avais souvent l’expérience qu’un mantra me prenait – « habitait » mon mental – jusqu’à temps que je le connaisse par cœur et le comprenne dans mon cœur. 

C’est rare de rencontrer une Canadienne francophone qui n’est pas Québécoise ! Toulouse, Marseille, Lyon, Casablanca : tu es de plus en plus sollicitée pour intervenir en français dans le cadre de formations d’enseignants. Est-ce facile de transmettre cet enseignement en français lorsqu’on l’a reçu en anglais ?

Il y a des communautés francophones partout au Canada, pas seulement au Québec ! Et puisqu’on avait la parenté francophone (mes grands-parents maternels étaient Bretons) – ma sœur et moi avons eu la chance d’aller à une école franco-canadienne. J’ai fait toutes mes études en français – même une partie de l’université. Au Canada, c’est un grand avantage d’être bilingue – il faut l’être pour travailler pour le gouvernement, par exemple. 

J’ai un énorme respect pour tout enseignant qui enseigne dans une autre langue que l’anglais. Il y a surtout plus de préparation – faire des traductions, trouver des matériaux qui existent déjà. Je suis très reconnaissante aux générations d’enseignants qui sont venus avant nous, et qui ont fait une grande partie de ce travail. J’apprécie que le fait de traduire me fasse réfléchir profondément pour vraiment comprendre l’essence des mots de Yogi Bhajan – donc c’est un travail particulièrement gratifiant. 

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Satwant Kaur en concert à Toulouse
vendredi 20 octobre à 19h30
au centre Dharamsal
10€ - gratuit pour les enfants
info@dharamsal.fr - 06 03 60 80 83
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Quelques extraits de Path of Love:

lundi 4 septembre 2017

Face au stress, élargir son horizon avec le Kundalini Yoga


Le Kundalini Yoga reconnaît le réseau de relations complexes entre le corps et le mental. Certains systèmes physiologiques, comme le cerveau ou le système glandulaire endocrine, sont au cœur de ces relations qui marient notre physiologie et notre psychologie pour le meilleur… et pour le pire !

Ainsi, le stress est généralement défini comme un état de tension psychologique et émotionnelle qui nous fait perdre nos repères et notre ancrage en soi, générant perte de confiance, anxiété, conflits, surexcitation stérile ou apathie, et rétrécissement de notre horizon personnel.

Tout comme la philosophie antique, qui a construit le mot « angoisse » à partir d’une racine qui signifie « étroit », le Kundalini Yoga s’intéresse particulièrement à cette notion de rétrécissement du soi. En effet, lorsque nous sommes pris par le temps, mis face à des défis qui nous semblent plus grands que nos capacités, ou encore placés dans une situation dont nous ne contrôlons pas les paramètres, nous nous sentons en danger d’écrasement, d’étouffement.

Mais ce qui nous submerge à ce moment, ce ne sont pas les événements, aussi difficiles qu’ils soient : en fait, nous nous noyons dans nos propres émotions. C’est notre réaction émotionnelle, instinctive et incontrôlée, qui nous dépasse. Notre biochimie est déstabilisée, et beaucoup de notre énergie personnelle est consommée en vain par un système glandulaire qui tourne en surrégime, générant de l’excitation (pour consumer les hormones dans l’action) et de l’épuisement. D’où, à terme, une perte de vitalité (et un éventuel recours à des stimulants addictifs). Mais sans énergie désormais, comment affronter efficacement les défis qui, eux, n’ont pas évolués ? Car que l’on soit stressé ou non, une urgence professionnelle, un embouteillage au mauvais moment, un enfant malade, un vol annulé, une inondation ou une panne informatique restent ce qu’ils sont : des circonstances pénibles que notre propre stress ne contribue pas à faire évoluer favorablement, bien au contraire.

Les enseignements du Kundalini Yoga sont particulièrement pragmatiques et réalistes : on ne peut pas souvent changer les circonstances, mais on peut au moins changer la façon dont on les vit ; on peut apprendre à répondre efficacement plutôt qu’à réagir. Certes, dans la mesure où on le peut, chacun-e est invité-e à réduire les facteurs de stress de son existence. Mais la vie sera toujours riche en défis et en confrontations de tous ordres. C’est pourquoi, dans une situation ou une période de stress, l’approche du Kundalini Yoga consiste à donner de l’espace au sens du soi. Le stress submerge la conscience et en réduit le périmètre : on ne règne plus sur le vaste domaine du soi, mais sur une petite forteresse assiégée par des forces envahissantes et hostiles. Il convient donc de reconquérir ce terrain perdu (plutôt que de tenter de contrôler les circonstances auxquelles on a réagi) :
  • reprendre contact avec soi-même : les postures et les mouvements y contribuent en stimulant le système nerveux qui est le réseau de communication du corps, redonnant accès à des sensations physiques, et au ressenti-même de notre existence, dont nous sommes coupés ;
  • reprendre le contrôle du flux d’énergie, et restaurer l’équilibre émotionnel, par la respiration ;
  • réaffirmer la souveraineté du soi sur toutes les forces psychiques qui nous travaillent : c’est le rôle des mantras, et notamment du mantra Sat Nām qui invoque et affirme le Soi authentique.

À long terme, le Kundalini Yoga nous enseigne à maintenir l’intégrité de notre domaine psychique, quelles que soient les circonstances. De sorte que nous ne soyons pas réduits à un petit îlot de conscience submergé par une vague de réaction au stress, mais plutôt que nous soyons toujours plus grands que notre stress : un vaste champ de conscience qui contient et régule tout ce qui se manifeste en son sein.

Et puis de cette façon, nous nous garantissons aussi un plein accès à notre richesse personnelle. La vitalité, l’intuition et la clarté d’esprit, les forces de l’âme et les vertus spirituelles, la créativité, le sens de l‘écoute et de la communication : autant de ressources qui, elles, peuvent nous aider à répondre efficacement aux circonstances, et même les faire évoluer.

jeudi 11 mai 2017

« Pousse la pierre ! »


Voici une petite histoire sur le chemin de l'éveil...

Un maître yogi reçut un jour la visite d’un homme qui le supplia de l’accepter comme disciple. 

« Bien, dit le maître, tu m’as l’air motivé, en effet. Commençons dès maintenant ton apprentissage. » Il désigna un rocher au fond de la cour : « Pousse cette pierre! Ce sera là ta sādhanā. » 

L’homme s’y attela de suite; la pierre ne bougea pas. Il  passa le plus clair du lendemain, ainsi que les jours suivants, à pousser la pierre de toutes les façons possibles; la pierre ne bougea pas.

Après quarante jours d’effort intense, il alla trouver son maître: « Swami ji, dit-il d’un air abattu, la pierre n’a pas bougé d’un pouce depuis mon arrivée. Je ne peux que constater mon échec, et je demande humblement la permission de prendre congé de toi: je te déshonore en étant un si piètre disciple! »

Le maître rit: « Allons bon, de quoi parles-tu? Tu t’en sors très bien! J’ai dit « pousse la pierre », pas « déplace la pierre » ! »

Il en va de même du Kundalini Yoga : on n’y cherche pas à accomplir une performance ou à réussir quoique ce soit, et atteindre la posture parfaite n’est pas un objectif en soi. L’important demeure l’engagement, la sincérité et la persévérance que l’on met au service de son propre soi, quelque soit le résultat. La pierre ne bouge peut-être pas, mais notre effort nous transforme, et c’est là tout ce qui compte.

Mundavani Kriya: méditation pour éliminer les obstacles

 « Lorsque votre travail n’a pas d’effet, lorsque vous êtes bloqués, chantez ce mantra. Alors non seulement les choses bougeront, mais elles bougeront vers l’Infini. C’est un levier ; de tous les mantras, c’est le plus puissant des leviers. » Yogi Bhajan
Voici une méditation très spéciale, particulièrement sophistiquée. Yogi Bhajan l’a enseignée pour que nous connaissions notre cœur, pour que nous en cultivions les qualités et pour qu’il soit à l’origine de nos actions. Nous avons besoin de la clarté du cœur pour marcher sur le chemin de l’esprit et nous accomplir dans l’expérience humaine. Chacun-e de nous aspire à l’Infini. Et il faut donner toute sa place à ce désir profond, afin qu’avec la force de notre système nerveux et l’intensité de l’esprit, on parvienne à traverser les obstacles qui se présentent sur le chemin.

Ce mudra et ce mantra ainsi combinés dans cette méditation génèrent un état de calme intérieur. On devient réceptif au chemin de notre destinée, et l’on apprend à percevoir et à reconnaître la réalité à partir du cœur et non de l’intellect. On y invite l’Infini pour qu’il nous guider à chaque instant. On apprend à agir à partir du cœur, avec engagement et courage.

Pratiquer Mundavani Kriya

Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos droit et le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. 

Levez les mains au niveau de la gorge, les bras parallèles au sol, les paumes vers le bas, la main droite sur la main gauche. Tendez le pouce gauche vers la gorge, et placez le pouce droit au milieu de la paume gauche. Pincez fermement la paume gauche entre le pouce et la paume droite, et maintenez la pression au centre de la paume gauche : c’est là la clé de cette méditation. Maintenez ce mudra au niveau de la gorge, à une vingtaine de centimètres du corps, et ne bougez pas. Fermez les yeux.

Dans cette posture, chantez le mantra:

ād sach jugād sach
hē bhe sach nānak hosī bhe sach

Chantez tout le mantra sur une expiration, sans reprendre votre souffle, sur un ton monocorde, pendant 31 minutes

Le mudra

Le mudra de cette méditation presse le centre de la paume. Dans le système ayurvédique des points marma, ce point est appelé Tala Hridaya, « le Cœur dans la Paume ». On le stimule pour développer la sensitivité du cœur et en stabiliser la conscience bousculée par les mouvements émotionnels intérieurs et extérieurs. C’est pourquoi on parle de Tala Hridaya comme du « protecteur du Cœur. » Quant au pouce gauche, il est tendu vers la gorge, ce qui nous rend réceptif au pouvoir projectif de chaque mot, de chaque syllabe et de la vibration sonore. Maintenir le mudra au niveau de la gorge et garder les bras parallèles au sol encouragent également à soulever légèrement la poitrine et le cœur.

Le mantra

Baba Sri Chand ji
Ce mantra est très proche du mangal charan du Mul Mantra de Gurū Nānak: ād sach jugād sach, hē bhī sach nānak hosī bhī sach. Mais au lieu de bhī, on chante bhe (avec un son é court et fermé, qui tire vers le i) ; en voici la raison :

Lors de la composition du chant Sukhmanī Sāhib entre 1602 et 1603, Gurū Arjan, 5e Gurū des Sikhs, s’interrompit à la fin de la 16e partie. Il s’adressa à Baba Sri Chand, maitre yogi et fils de Gurū Nānak, lui demandant quelle devrait être la suite. Baba Sri Chand suggéra au Gurū de se référer à la bānī de son père, avec cette légère variation, pour que le reste de l’œuvre se déploie d’elle-même.

C’est ainsi que ces deux lignes commencent le 17e passage de ce superbe poème mystique qu’est Sukhmanī Sāhib. On l’utilise depuis lors en tant que mantra pour débloquer toute situation figée, en permettant à ce qui veut être, et qui existe déjà en essence, de se déployer.


jeudi 14 avril 2016

Commentaires sur la méditation du Bouddha Souriant


Le mantra SA TA NA MA 

Le mantra SA TA NA MA est une expression vibratoire de la séquence de nombres 4/6 3/7 2/8 1/9 (4321 et 6789) telle qu’on l’étudie en Karam Kriya.

Lors du stage sur les nombres 4 et 6 le 20 mars dernier, nous avons travaillé à des expressions de cette séquence :
  • 4/6 : je ressens que ; je suis conscient de ; je m’engage envers ; je perçois que ; je réalise que ; la vérité, pour moi, c’est que ; je sers ceci :
  • 3/7 et 2/8 : au-delà de l’espace et du temps ; à travers mes armures et mes blessures ; malgré le bruit et l’agitation ; au-delà de mes espoirs et de mes résistances; au-delà des mes tentatives et de mes limites ; malgré mes distractions et mes souffrances ; au-delà des pour et des contre ; dans les bons et les mauvais moments ; au-delà des louanges et des calomnies ; dans le meilleur comme dans le pire ; à travers les karma et les drames..
  • 1/9 : je suis ; j’existe ; je suis la lumière de l’âme ; j’existe en tant qu’essence divine ; le Cosmos vibre en moi ; la paix demeure en moi ; je suis un-e avec l’Univers ; tout est parfait…


Comment Siddharta devint Bouddha

Une très belle expression de ces séquences se trouve dans la façon dont on raconte que Siddharta devint Bouddha.
4/6 - il s’assied sous l’arbre pipal, et fait voeu de ne pas bouger avant d’avoir atteint la Vérité.
4/6 = engagement inconditionnel envers la vérité, immobilité méditative (attitude), présence
3/7 - Māra, démon de la mort, veut qu’il échoue. Il lui envoie donc ses trois ravissantes filles pour le distraire de sa méditation.
3/7 = divertissement, fascination (très lié au sens de la vue), compensation/déguisement de la négativité (Māra) en quelque chose de positif et d'attrayant (ses trois filles), mensonge du mental positif qui maquille la négativité avec de belles couleurs.
Mais Siddharta demeure en méditation.
2/8 - Constatant son échec, Māra lance contre lui des hordes de démons. Nouvel échec : Siddharta demeure en méditation. Mais Māra refuse d’admettre sa défaite.
2/8 = le mental négatif/subconscient décharge sa négativité (les démons). Plus de jeunes filles fascinantes, mais plutôt la vraie nature de Māra : les passions, les désirs, les attachements, la Mort, l’anéantissement (2/8).
1/9 : Siddharta prend alors la Terre à témoin en touchant le sol du bout des doigts. Il a atteint le but ultime de l’existence, le trésor de l’éveil permanent, la compréhension de la nature fondamentale de toute chose.
1/9 = le sol ; le but ; “the point of life is to be a point” (Shiv Charan Singh), le trésor final, "ça".

Maintenir la neutralité et le non-attachement

Comme l’illustre cette histoire de Bouddha, dans les séquences 4321 et 6789, on ne quitte pas 4/6 pour aller à 3/7 et ainsi de suite. Au contraire, on demeure dans 4/6 (sa méditation, son engagement, sa présence, sa respiration consciente), et on laisse venir à soi 3/7, puis 2/8, et enfin 1/9. C'est là la vraie neutralité, le non-attachement, la non-identification du yogi. Siddharta demeure ferme dans son engagement et son attitude méditative. Et il laisse venir à soi aussi bien la fascination que la négativité, et se laisse traverser par elles sans jamais perdre le sens de sa propre présence. C’est ainsi qu'il se rend disponible pour que son but vienne à lui, plutôt que ce soit lui qui se perde en essayant de l’atteindre. La méditation du Bouddha Souriant et le mantra SA TA NA MA sont une opportunité de cheminer sur cette séquence et de la vivre très consciemment.

À l’image du Bouddha, il nous faut rester ferme dans notre méditation. Car dès lors que notre subconscient se nettoie, on est d’abord sollicité par mille pensées, aussi imagées, colorées et mouvantes que les filles de Māra. Certaines de ces pensées sont même en apparence d’excellentes idées, que l’on voudrait noter de suite, ou dont on aimerait suivre le développement! C’est ainsi que l’on quitte sa méditation, et que l’on se remet à réfléchir.

Mais, si l’on maintient la neutralité et le non-attachement, le masque tombe, et l’on est en prise plus directe avec la négativité: douleurs, mouvement émotionnels divers, émotions négatives («pff… quand est-ce qu’elle se termine, cette fichue méditation?!?»). Mais une autre de ces expressions peut aussi être une sensation d’Infini qui peut nous faire croire que le but est atteint. On prend alors le risque de s’attacher à la sensation, et cela même suffit à briser notre résolution méditative.

Mais si l’on passe outre, on peut faire l’expérience d’une paix véritable, d’un samadhi profond et heureux. C'est ce que dit le sourire apaisé, tranquille, du sage. Puisse votre méditation faire de vous un tel Bouddha souriant!

Méditation et concentration

Ce qui ressort aussi de l’histoire du Bouddha, c’est qu’il peut maintenir son attention méditative car celle-ci est attachée à un but précis : il s’engage envers quelque chose, il médite sur quelque chose, il est concentré sur quelque chose. Ainsi, car il la maintient fermement ancrée, sa conscience peut s’élever. De même qu’un cerf-volant peut voler car un fil, traversant les vents et les courants, le maintient fermement à un point fixe au sol. Sinon le cerf-volant aurait vite fait d’être pris dans les vents. Et après peut-être une brève et fascinante expérience de vol qui n’aurait que l’apparence de la liberté, il serait pris dans les courants chaotiques et finirait par s’effondrer.

C’est pourquoi la conscience appliquée est la conscience de quelque chose : de son identité spirituelle, de son âme, du Nām qui vibre en soi, etc. On parle alors de « conscience spirituelle ».

C’est aussi pourquoi une pratique et une discipline méditative seront d’autant plus efficaces qu’elles ont un but, qu’elles sont faites dans une intention particulière. Yogi Bhajan ne s’y est pas trompé en nommant chaque méditation et en explicitant le but de chacune d’elles.

On peut aussi appliquer cela au temps de méditation lui-même : lorsque vous méditez, restez concentrés. Rien d’autre que l’asana, le mudra, le pranayama, le mantra, la drishti (concentration du regard)… rien d’autre !

Et puis on peut l’appliquer à l’existence elle-même : une vie aura d’autant plus de sens qu’elle se concentre sur un objectif identifié, simple (même s’il est audacieux !), unifié… Cela rendre plus facile la traversée des distractions, des vagues, des mouvements, des karma et des drames… Concentrer sans contracter ; concentrer pour cristalliser.


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- Yogi Bhajan (July 16, 1992)

dimanche 13 mars 2016

Kriya du Bouddha Souriant


L’histoire raconte qu’après quarante jours de jeûne et d’ascèse méditative, Siddhartha était en bien piteux état, quasiment mort de faim et incapable de se déplacer. Le trouvant ainsi, un saint yogi prit soin de lui et le remit sur pied. Et quand enfin Siddhartha se remit à sourire, le yogi lui enseigna cette méditation. Puis, comme on le sait, Siddhartha trouva l’illumination permanente sous l’arbre bodhi, et devint le Bouddha. Il est dit que Jésus aussi apprit ce mudra lors de ses voyages. Bouddha, Jésus… si vous vous sentez inspirés par des êtres d’un tel calibre et d’une telle lumière, alors suivez leur exemple : pratiquez ce qu’ils pratiquaient, et vous atteindrez leur état de conscience.
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Cette posture ouvre le flux d’énergie du Centre du Cœur. Par une pratique régulière et consciente de ce kriya exceptionnel, maîtrisez la subtilité de sa technologie et faites l’expérience de sukha,  l’état de bonheur et de paix intérieure qu’elle apporte. Puis sentez-vous inspirés à enseigner cette méditation autour de vous, afin de contribuer à ce que la beauté, la paix et le bonheur se manifestent en tout et en tous.
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Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos bien droit, le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. Dans cette posture, repliez l’annulaire et l’auriculaire de chaque main, et maintenez-les ainsi avec le pouce. L’index et le majeur sont joints et tendus vers le haut.

Les coudes contre la cage thoracique, les paumes tournées vers l’avant, penchez légèrement les bras de vers l’avant (30 degrés). Afin de bien ouvrir la poitrine et de présenter le centre du cœur, tirez les épaules vers le bas et vers l’arrière, et  rapprochez les omoplates.

Fermez les yeux et concentrez votre regard sur le point médian des sourcils (appelé aussi « troisième œil ») en chantant mentalement et en silence le mantra suivant:

sa ta na ma

Respirez naturellement, longuement et profondément.

Continuez ainsi pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément puis expirez ; ouvrez et fermez les poings rapidement plusieurs fois, puis détendez la posture.

Mes recommandations
  • Même silencieusement, chantez fort : faites vibrer le mantra assez fort en vous, afin de stimuler vos systèmes nerveux et glandulaires. 
  • Faites vibrer intérieurement chaque syllabe, selon la séquence suivante (assez classique dans la pratique de ce mantra) :
  • Projetez chaque syllabe à partir du troisième œil, comme une pulsation, un message vers l’Infini. Concentrez votre regard, mais ne contractez pas votre visage.
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