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dimanche 12 janvier 2020

Cinq méditations pour la « période grise »



La Période Grise


Nous sommes actuellement dans la période de transition qui sépare « l'Ère des Poissons », que nous quittons, de celle dite « du Verseau » dans laquelle nous entrons. Les grands changements civilisationnels de ce types s'accompagnent généralement d'une « période grise » (gray period), selon les termes de Yogi Bhajan: une génération de flou, marquée par l'incertitude, le doute, le manque de repères. 

L'angoisse existentielle génère une forme de dépression dite « froide »: on continue de fonctionner sur la base de paramètres que l'on sait, que l'on sent, dépassés. On perçoit l'obsolescence de nos modes de raisonnement et la vanité de nos modes d'action, mais on ne sait pas encore faire autrement. On mesure ce que l'on perd, on perçoit ce qui n'est plus, on se lamente sur la disparition des valeurs qui prévalaient. Mais on manque de l'intuition et de la sensitivité nécessaires pour accueillir le monde nouveau qui prend forme. On s'attache à ce qui meurt, faute de s'identifier à ce qui naît. Selon Yogi Bhajan, cette période d’incertitude devrait durer jusqu'en 2038, avant que l’esprit de discipline et d’intégrité prenne le relai.

Au-delà de l’espoir, ou des discours rassurants ou angoissants sur l’avenir, au-delà des démarches politiques, sociales, économiques et environnementales porteuses d’avenir, la véritable clé de notre avenir est la capacité individuelle et collective à mettre à jour notre conscience pour l’adapter aux paramètres de ce nouvel âge. Et pour cela, nous disposons de l’outil idéal: la méditation.

En septembre 1975, Yogi Bhajan a enseigné une série de cinq méditations pour traverser cette période grise avec grâce et dignité, sans baisser les bras, sans se laisser emporter par les vagues d’angoisse de cette transition, sans perdre le contact avec le soi authentique.

1. Méditation pour un mental serein et des nerfs solides


Cette méditation calme et équilibre le mental, développe la patience, et renforce le système nerveux. Elle est particulièrement recommandée pour se prémunir de l'irrationalité, et pour apprendre à rester calme dans les situations qui nous confrontent.

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Les yeux sont presque fermés.

Pour les hommes: posez la main gauche sur le giron, en buddhi mudra: les bouts du pouce et du petit doigt se touchent, les autres doigts sont tendus. Levez la main droite au niveau de l'oreille, paume vers l'avant, en surya mudra: les bouts du pouce et de l'annulaire se touchent, les autres doigts sont tendus vers le haut. 

Pour les femmes, c'est l'inverse: posez la main droite sur le giron, en buddhi mudra: les bouts du pouce et du petit doigt se touchent, les autres doigts sont tendus. Levez la main gauche au niveau de l'oreille, paume vers l'avant, en surya mudra: les bouts du pouce et de l'annulaire se touchent, les autres doigts sont tendus vers le haut.

Dans tous les cas, faites en sorte que les ongles des doigts ne se touchent pas.

Dans cette posture, respirez longuement et profondément, pendant 11 minutes. Jour après jour, vous pouvez  augmenter le temps de pratique jusqu'à 31 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, puis expirez. Levez les mains au dessus de la tête, doigts écartés, et secouez vigoureusement les bras et les mains pendant au moins une minute. Puis détendez-vous.

2. Méditation pour le confort intérieur et la satisfaction


Cette méditation vous fera vous sentir à l’aise et satisfait. Elle contribue à équilibrer le cerveau en renforçant votre capacité intérieure d'être en permanence en contact avec votre soi supérieur.

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. 

Pour les femmes: connectez le bout du pouce et du majeur de la main gauche, et la bout du pouce et de l’auriculaire de la main droite, sans que les ongles ne se touchent. 

Pour les hommes, c’est l’inverse: connectez le bout du pouce et du majeur de la main droite, et la bout du pouce et de l’auriculaire de la main gauche, sans que les ongles ne se touchent. 

Détendez les épaules, et maintenez les mains devant la poitrine sans la toucher, distantes d’une vingtaine de centimètres, les doigts pointant vers l'avant.

Dans cette posture, détendez les paupières, et fermez les yeux presque complètement. Respirez longuement et profondément, et méditez ainsi pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, serrez les poings des deux mains pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.

3. Khalsa Mūl Mantra 


Pratiquez cette méditation pour recharger votre aura, pour rayonner, pour avoir une mine radieuse et freiner les effets du vieillissement. 

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Posez les mains en giān mudra sur les genoux: les bouts des pouces et des index se touchent; les autres doigts sont tendus, les paumes vers l’avant.

Dans cette posture, chantez le mūl mantra en prolongeant les syllabes longues pour vider les poumons (sauf sur kartā purkh et jap):

inspirez profondément par le nez;

ik ong kār 
inspirez profondément par le nez; 

sat nām 
inspirez profondément par le nez; 

kartā purkh
expirez, puis inspirez profondément par le nez;

nirbhao 
inspirez profondément par le nez;

nirvēr 
inspirez profondément par le nez;

akāl mūrat 
inspirez profondément par le nez;

ajūnī
inspirez profondément par le nez;

sēbhang
inspirez profondément par le nez;

gurprasād 
inspirez profondément par le nez;

jap
expirez, puis inspirez profondément par le nez;

ād sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh, puis inspirez profondément par le nez

jugād sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh,puis inspirez profondément par le nez 

hē bhī sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh, puis inspirez profondément par le nez 

nānak hosī bhī sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh, inspirez profondément par le nez pour recommencer.

Chaque inspiration est complète, et chaque phrase doit utiliser toute la respiration. Les quatre dernières phrases se terminent par le souffle libéré par la bouche sur le son chhh comme le son d'un serpent sifflant. C'est sur cette précision que reposent les effets de cette méditation.

Continuez ainsi pendant un minimum de 11 minutes. Puis, jour après jour, augmentez le temps de pratique jusqu'à 31 minutes.

Avec suffisamment d'expérience, vous pourrez même aller jusqu'à 11 cycles entiers (soit un temps de pratique entre 45 minutes et une heure).

Pour terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.

Pour extraire les effets de cette méditation et en profiter au mieux, pratiquez quotidiennement pendant 40 jours. 

4. Méditation pour la vivacité d’esprit


Confrontés à des circonstances inhabituelles, anormales ou que nous ne comprenons pas, notre réaction est souvent la même: stress, peur, panique, confusion, repli sur soi, agressivité… Mais nous pouvons répondre plutôt que réagir: cette méditation aide à développer l’attitude, la présence et les réponses adaptées à de telles circonstances, en neutralisant la partie centrale du cerveau et stimulant notre vivacité d’esprit. 

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Amenez la main gauche devant le haut de la poitrine, sans la toucher, la paume bien plate, tournée vers le côté. Faites « marcher » l'index et le majeur de la main droite: remonter le long de l’axe central de la paume gauche, entre le centre de la main jusqu'au bout du majeur et de l'annulaire, et puis descendez à reculons.

Détendez les paupières, et fermez les yeux presque complètement, et continuez ainsi, lentement et avec une forte pression sur la paume. Traversez la gêne, voire la douleur, ainsi occasionnée. Continuez pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.

5. Méditation à faire quand rien d'autre ne fonctionne


Quand vous êtes à bout de nerfs, au bout du rouleau; quand vous ne savez pas quoi faire, quand rien d'autre ne fonctionne… cette méditation est efficace! 

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. 

Entrelacez les doigts en arrière. Détendez les épaules, placez ce mudra à la hauteur de centre de la poitrine sans la toucher, les paumes vers le haut, les doigts tendus, les pouces tendus vers l’avant.

Dans cette posture, détendez les paupières, et fermez les yeux presque complètement. Chantez le Gurū Gaitri Mantra:

gobinde mukande udāre apāre 
harīang karīang nrināme akāme

« qui soutient, qui libère, qui nourrit, infini, 
destructeur, créateur, sans nom, sans désir »

Chantez le plus vite possible, jusqu'à ce que les mots soient à peine discernables. Laissez votre chant se transformer en un flux sonore continu.

Commencez par 11 minutes. Puis, jour après jour, augmentez le temps de pratique jusqu'à un maximum de 31 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.



jeudi 11 mai 2017

Mundavani Kriya: méditation pour éliminer les obstacles

 « Lorsque votre travail n’a pas d’effet, lorsque vous êtes bloqués, chantez ce mantra. Alors non seulement les choses bougeront, mais elles bougeront vers l’Infini. C’est un levier ; de tous les mantras, c’est le plus puissant des leviers. » Yogi Bhajan
Voici une méditation très spéciale, particulièrement sophistiquée. Yogi Bhajan l’a enseignée pour que nous connaissions notre cœur, pour que nous en cultivions les qualités et pour qu’il soit à l’origine de nos actions. Nous avons besoin de la clarté du cœur pour marcher sur le chemin de l’esprit et nous accomplir dans l’expérience humaine. Chacun-e de nous aspire à l’Infini. Et il faut donner toute sa place à ce désir profond, afin qu’avec la force de notre système nerveux et l’intensité de l’esprit, on parvienne à traverser les obstacles qui se présentent sur le chemin.

Ce mudra et ce mantra ainsi combinés dans cette méditation génèrent un état de calme intérieur. On devient réceptif au chemin de notre destinée, et l’on apprend à percevoir et à reconnaître la réalité à partir du cœur et non de l’intellect. On y invite l’Infini pour qu’il nous guider à chaque instant. On apprend à agir à partir du cœur, avec engagement et courage.

Pratiquer Mundavani Kriya

Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos droit et le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. 

Levez les mains au niveau de la gorge, les bras parallèles au sol, les paumes vers le bas, la main droite sur la main gauche. Tendez le pouce gauche vers la gorge, et placez le pouce droit au milieu de la paume gauche. Pincez fermement la paume gauche entre le pouce et la paume droite, et maintenez la pression au centre de la paume gauche : c’est là la clé de cette méditation. Maintenez ce mudra au niveau de la gorge, à une vingtaine de centimètres du corps, et ne bougez pas. Fermez les yeux.

Dans cette posture, chantez le mantra:

ād sach jugād sach
hē bhe sach nānak hosī bhe sach

Chantez tout le mantra sur une expiration, sans reprendre votre souffle, sur un ton monocorde, pendant 31 minutes. 

Le mudra

Le mudra de cette méditation presse le centre de la paume. Dans le système ayurvédique des points marma, ce point est appelé Tala Hridaya, « le Cœur dans la Paume ». On le stimule pour développer la sensitivité du cœur et en stabiliser la conscience bousculée par les mouvements émotionnels intérieurs et extérieurs. C’est pourquoi on parle de Tala Hridaya comme du « protecteur du Cœur. » Quant au pouce gauche, il est tendu vers la gorge, ce qui nous rend réceptif au pouvoir projectif de chaque mot, de chaque syllabe et de la vibration sonore. Maintenir le mudra au niveau de la gorge et garder les bras parallèles au sol encouragent également à soulever légèrement la poitrine et le cœur.

Le mantra

Baba Sri Chand ji
Ce mantra est très proche du mangal charan du Mul Mantra de Gurū Nānak: ād sach jugād sach, hē bhī sach nānak hosī bhī sach. Mais au lieu de bhī, on chante bhe (avec un son é court et fermé, qui tire vers le i) ; en voici la raison :

Lors de la composition du chant Sukhmanī Sāhib entre 1602 et 1603, Gurū Arjan, 5e Gurū des Sikhs, s’interrompit à la fin de la 16e partie. Il s’adressa à Baba Sri Chand, maitre yogi et fils de Gurū Nānak, lui demandant quelle devrait être la suite. Baba Sri Chand suggéra au Gurū de se référer à la bānī de son père, avec cette légère variation, pour que le reste de l’œuvre se déploie d’elle-même.

C’est ainsi que ces deux lignes commencent le 17e passage de ce superbe poème mystique qu’est Sukhmanī Sāhib. On l’utilise depuis lors en tant que mantra pour débloquer toute situation figée, en permettant à ce qui veut être, et qui existe déjà en essence, de se déployer.


jeudi 14 avril 2016

Commentaires sur la méditation du Bouddha Souriant


Le mantra SA TA NA MA 

Le mantra SA TA NA MA est une expression vibratoire de la séquence de nombres 4/6 3/7 2/8 1/9 (4321 et 6789) telle qu’on l’étudie en Karam Kriya.

Lors du stage sur les nombres 4 et 6 le 20 mars dernier, nous avons travaillé à des expressions de cette séquence :
  • 4/6 : je ressens que ; je suis conscient de ; je m’engage envers ; je perçois que ; je réalise que ; la vérité, pour moi, c’est que ; je sers ceci :
  • 3/7 et 2/8 : au-delà de l’espace et du temps ; à travers mes armures et mes blessures ; malgré le bruit et l’agitation ; au-delà de mes espoirs et de mes résistances; au-delà des mes tentatives et de mes limites ; malgré mes distractions et mes souffrances ; au-delà des pour et des contre ; dans les bons et les mauvais moments ; au-delà des louanges et des calomnies ; dans le meilleur comme dans le pire ; à travers les karma et les drames..
  • 1/9 : je suis ; j’existe ; je suis la lumière de l’âme ; j’existe en tant qu’essence divine ; le Cosmos vibre en moi ; la paix demeure en moi ; je suis un-e avec l’Univers ; tout est parfait…


Comment Siddharta devint Bouddha

Une très belle expression de ces séquences se trouve dans la façon dont on raconte que Siddharta devint Bouddha.
4/6 - il s’assied sous l’arbre pipal, et fait voeu de ne pas bouger avant d’avoir atteint la Vérité.
4/6 = engagement inconditionnel envers la vérité, immobilité méditative (attitude), présence
3/7 - Māra, démon de la mort, veut qu’il échoue. Il lui envoie donc ses trois ravissantes filles pour le distraire de sa méditation.
3/7 = divertissement, fascination (très lié au sens de la vue), compensation/déguisement de la négativité (Māra) en quelque chose de positif et d'attrayant (ses trois filles), mensonge du mental positif qui maquille la négativité avec de belles couleurs.
Mais Siddharta demeure en méditation.
2/8 - Constatant son échec, Māra lance contre lui des hordes de démons. Nouvel échec : Siddharta demeure en méditation. Mais Māra refuse d’admettre sa défaite.
2/8 = le mental négatif/subconscient décharge sa négativité (les démons). Plus de jeunes filles fascinantes, mais plutôt la vraie nature de Māra : les passions, les désirs, les attachements, la Mort, l’anéantissement (2/8).
1/9 : Siddharta prend alors la Terre à témoin en touchant le sol du bout des doigts. Il a atteint le but ultime de l’existence, le trésor de l’éveil permanent, la compréhension de la nature fondamentale de toute chose.
1/9 = le sol ; le but ; “the point of life is to be a point” (Shiv Charan Singh), le trésor final, "ça".

Maintenir la neutralité et le non-attachement

Comme l’illustre cette histoire de Bouddha, dans les séquences 4321 et 6789, on ne quitte pas 4/6 pour aller à 3/7 et ainsi de suite. Au contraire, on demeure dans 4/6 (sa méditation, son engagement, sa présence, sa respiration consciente), et on laisse venir à soi 3/7, puis 2/8, et enfin 1/9. C'est là la vraie neutralité, le non-attachement, la non-identification du yogi. Siddharta demeure ferme dans son engagement et son attitude méditative. Et il laisse venir à soi aussi bien la fascination que la négativité, et se laisse traverser par elles sans jamais perdre le sens de sa propre présence. C’est ainsi qu'il se rend disponible pour que son but vienne à lui, plutôt que ce soit lui qui se perde en essayant de l’atteindre. La méditation du Bouddha Souriant et le mantra SA TA NA MA sont une opportunité de cheminer sur cette séquence et de la vivre très consciemment.

À l’image du Bouddha, il nous faut rester ferme dans notre méditation. Car dès lors que notre subconscient se nettoie, on est d’abord sollicité par mille pensées, aussi imagées, colorées et mouvantes que les filles de Māra. Certaines de ces pensées sont même en apparence d’excellentes idées, que l’on voudrait noter de suite, ou dont on aimerait suivre le développement! C’est ainsi que l’on quitte sa méditation, et que l’on se remet à réfléchir.

Mais, si l’on maintient la neutralité et le non-attachement, le masque tombe, et l’on est en prise plus directe avec la négativité: douleurs, mouvement émotionnels divers, émotions négatives («pff… quand est-ce qu’elle se termine, cette fichue méditation?!?»). Mais une autre de ces expressions peut aussi être une sensation d’Infini qui peut nous faire croire que le but est atteint. On prend alors le risque de s’attacher à la sensation, et cela même suffit à briser notre résolution méditative.

Mais si l’on passe outre, on peut faire l’expérience d’une paix véritable, d’un samadhi profond et heureux. C'est ce que dit le sourire apaisé, tranquille, du sage. Puisse votre méditation faire de vous un tel Bouddha souriant!

Méditation et concentration

Ce qui ressort aussi de l’histoire du Bouddha, c’est qu’il peut maintenir son attention méditative car celle-ci est attachée à un but précis : il s’engage envers quelque chose, il médite sur quelque chose, il est concentré sur quelque chose. Ainsi, car il la maintient fermement ancrée, sa conscience peut s’élever. De même qu’un cerf-volant peut voler car un fil, traversant les vents et les courants, le maintient fermement à un point fixe au sol. Sinon le cerf-volant aurait vite fait d’être pris dans les vents. Et après peut-être une brève et fascinante expérience de vol qui n’aurait que l’apparence de la liberté, il serait pris dans les courants chaotiques et finirait par s’effondrer.

C’est pourquoi la conscience appliquée est la conscience de quelque chose : de son identité spirituelle, de son âme, du Nām qui vibre en soi, etc. On parle alors de « conscience spirituelle ».

C’est aussi pourquoi une pratique et une discipline méditative seront d’autant plus efficaces qu’elles ont un but, qu’elles sont faites dans une intention particulière. Yogi Bhajan ne s’y est pas trompé en nommant chaque méditation et en explicitant le but de chacune d’elles.

On peut aussi appliquer cela au temps de méditation lui-même : lorsque vous méditez, restez concentrés. Rien d’autre que l’asana, le mudra, le pranayama, le mantra, la drishti (concentration du regard)… rien d’autre !

Et puis on peut l’appliquer à l’existence elle-même : une vie aura d’autant plus de sens qu’elle se concentre sur un objectif identifié, simple (même s’il est audacieux !), unifié… Cela rendre plus facile la traversée des distractions, des vagues, des mouvements, des karma et des drames… Concentrer sans contracter ; concentrer pour cristalliser.


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- Yogi Bhajan (July 16, 1992)

vendredi 11 mars 2016

Méditation pour nettoyer le mental négatif


« Chaque pensée que nous avons, en un clin d’œil, se change en sentiment, en émotion, en désir… C’est le processus permanent de l’intellect, c’est de cela que vit l’intellect. L’intellect nous bombarde de pensées, de pensées, de pensées, de pensées et de pensées… et ces millions de pensées vont dans le subconscient. Et le subconscient en est surchargé. Ensuite il se décharge sous forme de rêves, de fantasmes, de cauchemars et – mon Dieu ! – quand il se décharge dans votre inconscient, vous êtes cuits. » Yogi Bhajan
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« Qu’est-ce que la méditation ? La méditation est une chose toute simple : quand on médite, toute la saleté du mental subconscient ressort. La méditation est ce processus qui consiste simplement à se défaire de la pollution subconsciente. C’est là tout ce qui se passe pendant la méditation. Tout ce que vous avez vu, tout ce que vous avez désiré, se manifeste dans votre subconscient. Et lorsque vous commencez à nettoyer le subconscient, vous y trouvez la saleté non seulement de cette vie-ci, mais celle de vies et de vies et de vies et de vies… » Yogi Bhajan 
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La pratique de cette méditation permet d’éliminer les pensées et les émotions négatives stockées dans le mental négatif (ou mental subconscient). Alors le mental négatif peut véritablement jouer son rôle : vous soutenir en vous connectant à l'Infini en vous, en tous et en tout. La posture de cette méditation invite le calme et l'humilité: on l'appelait avant « Posture du Mendiant ». 
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Assis en posture confortable, le dos droit. Formez une coupe avec les mains, paumes vers le ciel, les doigts de la main droite sur ceux de la main gauche. Placez cette coupe à la hauteur du centre du Cœur. Les coudes sont détendus sur la cage thoracique. Les yeux sont presque fermés, et le regard est porté vers le creux des mains.






Dans cette posture, pratiquez le pranayama (ou séquence respiratoire) suivant :
  • inspirez longuement et profondément par le nez 
  • expirez par la bouche, en soufflant un courant continu en direction des mains. 

En inspirant, prenez conscience des pensées, des émotions, des attachements et des énergies négatives; laisser remonter à votre attention de tout ce qui, en vous (dans votre subconscient), vous pollue, vous pèse ou vous distrait;  faites remonter ces choses à la surface de votre conscience.

En expirant, défaites-vous consciemment de toute négativité et de tout ce qui vous encombre ; laissez cela vous quitter, simplement.

Continuez cette respiration 11 à 31 minutes.

Pour terminer, inspirez, puis expirez complètement et suspendez le souffle, poumons vides, en rentrant le nombril, et concentrez-vous sur chaque vertèbre, une par une; sentez ainsi votre colonne vertébrale aussi ferme qu'un mât, que la colonne d'un temple ou que le tronc d'un chêne. Maintenez ce vide quelques secondes. Puis inspirez puissamment, expirez et recommencez. Faites cela 3 à 5 fois, puis détendez-vous.

Mes recommandations

  • Respirez profondément: à chaque inspiration, emplissez entièrement vos poumons, et videz-les complètement à chaque expiration.
  • Faites en sorte de sentir le flux d'air sur vos mains, c'est important et cela va vous aider à maintenir votre concentration.
  • Tout au long de cette méditation, maintenez le mudra au niveau du centre de la poitrine, pas plus bas.
  • Cette méditation offre l'opportunité de faire l'expérience de l'Infini en soi: un espace intérieur vaste, profond, illimité, et infiniment pur. Ressentez cette pureté et identifiez-vous à elle qui est l'essence même de notre présence.

jeudi 1 octobre 2015

Méditation pour soulager le stress

Méditation pour soulager le stress
et nettoyer les émotions du passé

Cette méditation (extraite du manuel Physical Wisdom édité par Kundalini Research Institute) est particulièrement efficace pour faire face aux situations stressantes liées à nos relations et à notre passé familial.
Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos droit, le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. Amenez les mains face à la poitrine et joignez les bouts des doigts de la main droite à ceux de la main gauche. Les doigts pointent vers le haut, et on maintient un peu d’espace entre les paumes. 

Dans cette posture, concentrez votre regard sur le bout du nez et respirez 4 fois par minute selon la séquence respiratoire (ou prānayāma) suivante :

  • inspirez pendant 5 secondes ;
  • suspendez le souffle pendant 5 secondes ;
  • expirez pendant 5 secondes.

Continuez ainsi pendant 11 minutes, ou jusqu’à ce que vous vous sentiez soulagé du stress.

Pout terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.


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