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mardi 13 février 2024

Rompre la transe hypnotique du mental

Selon certaines écoles de sagesse indiennes (yogas tantriques, bouddhisme, Sikhī…), le mental humain est comme pris au piège d’une transe hypnotique appelée mohāvasthā, ou « mode dominé par moha », moha désignant la fascination. Le mental se comporte comme un spectateur devant un prestidigitateur : il reste fixé sur ce qui attire son attention, tout en ignorant tout le reste, notamment ce qui compte vraiment. L’imagination, la créativité, la perspicacité, le discernement, la perception de soi, la réflexion fertile… sont ainsi appauvris, inhibés, l’espace du mental étant tout entier dédié à l’objet de sa fascination. Et le temps passe ainsi, la conscience se maintenant en permanence dans un état de distraction et de confusion, non dénué cependant d’un ravissement naïf et stérile. Le Yoga, dans son ambition d’éveiller les êtres à la liberté et la pleine autonomie, d’émanciper leur conscience et de les mener à la réalité du soi, vise notamment à extraire le mental de cet état de transe. 

Dans cette fameuse scène du Livre de la Jungle dans l’adaptation de Walt Disney, Mowgli est hypnotisé par Kaa, serpent monstrueux au regard fascinant qui lui chante « Aie confianssssse… » Le garçon perd alors toute conscience de lui-même, souriant béatement malgré les dangers auxquels il ne fait désormais plus attention.

Cette méditation repose d’abord sur le mouvement mécanique et rythmé des bras, plus tard accompagné de la répétition rigoureuse du mantra har: des auto-stimuli répétitifs et réguliers, des schémas hautement prédictifs, maintenus suffisamment longtemps pour provoquer une saturation de la vigilance, un « hypercontrôle » qui libère la conscience, lui permet d’intégrer de nouveaux états et permet à d’autres fonctions cognitives de s’exprimer, notamment celles, avancées et complexes, qui sont ordinairement ignorées ou réprimées.  La méditation fait aussi intervenir un verrouillage du regard et de l’attention, qui limite l’errance hypnotique du mental (bhrama). Enfin, la conscience est suffisamment disponible pour que soit invité l’état de shūnya: le silence mental, un espace vide et disponible qui favorise le calme, la perception de nouveaux horizons et une redéfinition du rapport à soi. 

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Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos droit et le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. Maintenez les index tendus, mais refermez les autres doigts en poings, soigneusement verrouillés par les pouces. Les coudes contre la cage thoracique, placez les mains en face l’une de l’autre et distantes entre elles de 20 à 30 cm, à une vingtaine de centimètres de la poitrine. Les index, tendus vers le haut, sont au niveau des clavicules. 


1. À partir des coudes, dépliez légèrement le bras droit, puise ramenez-le devant la poitrine tout en dépliant légèrement le bras gauche.  Maintenez les avant-bras, les mains et les index dans une ferme continuité: il ne devrait y avoir aucune mobilité dans les poignets ni dans les doigts. Bougez ainsi les avant-bras alternativement, dans un mouvement sec et précis, à un rythme régulier, comme une horloge: la cadence est environ d’un mouvement par seconde. Les yeux presque fermés, concentrez votre attention sur l’espace entre les mains. Maintenez ce mouvement régulier et conscient pendant 6 minutes.


2. Sans interruption, maintenez le mouvement et le rythme, mais centrez désormais votre regard sur le bout du nez. Continuez ainsi pendant 3 minutes.

3. Sans interruption, maintenez le mouvement et le rythme, le regard toujours sur le bout du nez, mais dite maintenant hare à chaque mouvement de bras1. Continuez ainsi pendant 4 minutes2.

4. Posez calmement les mains l’une dans l’autre sur le giron. Fermez les yeux, et soyez parfaitement stable et immobile. Installez-vous dans le silence absolu et dans la non-existence. Délaissez toute pensée, toute association, toute identification. Pendant quelques instants, oubliez qui vous êtes. Méditez profondément ainsi pendant 6 minutes.

5. Pour terminer, inspirez profondément et tendez les bras à la verticale au-dessus de la tête, en étirant le dos. Maintenez les bras en l’air en expirant, puis inspirez profondément et pivotez le buste, la tête et les épaules vers la gauche: étirez-vous. Puis expirez en revenant au centre, inspirez profondément en pivotant vers la droite: étirez-vous. Puis revenez au centre, expirez et détendez la posture. 

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Pour pratiquer ce mantra correctement, veillez à bien expirer le h de chaque har (la langue française ne connaît pas ce son) : ainsi, votre nābhī sera impliqué. Mais ne rentrez pas le nombril avec vigueur: il ne s’agit pas d’y ancrer le mantra de force. Au contraire, chantez chaque har de façon qu’il commence au nābhī mais se termine dans le centre du cœur. À la façon de l’italien ou de l’espagnol, roulez les r, la langue contre le palais. Pour ce faire, ne bougez pas la mâchoire pour rapprocher la langue du palais, mais gardez la même ouverture de bouche: c’est la langue qui se soulève pour aller cherche le contact avec le palais. Et, très important, faites suivre le r d’une très légère voyelle (un e ouvert): hare.

Enseignant cette pratique en 1994 à un public anglophone, Yogi Bhajan a fait répéter thou, qui signifie « toi, tu » dans le vocabulaire anglais biblique puis shakespearien. Il me semble que cette méditation gagne en justesse, en pertinence et en universalité en répétant plutôt har.




dimanche 12 janvier 2020

Cinq méditations pour la « période grise »



La Période Grise


Nous sommes actuellement dans la période de transition qui sépare « l'Ère des Poissons », que nous quittons, de celle dite « du Verseau » dans laquelle nous entrons. Les grands changements civilisationnels de ce types s'accompagnent généralement d'une « période grise » (gray period), selon les termes de Yogi Bhajan: une génération de flou, marquée par l'incertitude, le doute, le manque de repères. 

L'angoisse existentielle génère une forme de dépression dite « froide »: on continue de fonctionner sur la base de paramètres que l'on sait, que l'on sent, dépassés. On perçoit l'obsolescence de nos modes de raisonnement et la vanité de nos modes d'action, mais on ne sait pas encore faire autrement. On mesure ce que l'on perd, on perçoit ce qui n'est plus, on se lamente sur la disparition des valeurs qui prévalaient. Mais on manque de l'intuition et de la sensitivité nécessaires pour accueillir le monde nouveau qui prend forme. On s'attache à ce qui meurt, faute de s'identifier à ce qui naît. Selon Yogi Bhajan, cette période d’incertitude devrait durer jusqu'en 2038, avant que l’esprit de discipline et d’intégrité prenne le relai.

Au-delà de l’espoir, ou des discours rassurants ou angoissants sur l’avenir, au-delà des démarches politiques, sociales, économiques et environnementales porteuses d’avenir, la véritable clé de notre avenir est la capacité individuelle et collective à mettre à jour notre conscience pour l’adapter aux paramètres de ce nouvel âge. Et pour cela, nous disposons de l’outil idéal: la méditation.

En septembre 1975, Yogi Bhajan a enseigné une série de cinq méditations pour traverser cette période grise avec grâce et dignité, sans baisser les bras, sans se laisser emporter par les vagues d’angoisse de cette transition, sans perdre le contact avec le soi authentique.

1. Méditation pour un mental serein et des nerfs solides


Cette méditation calme et équilibre le mental, développe la patience, et renforce le système nerveux. Elle est particulièrement recommandée pour se prémunir de l'irrationalité, et pour apprendre à rester calme dans les situations qui nous confrontent.

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Les yeux sont presque fermés.

Pour les hommes: posez la main gauche sur le giron, en buddhi mudra: les bouts du pouce et du petit doigt se touchent, les autres doigts sont tendus. Levez la main droite au niveau de l'oreille, paume vers l'avant, en surya mudra: les bouts du pouce et de l'annulaire se touchent, les autres doigts sont tendus vers le haut. 

Pour les femmes, c'est l'inverse: posez la main droite sur le giron, en buddhi mudra: les bouts du pouce et du petit doigt se touchent, les autres doigts sont tendus. Levez la main gauche au niveau de l'oreille, paume vers l'avant, en surya mudra: les bouts du pouce et de l'annulaire se touchent, les autres doigts sont tendus vers le haut.

Dans tous les cas, faites en sorte que les ongles des doigts ne se touchent pas.

Dans cette posture, respirez longuement et profondément, pendant 11 minutes. Jour après jour, vous pouvez  augmenter le temps de pratique jusqu'à 31 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, puis expirez. Levez les mains au dessus de la tête, doigts écartés, et secouez vigoureusement les bras et les mains pendant au moins une minute. Puis détendez-vous.

2. Méditation pour le confort intérieur et la satisfaction


Cette méditation vous fera vous sentir à l’aise et satisfait. Elle contribue à équilibrer le cerveau en renforçant votre capacité intérieure d'être en permanence en contact avec votre soi supérieur.

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. 

Pour les femmes: connectez le bout du pouce et du majeur de la main gauche, et la bout du pouce et de l’auriculaire de la main droite, sans que les ongles ne se touchent. 

Pour les hommes, c’est l’inverse: connectez le bout du pouce et du majeur de la main droite, et la bout du pouce et de l’auriculaire de la main gauche, sans que les ongles ne se touchent. 

Détendez les épaules, et maintenez les mains devant la poitrine sans la toucher, distantes d’une vingtaine de centimètres, les doigts pointant vers l'avant.

Dans cette posture, détendez les paupières, et fermez les yeux presque complètement. Respirez longuement et profondément, et méditez ainsi pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, serrez les poings des deux mains pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.

3. Khalsa Mūl Mantra 


Pratiquez cette méditation pour recharger votre aura, pour rayonner, pour avoir une mine radieuse et freiner les effets du vieillissement. 

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Posez les mains en giān mudra sur les genoux: les bouts des pouces et des index se touchent; les autres doigts sont tendus, les paumes vers l’avant.

Dans cette posture, chantez le mūl mantra en prolongeant les syllabes longues pour vider les poumons (sauf sur kartā purkh et jap):

inspirez profondément par le nez;

ik ong kār 
inspirez profondément par le nez; 

sat nām 
inspirez profondément par le nez; 

kartā purkh
expirez, puis inspirez profondément par le nez;

nirbhao 
inspirez profondément par le nez;

nirvēr 
inspirez profondément par le nez;

akāl mūrat 
inspirez profondément par le nez;

ajūnī
inspirez profondément par le nez;

sēbhang
inspirez profondément par le nez;

gurprasād 
inspirez profondément par le nez;

jap
expirez, puis inspirez profondément par le nez;

ād sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh, puis inspirez profondément par le nez

jugād sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh,puis inspirez profondément par le nez 

hē bhī sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh, puis inspirez profondément par le nez 

nānak hosī bhī sach
en vidant complètement les poumons sur le son chhh, inspirez profondément par le nez pour recommencer.

Chaque inspiration est complète, et chaque phrase doit utiliser toute la respiration. Les quatre dernières phrases se terminent par le souffle libéré par la bouche sur le son chhh comme le son d'un serpent sifflant. C'est sur cette précision que reposent les effets de cette méditation.

Continuez ainsi pendant un minimum de 11 minutes. Puis, jour après jour, augmentez le temps de pratique jusqu'à 31 minutes.

Avec suffisamment d'expérience, vous pourrez même aller jusqu'à 11 cycles entiers (soit un temps de pratique entre 45 minutes et une heure).

Pour terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.

Pour extraire les effets de cette méditation et en profiter au mieux, pratiquez quotidiennement pendant 40 jours. 

4. Méditation pour la vivacité d’esprit


Confrontés à des circonstances inhabituelles, anormales ou que nous ne comprenons pas, notre réaction est souvent la même: stress, peur, panique, confusion, repli sur soi, agressivité… Mais nous pouvons répondre plutôt que réagir: cette méditation aide à développer l’attitude, la présence et les réponses adaptées à de telles circonstances, en neutralisant la partie centrale du cerveau et stimulant notre vivacité d’esprit. 

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. Amenez la main gauche devant le haut de la poitrine, sans la toucher, la paume bien plate, tournée vers le côté. Faites « marcher » l'index et le majeur de la main droite: remonter le long de l’axe central de la paume gauche, entre le centre de la main jusqu'au bout du majeur et de l'annulaire, et puis descendez à reculons.

Détendez les paupières, et fermez les yeux presque complètement, et continuez ainsi, lentement et avec une forte pression sur la paume. Traversez la gêne, voire la douleur, ainsi occasionnée. Continuez pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.

5. Méditation à faire quand rien d'autre ne fonctionne


Quand vous êtes à bout de nerfs, au bout du rouleau; quand vous ne savez pas quoi faire, quand rien d'autre ne fonctionne… cette méditation est efficace! 

Asseyez-vous en posture confortable, les jambes croisées. Étirez la colonne vertébrale, maintenez le dos droit, et rentrez légèrement le menton. 

Entrelacez les doigts en arrière. Détendez les épaules, placez ce mudra à la hauteur de centre de la poitrine sans la toucher, les paumes vers le haut, les doigts tendus, les pouces tendus vers l’avant.

Dans cette posture, détendez les paupières, et fermez les yeux presque complètement. Chantez le Gurū Gaitri Mantra:

gobinde mukande udāre apāre 
harīang karīang nrināme akāme

« qui soutient, qui libère, qui nourrit, infini, 
destructeur, créateur, sans nom, sans désir »

Chantez le plus vite possible, jusqu'à ce que les mots soient à peine discernables. Laissez votre chant se transformer en un flux sonore continu.

Commencez par 11 minutes. Puis, jour après jour, augmentez le temps de pratique jusqu'à un maximum de 31 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément, suspendez le souffle pendant quelques secondes, puis expirez et détendez la posture.



mardi 8 janvier 2019

Méditation pour la relaxation et la joie

Le Mental Positif


Le Mental Positif sert à affirmer notre propre valeur, notre propre appréciation, notre respect de soi. Employez-le à présumer du meilleur, même dans le pire des scénarios.
Shiv Charan Singh

C’est le mental positif qui nous permet de faire l’expérience de la joie, de l’enthousiasme et de la créativité. Utilisé à bon escient, il perçoit dans chaque opportunité l’occasion de développer votre potentiel. Tel un fidèle assistant dans l’élaboration d’un projet, il calcule, organise et planifie. C’est aussi le mental positif qui vous dit « oui, c’est possible ! Allons-y ! Tiens-bon ! » lorsque d’autres voix en vous, ou dans votre environnement (votre entourage ou la société dans laquelle vous vivez, par exemple), vous suggèrent de baisser les bras.

La pratique de cette méditation stimule le mental positif, qui est la fonction psychique de l’enthousiasme, de l’expression de la créativité et de la capacité à passer efficacement à l’action. C’est aussi la partie du mental qui ressent la joie et l’exprime. Cette méditation vous aidera à développer la conscience du sens de vos actions : travaillez-vous pour satisfaire votre égo, ou pour répondre à l’appel de votre soi intérieur, de votre âme ?

Yogi Bhajan, lorsqu'il a enseigné cette méditation le 19 février 1979, a précisé qu'elle peut avoir pour effet de vous faire légèrement « planer ». Alors assurez-vous de la pratiquer lorsque vous n’avez pas besoin de faire quoique ce soit de trop important dans les deux heures qui suivent.

Comment pratiquer



Asseyez-vous en posture confortable : les jambes croisées le dos droit, le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. 

Amenez les mains devant le centre de la poitrine. Dans votre main gauche, placez le bout du pouce sur la base de l’auriculaire, et formez le poing autour du pouce. Puis entourez le poing gauche avec les doigts de la main droite, le bout du pouce droit sur la base du pouce gauche. Maintenez ce mudra à une vingtaine de centimètre du centre du cœur (le milieu de la poitrine), mais détendez les épaules ; les coudes sont éloignés de la cage thoracique sans pour autant être à l’horizontale. 

Fermez les yeux presque complètement, et concentrez votre regard sur le bout du nez. 

Dans cette posture, chantez huit fois sur une expiration le mantra harī har

harī har | harī har | harī har | harī har
harī har | harī har | harī har | harī har

Chantez rythmiquement et sur un ton monocorde. À chaque répétition de harī et de har, rentrez légèrement le nombril vers l’intérieur. Continuez pendant 11 minutes. Avec de l’habitude, vous pourrez augmentez votre temps de pratique jusqu’à 21 minutes, puis 31 minutes, voire 62 minutes.


jeudi 5 octobre 2017

L’interview du mois: Satwant Kaur


Enseignante et formatrice de Kundalini Yoga originaire du Canada, Satwant Kaur est aussi musicienne. Son premier album de mantras et de chants sacrés, Path of Love, vient de paraître (disponible sur satnam.eu). L’occasion de lui poser quelques questions…

Comment as-tu découvert le Kundalini Yoga?

Mon premier contact avec Yogi Bhajan était… sur une boîte de Yogi Tea. Je me souviens d’avoir dit à une amie : « Je me demande si c’est un ‘vrai’ yogi ». Eh bien, un an plus tard, j’étais assise devant lui pour méditer!

En fait, j’avais déjà pratiqué le Hatha Yoga, et je voulais continuer quand j’ai dû déménager à Vancouver pour commencer ma maîtrise universitaire. Mais il y avait tant de différents styles de yoga! J’étais un peu dépassée… J’ai laissé tomber l’idée et me suis mise à mes études. Deux ans plus tard, je traversais un moment difficile dans ma vie, et pour la première fois j’ai ‘aperçu’ un centre de yoga à deux rues de chez moi. La femme de l’accueil était chaleureuse et radieuse (et surtout : les gens qui sortaient du cours étaient habillés ‘normalement’, et pas en Lycra !) … j’ai commencé les cours sur le champ, et je me suis sentie chez moi dès le début. 

Qu’est-ce que cette pratique t’apporte et que tu veux transmettre aux autres ?

Que, d’une façon très réelle et pratique, ces enseignements sont un chemin de l’amour… d’où le titre de mon album (Path of Love: « Chemin d’Amour »). Plus je suis dans mon « Sat Nām », plus je suis dans l’espace de l’amour. Et que cela n’est pas unique à notre tradition : c’est l’essence de toute tradition spirituelle. Yogi Bhajan nous dit : « là où il y a de l’amour, il n’y a plus de question ». L’amour c’est un « savoir » au-delà du mental, de ses questions et de ses explications. Et l’expérience de cela est Wāhegurū. Plus ces enseignements atterrissent dans mon cœur, plus je reconnais que c’est très simple.


Path of Love, ton premier album de mantras et de chants sacrés, vient de paraître. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ton expérience d’un tel processus de création?

Je suis très contente d’avoir attendu le bon moment – le moment où je me sentais vraiment mûre pour ce projet. Cela fait des années que les gens me demandent quand est-ce que j’allais enregistrer un album… mais il fallait que la musique, et que mon cœur, soient prêts. Le moment venu, quoique ce fût un énorme travail, très intense, il y avait en même temps un flux. Ensuite c’était une grande joie de créer avec des musiciens doués. J’ai beaucoup appris dans un temps très court ; on a fait le projet en moins de cinq mois. Maintenant, je ressens profondément que je suis au service de cette musique – les mots ne sont pas les miens, et je ne comprends pas tout à fait d’où viennent les mélodies – mais c’est au-delà de moi. Je sers la musique pour la livrer à ceux qui en ont besoin. 

Entre Orient et Occident, quelles sont tes influences musicales?

C’est surtout la musique folklorique qui me parle– peu importe les origines. La simplicité, les mélodies qui viennent du cœur et qui sont accessibles, facile à apprendre et à s’en souvenir. J’ai grandi en écoutant Pete Seeger et Woody Guthrie, qui sont parmi mes héros en musique ! Et j’ai l’influence de plusieurs artistes canadiennes : Joni Mitchell, Sarah McLachlan... 


Selon ton expérience, en quoi la musique et le chant contribuent-ils à l’expérience du Yoga?

Yogi Bhajan dit que le yoga sans mantra n’est pas le yoga. Et cela me parle beaucoup ; selon ma propre expérience, c’était le son et le mantra qui m’ont prise dès le début – qui ont bouleversé ou bien balayé tout ce que je pensais savoir (je venais de faire six ans d’études en linguistique et sciences !) et qui m’ont ouvert à mon identité réelle : Sat Nām. J’ai un mental assez actif – j’avais vraiment eu besoin de mantras pour le diriger lors de ma pratique. Et j’aime chanter. Le chant m’ouvre le cœur – et me fait me souvenir que je suis plus que mon mental. 

Au début, j’avais souvent l’expérience qu’un mantra me prenait – « habitait » mon mental – jusqu’à temps que je le connaisse par cœur et le comprenne dans mon cœur. 

C’est rare de rencontrer une Canadienne francophone qui n’est pas Québécoise ! Toulouse, Marseille, Lyon, Casablanca : tu es de plus en plus sollicitée pour intervenir en français dans le cadre de formations d’enseignants. Est-ce facile de transmettre cet enseignement en français lorsqu’on l’a reçu en anglais ?

Il y a des communautés francophones partout au Canada, pas seulement au Québec ! Et puisqu’on avait la parenté francophone (mes grands-parents maternels étaient Bretons) – ma sœur et moi avons eu la chance d’aller à une école franco-canadienne. J’ai fait toutes mes études en français – même une partie de l’université. Au Canada, c’est un grand avantage d’être bilingue – il faut l’être pour travailler pour le gouvernement, par exemple. 

J’ai un énorme respect pour tout enseignant qui enseigne dans une autre langue que l’anglais. Il y a surtout plus de préparation – faire des traductions, trouver des matériaux qui existent déjà. Je suis très reconnaissante aux générations d’enseignants qui sont venus avant nous, et qui ont fait une grande partie de ce travail. J’apprécie que le fait de traduire me fasse réfléchir profondément pour vraiment comprendre l’essence des mots de Yogi Bhajan – donc c’est un travail particulièrement gratifiant. 

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Satwant Kaur en concert à Toulouse
vendredi 20 octobre à 19h30
au centre Dharamsal
10€ - gratuit pour les enfants
info@dharamsal.fr - 06 03 60 80 83
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Quelques extraits de Path of Love:

jeudi 11 mai 2017

Mundavani Kriya: méditation pour éliminer les obstacles

 « Lorsque votre travail n’a pas d’effet, lorsque vous êtes bloqués, chantez ce mantra. Alors non seulement les choses bougeront, mais elles bougeront vers l’Infini. C’est un levier ; de tous les mantras, c’est le plus puissant des leviers. » Yogi Bhajan
Voici une méditation très spéciale, particulièrement sophistiquée. Yogi Bhajan l’a enseignée pour que nous connaissions notre cœur, pour que nous en cultivions les qualités et pour qu’il soit à l’origine de nos actions. Nous avons besoin de la clarté du cœur pour marcher sur le chemin de l’esprit et nous accomplir dans l’expérience humaine. Chacun-e de nous aspire à l’Infini. Et il faut donner toute sa place à ce désir profond, afin qu’avec la force de notre système nerveux et l’intensité de l’esprit, on parvienne à traverser les obstacles qui se présentent sur le chemin.

Ce mudra et ce mantra ainsi combinés dans cette méditation génèrent un état de calme intérieur. On devient réceptif au chemin de notre destinée, et l’on apprend à percevoir et à reconnaître la réalité à partir du cœur et non de l’intellect. On y invite l’Infini pour qu’il nous guider à chaque instant. On apprend à agir à partir du cœur, avec engagement et courage.

Pratiquer Mundavani Kriya

Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos droit et le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. 

Levez les mains au niveau de la gorge, les bras parallèles au sol, les paumes vers le bas, la main droite sur la main gauche. Tendez le pouce gauche vers la gorge, et placez le pouce droit au milieu de la paume gauche. Pincez fermement la paume gauche entre le pouce et la paume droite, et maintenez la pression au centre de la paume gauche : c’est là la clé de cette méditation. Maintenez ce mudra au niveau de la gorge, à une vingtaine de centimètres du corps, et ne bougez pas. Fermez les yeux.

Dans cette posture, chantez le mantra:

ād sach jugād sach
hē bhe sach nānak hosī bhe sach

Chantez tout le mantra sur une expiration, sans reprendre votre souffle, sur un ton monocorde, pendant 31 minutes

Le mudra

Le mudra de cette méditation presse le centre de la paume. Dans le système ayurvédique des points marma, ce point est appelé Tala Hridaya, « le Cœur dans la Paume ». On le stimule pour développer la sensitivité du cœur et en stabiliser la conscience bousculée par les mouvements émotionnels intérieurs et extérieurs. C’est pourquoi on parle de Tala Hridaya comme du « protecteur du Cœur. » Quant au pouce gauche, il est tendu vers la gorge, ce qui nous rend réceptif au pouvoir projectif de chaque mot, de chaque syllabe et de la vibration sonore. Maintenir le mudra au niveau de la gorge et garder les bras parallèles au sol encouragent également à soulever légèrement la poitrine et le cœur.

Le mantra

Baba Sri Chand ji
Ce mantra est très proche du mangal charan du Mul Mantra de Gurū Nānak: ād sach jugād sach, hē bhī sach nānak hosī bhī sach. Mais au lieu de bhī, on chante bhe (avec un son é court et fermé, qui tire vers le i) ; en voici la raison :

Lors de la composition du chant Sukhmanī Sāhib entre 1602 et 1603, Gurū Arjan, 5e Gurū des Sikhs, s’interrompit à la fin de la 16e partie. Il s’adressa à Baba Sri Chand, maitre yogi et fils de Gurū Nānak, lui demandant quelle devrait être la suite. Baba Sri Chand suggéra au Gurū de se référer à la bānī de son père, avec cette légère variation, pour que le reste de l’œuvre se déploie d’elle-même.

C’est ainsi que ces deux lignes commencent le 17e passage de ce superbe poème mystique qu’est Sukhmanī Sāhib. On l’utilise depuis lors en tant que mantra pour débloquer toute situation figée, en permettant à ce qui veut être, et qui existe déjà en essence, de se déployer.


jeudi 14 avril 2016

Commentaires sur la méditation du Bouddha Souriant


Le mantra SA TA NA MA 

Le mantra SA TA NA MA est une expression vibratoire de la séquence de nombres 4/6 3/7 2/8 1/9 (4321 et 6789) telle qu’on l’étudie en Karam Kriya.

Lors du stage sur les nombres 4 et 6 le 20 mars dernier, nous avons travaillé à des expressions de cette séquence :
  • 4/6 : je ressens que ; je suis conscient de ; je m’engage envers ; je perçois que ; je réalise que ; la vérité, pour moi, c’est que ; je sers ceci :
  • 3/7 et 2/8 : au-delà de l’espace et du temps ; à travers mes armures et mes blessures ; malgré le bruit et l’agitation ; au-delà de mes espoirs et de mes résistances; au-delà des mes tentatives et de mes limites ; malgré mes distractions et mes souffrances ; au-delà des pour et des contre ; dans les bons et les mauvais moments ; au-delà des louanges et des calomnies ; dans le meilleur comme dans le pire ; à travers les karma et les drames..
  • 1/9 : je suis ; j’existe ; je suis la lumière de l’âme ; j’existe en tant qu’essence divine ; le Cosmos vibre en moi ; la paix demeure en moi ; je suis un-e avec l’Univers ; tout est parfait…


Comment Siddharta devint Bouddha

Une très belle expression de ces séquences se trouve dans la façon dont on raconte que Siddharta devint Bouddha.
4/6 - il s’assied sous l’arbre pipal, et fait voeu de ne pas bouger avant d’avoir atteint la Vérité.
4/6 = engagement inconditionnel envers la vérité, immobilité méditative (attitude), présence
3/7 - Māra, démon de la mort, veut qu’il échoue. Il lui envoie donc ses trois ravissantes filles pour le distraire de sa méditation.
3/7 = divertissement, fascination (très lié au sens de la vue), compensation/déguisement de la négativité (Māra) en quelque chose de positif et d'attrayant (ses trois filles), mensonge du mental positif qui maquille la négativité avec de belles couleurs.
Mais Siddharta demeure en méditation.
2/8 - Constatant son échec, Māra lance contre lui des hordes de démons. Nouvel échec : Siddharta demeure en méditation. Mais Māra refuse d’admettre sa défaite.
2/8 = le mental négatif/subconscient décharge sa négativité (les démons). Plus de jeunes filles fascinantes, mais plutôt la vraie nature de Māra : les passions, les désirs, les attachements, la Mort, l’anéantissement (2/8).
1/9 : Siddharta prend alors la Terre à témoin en touchant le sol du bout des doigts. Il a atteint le but ultime de l’existence, le trésor de l’éveil permanent, la compréhension de la nature fondamentale de toute chose.
1/9 = le sol ; le but ; “the point of life is to be a point” (Shiv Charan Singh), le trésor final, "ça".

Maintenir la neutralité et le non-attachement

Comme l’illustre cette histoire de Bouddha, dans les séquences 4321 et 6789, on ne quitte pas 4/6 pour aller à 3/7 et ainsi de suite. Au contraire, on demeure dans 4/6 (sa méditation, son engagement, sa présence, sa respiration consciente), et on laisse venir à soi 3/7, puis 2/8, et enfin 1/9. C'est là la vraie neutralité, le non-attachement, la non-identification du yogi. Siddharta demeure ferme dans son engagement et son attitude méditative. Et il laisse venir à soi aussi bien la fascination que la négativité, et se laisse traverser par elles sans jamais perdre le sens de sa propre présence. C’est ainsi qu'il se rend disponible pour que son but vienne à lui, plutôt que ce soit lui qui se perde en essayant de l’atteindre. La méditation du Bouddha Souriant et le mantra SA TA NA MA sont une opportunité de cheminer sur cette séquence et de la vivre très consciemment.

À l’image du Bouddha, il nous faut rester ferme dans notre méditation. Car dès lors que notre subconscient se nettoie, on est d’abord sollicité par mille pensées, aussi imagées, colorées et mouvantes que les filles de Māra. Certaines de ces pensées sont même en apparence d’excellentes idées, que l’on voudrait noter de suite, ou dont on aimerait suivre le développement! C’est ainsi que l’on quitte sa méditation, et que l’on se remet à réfléchir.

Mais, si l’on maintient la neutralité et le non-attachement, le masque tombe, et l’on est en prise plus directe avec la négativité: douleurs, mouvement émotionnels divers, émotions négatives («pff… quand est-ce qu’elle se termine, cette fichue méditation?!?»). Mais une autre de ces expressions peut aussi être une sensation d’Infini qui peut nous faire croire que le but est atteint. On prend alors le risque de s’attacher à la sensation, et cela même suffit à briser notre résolution méditative.

Mais si l’on passe outre, on peut faire l’expérience d’une paix véritable, d’un samadhi profond et heureux. C'est ce que dit le sourire apaisé, tranquille, du sage. Puisse votre méditation faire de vous un tel Bouddha souriant!

Méditation et concentration

Ce qui ressort aussi de l’histoire du Bouddha, c’est qu’il peut maintenir son attention méditative car celle-ci est attachée à un but précis : il s’engage envers quelque chose, il médite sur quelque chose, il est concentré sur quelque chose. Ainsi, car il la maintient fermement ancrée, sa conscience peut s’élever. De même qu’un cerf-volant peut voler car un fil, traversant les vents et les courants, le maintient fermement à un point fixe au sol. Sinon le cerf-volant aurait vite fait d’être pris dans les vents. Et après peut-être une brève et fascinante expérience de vol qui n’aurait que l’apparence de la liberté, il serait pris dans les courants chaotiques et finirait par s’effondrer.

C’est pourquoi la conscience appliquée est la conscience de quelque chose : de son identité spirituelle, de son âme, du Nām qui vibre en soi, etc. On parle alors de « conscience spirituelle ».

C’est aussi pourquoi une pratique et une discipline méditative seront d’autant plus efficaces qu’elles ont un but, qu’elles sont faites dans une intention particulière. Yogi Bhajan ne s’y est pas trompé en nommant chaque méditation et en explicitant le but de chacune d’elles.

On peut aussi appliquer cela au temps de méditation lui-même : lorsque vous méditez, restez concentrés. Rien d’autre que l’asana, le mudra, le pranayama, le mantra, la drishti (concentration du regard)… rien d’autre !

Et puis on peut l’appliquer à l’existence elle-même : une vie aura d’autant plus de sens qu’elle se concentre sur un objectif identifié, simple (même s’il est audacieux !), unifié… Cela rendre plus facile la traversée des distractions, des vagues, des mouvements, des karma et des drames… Concentrer sans contracter ; concentrer pour cristalliser.


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- Yogi Bhajan (July 16, 1992)

dimanche 13 mars 2016

Kriya du Bouddha Souriant


L’histoire raconte qu’après quarante jours de jeûne et d’ascèse méditative, Siddhartha était en bien piteux état, quasiment mort de faim et incapable de se déplacer. Le trouvant ainsi, un saint yogi prit soin de lui et le remit sur pied. Et quand enfin Siddhartha se remit à sourire, le yogi lui enseigna cette méditation. Puis, comme on le sait, Siddhartha trouva l’illumination permanente sous l’arbre bodhi, et devint le Bouddha. Il est dit que Jésus aussi apprit ce mudra lors de ses voyages. Bouddha, Jésus… si vous vous sentez inspirés par des êtres d’un tel calibre et d’une telle lumière, alors suivez leur exemple : pratiquez ce qu’ils pratiquaient, et vous atteindrez leur état de conscience.
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Cette posture ouvre le flux d’énergie du Centre du Cœur. Par une pratique régulière et consciente de ce kriya exceptionnel, maîtrisez la subtilité de sa technologie et faites l’expérience de sukha,  l’état de bonheur et de paix intérieure qu’elle apporte. Puis sentez-vous inspirés à enseigner cette méditation autour de vous, afin de contribuer à ce que la beauté, la paix et le bonheur se manifestent en tout et en tous.
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Assis en posture confortable, les jambes croisées, le dos bien droit, le menton légèrement rentré pour aligner la nuque. Dans cette posture, repliez l’annulaire et l’auriculaire de chaque main, et maintenez-les ainsi avec le pouce. L’index et le majeur sont joints et tendus vers le haut.

Les coudes contre la cage thoracique, les paumes tournées vers l’avant, penchez légèrement les bras de vers l’avant (30 degrés). Afin de bien ouvrir la poitrine et de présenter le centre du cœur, tirez les épaules vers le bas et vers l’arrière, et  rapprochez les omoplates.

Fermez les yeux et concentrez votre regard sur le point médian des sourcils (appelé aussi « troisième œil ») en chantant mentalement et en silence le mantra suivant:

sa ta na ma

Respirez naturellement, longuement et profondément.

Continuez ainsi pendant 11 minutes.

Pour terminer, inspirez profondément puis expirez ; ouvrez et fermez les poings rapidement plusieurs fois, puis détendez la posture.

Mes recommandations
  • Même silencieusement, chantez fort : faites vibrer le mantra assez fort en vous, afin de stimuler vos systèmes nerveux et glandulaires. 
  • Faites vibrer intérieurement chaque syllabe, selon la séquence suivante (assez classique dans la pratique de ce mantra) :
  • Projetez chaque syllabe à partir du troisième œil, comme une pulsation, un message vers l’Infini. Concentrez votre regard, mais ne contractez pas votre visage.

jeudi 1 octobre 2015

Tap Yog Karam Kriya

Méditation enseignée par Yogi Bhajan le 11 octobre 1976

« Il n’y pas besoin de beaucoup de postures du Poirier, la tête en bas, les jambes en l’air, de s’entrainer pendant 25 ans avant d’y parvenir, etc. Non ! Non, pas besoin de cela. Le bon mot au bon moment suffit : précisément quand le corps, le mental et l’âme appartiennent à l’Infini. C’est pourquoi on appelle ce très précieux kriya Tap Yog Karam Kriya. Tapa désigne l’essence de l’esprit du Soi, le feu de l’esprit. Il a l’air un peu difficile, mais si vous le pratiquez dans la bonne direction, si vous le faites de la bonne façon pendant le temps adéquat, vous serez surpris. Il renforcera votre volonté d’une telle façon, il vous donnera une telle compréhension de votre personnalité, que vous aimerez vraiment pratiquer japa de cette façon. » Yogi Bhajan 

Comment pratiquer cette méditation ?
Assis en posture confortable, les jambes croisées et le dos droit, rentrez légèrement le menton pour allonger la nuque.

Dans cette posture, tendez les bras devant vous ; maintenez-les parallèles au sol. Joignez les poignets, et ouvrez largement les mains, les paumes vers l’avant, les doigts pointant vers les côtés. Les yeux presque fermés, concentrez votre regard sur le bout du nez, mais sans contraction. Commencez à chanter rythmiquement, de façon monotone, sur une expiration, sans reprendre votre souffle, le mantra suivant :

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